KO technique ou un peu de mieux ? | La casa de papel partie 4

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler de la quatrième partie de la casa de papel que j’ai regardé vers les débuts du récent confinement. Il est temps de revenir une nouvelle fois sur cette série qu’il est compliqué d’aimer tant elle est jugée « surcotée ». J’ai vraiment hâte d’écrire un article sur pourquoi ce terme et quelques autres sont parfaitement ridicules, inutiles et presque terribles. En attendant, je vous repartage mon avis sur la partie 3 qui est, d’aussi loin que je me souvienne, la pire note du blog car j’avais été terriblement déçu par la non avancée totale de ses situations. Bref, si on parlait de la partie 4 plutôt. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Précédente partie.


La casa de papel partie 4
03/04/2020
8 épisodes
45 minutes
Álex Pina

Le Professeur pense que Lisbonne a été exécutée, Rio et Tokyo ont fait sauter un char d’assaut et Nairobi est entre la vie et la mort. La bande traverse l’une de ses périodes les plus difficiles, et la découverte d’un ennemi au sein de ses rangs mettra le casse en péril.

Synopsis

Mon avis : Bon la série suivant un ordre chronologique dans ces actions et ne créant que deux ou trois situations en même temps, il serait tentant de juste faire un épisode par épisode comme je l’ai fait récemment avec mon article sur la partie deux de la saison une de Désenchantée. Mais ici, je ne vais que soulever quelques points par-ci par-là et dire si je les ai aimé ou non.

Marseille

Je regrettais le fait qu’il n’apparaisse que deux fois pour pas grand chose dans la partie 3. Me voilà un peu plus convaincu par le personnage. J’étais content qu’il s’ouvre au professeur dans le premier épisode pour le calmer. Puis même s’il s’efface assez rapidement, j’ai trouvé très agréable son rôle de soutien proche du professeur tout du long. Je suis ainsi très heureux d’avoir découvert ce personnage un peu secret mais arrivant à garder la tête froide et un peu d’humour pour être le pilier essentiel à la tête du groupe. On a donc un bon point.

Flashbacks

Au secours ! Ils avaient déjà fait ça avec la partie 3 et c’est encore pire ici. Mais je trouve que profiter du moindre mot des personnages pour lancer un flashback casse totalement le rythme. D’autant plus que ceux-ci ne servent que pour créer artificiellement des liens entre les différents braqueurs pour nous impliquer plus. Ils auraient fait ça dans le cours normal des choses, ça serait bien mieux passé je pense. Donc clairement un point à améliorer.

Arturo

Arturo est détesté par nombre de personnes du public pourtant je le défendais pour sa volonté infinie de se mettre en avant alors qu’il n’en a pas du tout l’étoffe. Ici, je l’apprécie bien en tant que chef de la révolte des otages même s’il ne se met au premier plan que pour se faire mousser et qu’il n’assume rien. J’apprécie également sa façon de mettre un bon coup dans le couple que forment Denver et Stockolm. Par contre, rien ne justifie qu’il essaye et arrive à violer d’autres otages. Je suis donc très déçu de voir un personnage que j’apprécie être forcé à faire ça par les scénaristes.

Berlin

Bon, pas la peine de s’attarder là-dessus. C’est un personnage qui a fait son temps et qui était très reussis dans les premières parties et qui a trouvé un remplaçant à sa hauteur. Mais non, il faut le faire revenir dans les flashbacks pour absolument tout justifier. C’est trop ! Rien que la scène où il plante les couilles de quelqu’un avec une fourchette me suffit pour comprendre le peu d’utilité de son apparition dans ces dernières parties. Ah si, j’ai bien apprécié l’assurance qu’il a quand il vient tester la sécurité de la banque et qu’il se confronte à Gandia.

