Cinéma #21 – Encanto : La Fantastique Famille Madrigal

Bonjour, bonsoir à tous, c’est Komorebi. J’ai découvert récemment Encanto : La Fantastique Famille Madrigal et j’ai envie d’en parler. N’hésitez pas à passer une petite tête dans les commentaires, qu’importe pourquoi d’ailleurs. Allez, on accélère tout ça et on lance cet article.


Qu’est-ce que c’est ?

Réalisation : Byron Howard, Jared Bush, Charise Castro Smith
Scénario : Jared Bush, Charise Castro Smith
Musique : Chansons : Lin-Manuel Miranda, Compositeur, arrangements et direction : Germaine Franco
Acteurs principaux  : Stephanie Beatriz, John Leguizamo, María Cecilia Botero, Diane Guerrero
Pays de production  : États-Unis
Genre : Animation
Durée : 109 minutes
Sortie : 2021

Encanto, la fantastique famille Madrigal, que je vais simplement appeler Encanto maintenant, est le 60ème long métrage classique d’animation Disney. Encanto est réalisé par Byron Howard, Jared Bush et Charise Castro Smith. Les deux premiers avaient collaboré sur Zootopie. Les réalisateurs ont fait appel à Stephanie Beatriz pour la voix originale de Mirabel. La comédienne est principalement connue pour son personnage de policière au caractère bien trempé et colérique Rosa Diaz dans la série télévisée Brooklyn Nine-Nine. Je me devais de le mentionner tant Brooklyn Nine-Nine est excellent !

Avec plus d’une douzaine de personnages clés dans l’histoire (il s’agit du nombre le plus élevé de toute l’histoire des films d’animation Disney), Lorelay Bove, en charge du développement visuel, a utilisé la couleur pour aider à distinguer les sous-familles au sein de la grande famille élargie. Ainsi, Julieta, Agustín et leurs trois filles sont vêtus dans des tons froids, tandis que Pepa, Félix et leurs trois enfants sont habillés de couleurs plus chaudes.

« Encanto » signifie « charme » ou « enchantement » en espagnol.

Dans un mystérieux endroit niché au cœur des montagnes de Colombie, la fantastique famille Madrigal habite une maison enchantée dans une cité pleine de vie, un endroit merveilleux appelé Encanto. L’Encanto a doté chacun des enfants de la famille d’une faculté magique allant d’une force surhumaine au pouvoir de guérison. Seule Mirabel n’a reçu aucun don particulier. Mais lorsque la magie de l’Encanto se trouve menacée, la seule enfant ordinaire de cette famille extraordinaire va peut-être se révéler leur unique espoir…


Ce que je n’ai pas aimé :

  • Un peu trop simple :

Il n’y a pas vraiment de passages, d’idées ou de réflexions qui m’ont agacé par une quelconque inutilité ou par une maladresse. Et pourtant, même si je retiens quelques éléments du long-métrage comme vous le verrez avec la seconde partie de cet article, j’ai l’impression d’avoir vu un film qui faisait le strict minimum. Je ne dis pas qu’il faut réinventer tous les genres ou avoir une quantité faramineuse d’idées dans chaque plan, évidemment, mais un peu plus de profondeur m’aurait fait du bien par moment je pense. Il y avait moyen d’écrire bien plus avec autant de pouvoirs différents dans une famille. Il y avait moyen d’écrire bien plus sur un membre de la famille qui est rejeté car son pouvoir est jugé comme apportant le malheur. Je pense autant à la justification de pourquoi les gens le détestent qu’à la conclusion et l’explication de son retour. Il y avait moyen de mieux justifier les craintes de certains personnages que j’ai apprécié et dont je ne parlerais qu’en bien par la suite. Il y avait moyen surtout de mieux traiter le côté autoritaire et coinçant de Abuela puisqu’elle pense faire son maximum pour protéger le miracle de la famille. Nous pouvons nous dire qu’il est bizarre d’estimer des points de scénario que j’aurai voulu voir comme un point faible du film mais c’est la première fois depuis longtemps que je passe un aussi bon moment en me disant constamment qu’il était dommage de rester autant à la surface.


Ce que j’ai aimé :

  • Les musiques :

