Série #13 – Peaky Blinders, saison 2

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Bonjour, bonsoir à tous, c’est Komorebi. J’ai découvert récemment la saison 2 de Peaky Blinders et j’ai envie d’en parler. N’hésitez pas à passer une petite tête dans les commentaires, qu’importe pourquoi d’ailleurs. Allez, on accélère tout ça et on lance cet article.


Qu’est-ce que c’est ?

Genre : Drame historique
Création : Steven Knight
Production : Katie Swinden
Acteurs principaux : Cillian Murphy, Helen McCrory, Paul Anderson, Sophie Rundle
Musique : Red Right Hand de Nick Cave
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two (saisons 1 à 4), BBC One (depuis la saison 5)
Nb. de saisons : 5
Nb. d’épisodes : 30
Durée : 54-65 minutes
Diff. originale : 12 septembre 2013 – en production

⬅️ Saison 1
Saison 3 ➡️

Après avoir pris le contrôle de Birmingham, la famille Shelby, plus puissante que jamais, cherche à étendre son influence. Pour obtenir une place de choix dans les courses hippiques, Tommy Shelby décide de partir à la conquête de Londres, mais Darby Sabini, le chef d’un gang local, ne compte pas laisser son territoire lui échapper, quitte à entrer en conflit ouvert. Pendant ce temps, Polly intensifie ses recherches pour retrouver son fils disparu, tandis que Chester Campbell refait surface pour tendre un piège à Tommy.


Ce que je n’ai pas aimé :

  • Ne pas réusisr à rentrer dedans :

Ah ça c’est sûr que c’est un très gros problème quand je n’arrive pas à rentrer dedans. Alors que la première saison m’avait plutôt bien convaincu et que la forme est toujours aussi excellente, comme nous en reparlerons tout à l’heure, j’ai eu bien du mal à me laisser convaincre par cette saison deux. Bon, ce n’était pas vraiment son fil rouge qui m’avait tenu en haleine dans la saison un donc nous retrouvons totalement le même problème ici étrangement. Et il faut un temps fou pour lancer des intrigues qui me plaisent comme la saison n’a aucunes bases sur lesquelles s’appuyer. Il m’a vraiment fallu deux épisodes et demi pour être content de ce que je regardais, soit 2h30, ce qui commence à faire une durée non négligeable. Et comme pour planter un clou définitif dans mon ennui léger face à la première moitie de la saison, j’ai regardé ces trois premiers épisodes sur au moins quatre jours différents tant je m’endormais à chaque fois. Je ne sais pas comment cela se fait réellement d’ailleurs. Les personnages sont marquants et marqués, on découvre de nouvelles têtes et de nouveaux problèmes, l’imagerie est parfaite mais je trouve ça très très mou et il n’y a pas d’éléments auxquels j’arrive à me raccrocher. Par contre, une fois arrivé dans la salle des enchères pour chevaux au milieu de l’épisode trois, il n’y a plus eu le moindre soucis. Sans doute car les intrigues sont bien plus tangibles à ce moment là. Vous vous souvenez il y a une phrase quand je vous ai dit qu’il n’y avait plus le moindre soucis. Et bien j’ai menti car il y a un deuxième point avec lequel j’ai du mal.

  • Thomas Shelby et ses amourettes :

Et voilà donc le deuxième point qui me pose problème dans cette saison. Il me dérangeait un peu dans la saison précédente mais il ne concernait que deux personnages et était quand même lié au fil rouge. Mais ici, il concerne trois personnages et est bien éloigné du fil rouge. Pourtant ce n’est pas faute de largement préférer la nouvelle pouliche à la dame qui était déjà là. En effet, le côté humain et les intrigues sur les amourettes de Thomas Shelby sont vraiment un énorme pont faible je trouve. Ce qui est d’ailleurs assez drôle car je me plaignais de Ragnar dans Vikings car il n’était justement aucunement humain et donc pas assez nuancé pour être vraiment intéressant. Là ça essaye mais ça ne marche pas du tout. Et c’est particulièrement dommage tant tout le reste de ce que raconte le personnage est vraiment réussi. Je ne met aucunement en doute le jeu de Cillian Murphy, ni celui de Annabelle Wallis ou de Charlotte Riley d’ailleurs, ce n’est pas de leur faute s’ils doivent jouer des amourettes pas passionnantes, et c’est même grâce à leur charisme et à leur jeu que j’arrive à ne pas imploser quand elles sont mises en avant. Ce n’est pas forcément nul non plus mais c’est tellement en dessous du reste que je ne suis pas vraiment pour que ces scènes nous prennent du temps quand nous n’avons que six épisodes devant nous.