Nairobi

Voilà enfin le deuxième point que je peux classer dans les positifs. J’ai bien apprécié les questionnements qu’elle a permis de poser. En effet, comme elle est quelque peu en danger au départ, l’équipe se demande s’il faudrait pas abandonner un peu de terrain aux policiers pour qu’elle s’en sorte. Toute sa convalescence a permis des beaux moments d’humanité et cette camaraderie était une belle réussite. En plus de ça, j’ai bien apprécié son ouverture nouvelle au fait d’accepter une famille et des proches, alors que ce n’était pas gagné. Par contre, les retournements finaux perdent un peu en impact quand on vient à peine de la voir s’en sortir. Un manque à gagner, tout ça pour le grand spectacle mais bon. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle oublie de faire de beaux speechs bien motivant.

Palerme

Oh que voilà mon plus gros point positif. J’adore ce personnage et son traitement. C’est le chef, il prend des décisions dures et est à l’origine de nombreux conflits, c’est normal. Il se fait mettre au placard car les volontés générales ne collent plus au plan. Il se venge de manière très très stupide je l’accorde et libère Gandia. Certes, ce mouvement ne va pas aider ceux qui ne l’appréciait pas mais après ça, il doute, il regrette, il agit, il est humain quoi. Bref, voilà le signe successeur de Berlin dans les points positifs de cette série.

Tokyo

Aïe, pourquoi tient t-elle le rôle principal, pourquoi ? C’est insupportable de voir un personnage n’agissant que sur ses sentiments directs sans prendre conscience de ce qu’elle fait une seconde. Dire qu’elle devient le chef et que c’est elle qui confronte Gandia dans son bunker. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas trouver ça ridicule d’ailleurs. C’est quand même dommage pour moi, qu’un des plus gros boulets de la série soit son personnage central. En plus, elle est vraiment ingrate et immonde avec Rio.

Rio

Autant j’avais un peu de mal avec lui jusqu’à là, autant je commence à l’apprécier. C’est terrible ce qu’il lui est arrivé et je comprends totalement qu’il soit faible, qu’il ne fasse plus confiance, qu’il fasse des erreurs. Alors voir Tokyo et Denver lui reprocher des choses m’a donné envie de le soutenir à fond dans sa reconstruction avec Stockolm. Entre son histoire et celle de Nairobi, voilà deux points qui aident bien la bande.

Raquel

Euh…. Au secours ! Elle est tellement insipide. Genre elle est en situation d’interrogatoire pendant une grosse partie de la saison et est le but de cette partie. Et pourtant, pas une seule fois elle ne m’aura fait ressentir quelque chose. Bon, elle n’est pas aidé par son interlocuteur sur qui on va revenir. Par contre, lors du plan final qui est génial et sur lequel on va revenir, elle tient un beau rôle par son monologue. Cependant, s’agissant plus d’actes liés au prochain point qu’à elle-même, voilà donc un point négatif.

Le professeur

Parfait ! Les deux profs ont été très réussis. J’ai adoré quand il eait tout perdu en pensant avoir trouvé son amour et en enchaînant les mauvaises nouvelles. D’autant plus avec deux femmes enceinte de lui dans les parages. Et lors du gros déclic provoqué par Nairobi, il nous livre une contre attaque de toute beauté où il arrive à sauver Raquel et à la mettre à l’abri. Gros point positif ici.

Les antagonistes

On parlait d’insipidité tout à l’heure avec Raquel et on y retourne avec les antagonistes de la série. C’est sans doute une caractéristique particulière de la police. Entre Sierra qui est une horreur à suivre car n’est jamais caractérisée et qui est forte sans justification. On le remarque à la dernière scène où elle est en vraie position de force pour absolument zero raisons. Le reste de la police ne serait pas là que ça ne changerait rien. Reste donc Gandia qui représente un sacré obstacle mais qui n’a aucunement l’occasion de briller vu le raté total des scènes de fusillades.

Les autres

J’ai donc parlé de tout ceux sur qui j’avais quelque chose à dire. Désolé Denver et Stockolm qui n’existe que pour créer des fausses tensions inutiles entre eux quant au traitement de Rio. Désolé Bogota et Helsinki qui, bien que touché par Nairobi, sont trop en retrait.