Il est évident que je ne suis pas un grand fan des films qui se reposent trop sur leurs musiques pour faire avancer les choses, quand il ne s’agit pas de comédies musicales évidemment sinon c’est stupide. Car même si cela fonctionne dans le fait de faire évoluer les personnages ou présenter des situations, je préfère très largement que cela se fasse par des dialogues bien écrits ou par des idées visuelles simplement. Et pourtant, Encanto se déroulant en Colombie, la musique et la danse jouent un rôle important pour les personnages. Voilà pourquoi nous avons le droit à six chansons dans le film qui prennent vingt-et-une minutes et trente-trois secondes sur cent neuf minutes, soit un peu plus de 19% du long-métrage. Il y a tout d’abord La Famille Madrigal qui permet bien de montrer la vie dans la maison de la famille principale, d’expliquer qui sont les différents membres, quels sont leurs pouvoirs et de montrer que Mirabel cache un secret. Cependant, je trouve le refrain et le rythme insupportable à la longue avec ces Madrigal répétés à foison et ces quelques notes. A cause de ceci, j’ai vraiment eu peur de n’avoir que des chansons qui prennent trop de place sur le propos et qui fait donc de celle-là celle que j’aime le moins. Ensuite vient J’attends le miracle où Mirabel s’avoue enfin tout le poids qu’elle a sur le cœur vu qu’elle n’arrive pas vraiment à trouver sa place dans sa famille qui est fantastique, bien plus qu’elle. C’est une ballade plutôt triste et j’apprécie bien le rythme donc c’est une belle réussite. La troisième chanson et ma préférée est Sous les apparences puisqu’elle permet d’avoir toutes les fêlures d’un personnage qui est connu pour sa force herculéenne. J’apprécie grandement le paradoxe entre ses capacités, ses actions et sa peur de ne jamais en faire assez. En plus de cela, c’est vraiment celle avec les idées visuelles les plus développées, agréables et réussies. C’est la première, avec les deux prochaines dont j’ai encore des images très claires qui vont avec la musique quand je les réécoute. Oui, car je les réécoute encore toutes. Nous attaquons la deuxième moitié avec Ne parlons pas de Bruno. Je pense que c’est celle que je préfère musicalement vu qu’elle présente le plus de personnages pour la chanter et c’est agréable d’avoir autant de variation. Par contre, c’est dommage qu’elle ne serve qu’à présenter Bruno d’après les yeux de tous les autres personnages et je trouve cela stupide. Ils se plaignent de ses prédictions et donc de lui alors qu’il ne fait que lire l’avenir lui donc il n’y est pour rien. Celle d’après est Que sais-je faire d’autre ?. J’adore donc les chansons du personnage principal et de ses deux sœurs, c’est drôle comme coïncidence. En effet, celle-ci apporte beaucoup à la princesse parfaite, ce qui la rapproche fortement de la troisième chanson mais en le faisant bien différemment aussi puisque la pression ne vient pas d’elle-même mais de l’extérieur. Enfin, il y a Pour la vie que je trouve très maladroite puisqu’elle règle les derniers problèmes avec Abuela et avec Bruno et je trouve cela très bizarre de se débrasser d’éléments aussi importants dans une chanson. D’autant plus que certaines réponses ou certaines tailles de réponses ne correspondent pas du tout à leur importance. Je ne suis pas fan de l’idée d’une chanson finale. Finalement, les trois introspectives sont excellentes. Les autres sont plus aléatoires mais fonctionnent au moins musicalement.

  • La maison :

Le long-métrage est vraiment magnifique et coloré en possédant des décors et des idées visuelles qui sont un vrai plaisir pour les yeux. Pourtant, ce que je retiens surtout, c’est tout ce qui touche à la maison. C’est vraiment agréable de voir un objet inanimé s’animer partiellement, aider à sa façon les humains qui l’entourent et qui l’habitent. Les idées visuelles fourmillent constamment avec les réveils poussés par les lattes du plancher, à l’instar des chaussures par exemple. Il y a donc une véritable pression et une véritable tristesse quand les choses commencent à partir en vrille et que la maison est la première à en faire les frais. Toutes les qualités visuelles du long-métrage se reflètent donc dans cette maison avec les jeux de couleurs qui rendent la lecture plus simple, les jeux de lumière qui ajoute un peu à la magie et à la joie de vivre ambiante, ou à la morosité quand cela finit par devenir nécessaire, à des mouvements fluides pour aider au quotidien ou vraiment à ne pas se blesser quand c’est nécessaire. Cela me fait penser au « personnage » du véhicule dans En Avant sauf que sa « vie » n’existait que par l’amour que les personnages lui portait. Les moments importants de ses deux personnages inanimés fonctionnent vraiment très bien et je suis content de pouvoir être touché autant par ce qui leur arrive.

  • Le propos de fond :

Malgré le fait qu’il me fasse très fort penser à Coco et que beaucoup d’éléments finissent par être trop simples, j’apprécie quand même le propos de fond du long-métrage. Et ce notamment grâce au personnage principal et ses deux sœurs, m’attirant vers chacune de leur chanson en y réfléchissant d’ailleurs. Les trois ont un propos très intéressant. Il y a celle qui se sent spéciale mais qui n’a aucun moyen de le montrer et qui en souffre car cela ne passe pas par un pouvoir comme le reste de sa famille. Il y a celle qui a une force herculéenne, qui fait constamment pour les autres et qui a quand même peur de ne pas en faire assez juste parce qu’on peut toujours en faire plus. La troisième et derniere se doit de tenir un rôle à cause des attentes de sa famille et met un temps fou pour se rendre compte que ce n’est pas vraiment ce qu’elle souhaite elle. Je trouve que les trois sont très touchantes et c’est donc une belle réussite. Nous avons donc trois histoires liées, auxquelles s’ajoutent celles de Bruno et Abuela et qui sont toutes traitées uniquement car il y a beaucoup de questionnements autour de l’inexistence de pouvoir du personnage principal. Autant cela marche très bien pour les trois filles, autant je trouve que les deux autres vont trop vites alors qu’il s’agit des deux vrais gros problèmes de la famille. Mais on parlait de positif à la base en fait.


Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire. Portez vous bien, faites vous plaisir, à Komorebientôt !

Un commentaire

  1. Je n’ai pas trouvé le film ouf. Il est beau et il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec Coco sur certains points mais la chanson du début m’a achevé d’entrée de jeu… elle est beaucoup trop longue et répétitive ! Il y a d’autres chansons aussi où le débit était trop rapide et où on avait du mal à comprendre ce que les personnages disaient. Et enfin, j’ai le souvenir d’une fin un peu précipité. Du coup c’était sympa mais ça n’avait pas la profondeur et la complexité que d’autres Disney peuvent avoir.

    Aimé par 1 personne

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