Ce que j’ai aimé :

  • Le reste des Peaky Blinders et l’intrigue au final :

Faut pas vouloir baiser les Peaky Blinders ! Car hormis Thomas et son petit soucis d’amourettes, ils sont tous marquants à leur manière. Arthur a complètement perdu son côté humain, part dans tous les vices et dans une violence fascinante. C’est donc un personnage très nuancé et je n’ai aucune idée d’où ils vont aller avec ça et c’est pourquoi ça me plait. Mais je pense que ça n’ira nulle part car ce changement vers le brutal est brutal lui aussi et n’a pas forcément de justification. En tout cas, entre le fait d’être le grand frère et d’être dépassé par Thomas et celui d’avoir voulu se suicider à cause de son père précédemment c’est vraiment le personnage le plus fragile, le plus humain et donc celui que j’apprécie le plus. Mais je maintiens qu’il manque de liant entre les différents états. Il y a ensuite John qui représente le parfait petit gangster alors qu’il est celui qui est le moins à sa place comme on le soulève dans l’épisode six. Il y a Polly qui est bien mise en avant. Elle fonctionne bien car elle est affaiblit par le fait qu’elle retrouve un enfant qu’elle avait dû abandonné il y a bien longtemps et qui veut devenir à nouveau une mère poule. En plus de cela, elle a une belle épreuve mentale à affronter et se relève de bien belle manière plus tard pour avoir une très belle vengeance. Il y a ensuite cet enfant évidemment, Michael qui est joué par le frère de celui qui joue John. Celui-ci m’intéresse car il ramène quelqu’un de tout à fait normal dans le monde des Peaky Blinders et le décalage est plutôt intéressant. J’ai hâte de voir à quel point cela va le faire plonger. Et enfin, nous avons Thomas qui est lié au policier de la saison un, à un italien et son gang, à un juif et son gang. Nous avons des alliances, des trahisons et des rebondissements en tous sens entre ces différentes factions et un match très très nuancé au final. Cela marche très bien dans l’ensemble et permet de beaux moments de tension.

  • La forme toujours impeccable :

Purée de pomme de terre, qu’est-ce que c’est beau et qu’est-ce que j’ai des nombreuses images de la série gravées dans mes pupilles. Si vous avez lu l’article d’hier, que je vous conseille grandement sinon car c’est toujours bien de parler de quelque chose de passable, vous savez que je soulève le fait qu’il n’y ait aucune idée visuelle alors qu’il y aurait largement moyen d’en glisser quelques unes. Et qu’à cause de ça, des scènes au scénario moyen ne peuvent pas nous impacter alors qu’un peu d’image en plus pourrait couvrir quelques failles. Par contre, ce n’est vraiment pas le cas avec cette deuxième saison de Peaky Blinders. L’identité visuelle est tellement là que je pense pouvoir reconnaitre la série sur n’importe quel passage. Les scènes de combats sont tout aussi horribles et fades que dans l’article d’hier mais tout le reste est sublime. Il y a un vrai travail sur la lumière, sur les décors, sur les costumes, sur les plans de caméra et sur tout ce qui est mémorable dans les images qui bougent. Peut-être que les acteurs sont plein de charisme mais évidemment qu’ils sont bien aidés par la mise en avant magnifique que l’image permet dans cette série. Il y a même quelques plans qui changent un peu la forme avec des plans très très serrés qui racontent beaucoup sur la détresse des personnages ou alors des plans avec tout au ralenti sauf un élément pour montrer une perception troublée de l’environnement. Je ne suis pas vraiment du genre à m’arrêter sur les images mais quand c’est très laid comme dans Wonder Woman 1984, très plat comme dans Spiderman No Way Home ou très beau comme dans Peaky Blinders, j’arrive même à le soulever.


2 points positifs sur 4, soit :

10/20


Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire. Portez vous bien, faites vous plaisir, à Komorebientôt !

3 commentaires

  1. Le personnage d’Arthur est violent par ce qu’il a vu à la guerre. Le traumatisme est plus que vivant chez lui. Aujourd’hui on parlerait de syndrome post-traumatique mais à l’époque… C’est un être totalement dévasté et son environnement n’aide pas vraiment.
    Pour Thomas, c’est la même chose mais il le traduit différemment. Il n’en demeure pas moins une personne totalement meurtrie par ce qu’il a vécu.
    Moi ce que j’ai adoré c’est justement de parler de cela.
    La première guerre mondiale vue par ceux qu’ils l’ont fait et surtout comment ils vivent le retour au pays, voilà une approche très intéressante. C’est le fond de cette série.
    Les années 20 qui s’amorcent sont celles de l’oubli. Elles seront d’ailleurs appelées les « années folles » pour le fait que la jeunesse qui est revenue de la guerre a voulu à tout prix oublier les horreurs de celle-ci en se lâchant. Mais à leur retour, les carcans étaient toujours là, comme si la folie n’avait jamais existé.
    Moi c’est ce que je vois en regardant Peaky Blinders. Voilà pourquoi j’ai adoré.

    Aimé par 1 personne

    • Merci pour ton retour 🤍

      Oh c’est vrai qu’ils en parlent à plusieurs reprises de la guerre mais mon cerveau n’a jamais fait le lien entre leur comportement et celle-ci.
      Traiter du décalage entre ceux qui ont vécu la guerre et les règles qui n’ont pas bougé ou qui ne bouge pas est un sujet excellent. Et en y réfléchissant maintenant avec ta vision, c’est vrai que c’est assez clair et ça m’ajoute un amour bien supérieur pour cette série.
      Mais je maintiens dans ce cas que la série ne s’attarde pas sur les bonnes choses quand elle n’a que six épisodes par saison.
      Je reste mitigé mais cette nouvelle grille de lecture me fait me demander comment j’ai pu totalement oublié et renforcé mon appréciation du personnage d’Arthur.

      Aimé par 1 personne

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