Des bonnes idées

Bon, au vu de ce que j’ai dis sur les personnages, malgré comme fulgurances, on ne semble pas partir vers du mieux par rapport à la partie 3. Et pourtant, il y a eu suffisamment de bonnes idées pour que je le classe bien au dessus. J’ai bien aimé la construction du récit deux fois. Une fois, quand on remontait dans le temps de cinq minutes avec chacun des groupes des braqueurs pour découvrir lesquels ont subi une explosion. Egalement, j’ai bien apprécié le fait de voir Gandia etre sur le point de s’enfuir dans l’épisode sept et de comprendre tous les tenants et aboutissants à la fin de l’épisode 8 d’une heure. J’ai également bien apprécié le plan concocté par le professeur quant à l’utilisation de leurs images pour mettre à mal la police et quant à la libération de Raquel.

Une pelletée de défauts

Et même si j’y ai vu beaucoup de défauts, cette saison reste au moins deux fois meilleure que la précédente puisque, pour beaucoup d’entre eux, ils sont communs. Par exemple, les grosse coïncidences qui créent de la tension de manière factice. Comme le comportement de personnages qui fait exactement de même. Comme des scènes d’actions sans queue ni tête et pas facilement compréhensible. C’est les classiques donc je ne vais pas m’en plaindre spécialement plus que ça ici.

Conclusion

Enfin on arrive à la fin de cette Komoritique de rentrée après ma petite semaine de pause. J’ai trouvé ça intéressant de commencer par quelque chose que je n’ai pas spécialement apprécié mais qui est infiniment mieux que le segment précédent. Voilà pourquoi, malgré mon intérêt limité, la note est plutôt agréable. Allez, je compte sur vous Palerme, Rio et le professeur pour m’offrir une bonne continuation. Et sur Denver pour être remis en avant correctement. Bref, entre amour et braquage le choix est compliqué, exactement comme entre réussite ou non pour la série.

Note : 3 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. J’espère vraiment que la partie 5 sera la dernière et qu’elle arrivera à continuer à développer correctement ses personnages. Tant pis pour le reste, ce n’est pas grave si le côté surenchère illogique des scènes d’action reste. Je vous donne rendez-vous dans deux jours pour le septième match entre deux œuvres dispos chez Kazé et on va enfin s’attaquer à des shonen plus traditionnels. Merci beaucoup, c’était Komorebi !

7 commentaires

  1. Avec ma femme on a coutume de dire qu’il y a des péripéties un peu trop « pétées » dans cette serie. On aime bien mais sans plus, ça reste très agréable à suivre et haletant, mais c’est souvent un peu gros.

    Pour Arturo, je trouve le personnage très bien écrit dans son côté énorme merde (je ne vois pas d’autre mot) qui veut absolument tirer partie de la situation et même de son côté victime au point où il en devient une enflure totale. Et le coup du viol est pour moi totalement cohérent avec le développement du personnage qui est un pleutre mais qui a pourtant un ego démesuré. Du coup j’ai trouvé que ça sonnait très juste personnellement.

    Pour la mort de Nairobi, je pense vraiment que c’est un coup de scénariste qui veut mettre une scène choc pour gagner des points et qui finit par décider de tuer ce personnage parce que dans ceux qui sont appréciés et dont la mort aurait un impact, ils ne pouvaient pas s’en permettre d’autres, du genre Tokyo ou le Professeur.

    Aimé par 1 personne

    • Je m’en suis surtout rendu compte au moment de la partie 3, je pense que c’est pour ça qu’elle m’a déçu. Et comme je m’y suis habitué, j’ai préféré celle là.

      Arturo, c’est la première fois que je le ressens aussi pathétique alors que c’était bien pour ça que je l’aimais dans les parties précédentes, je ne comprends pas. Mais l’ensemble est logique effectivement.

      Évidemment que le but est de choquer, après l’avoir fait survivre et lui avoir rajouté plus de rêves et d’objectifs. Mais ça ne marche pas sur moi, ça commençait à faire un peu gros pour ne pas finir comme ça.

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