Série #12 – Le Mystère Kendrick

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Bonjour, bonsoir à tous, c’est Komorebi. J’ai découvert récemment Le Mystère Kendrick et j’ai envie d’en parler. N’hésitez pas à passer une petite tête dans les commentaires, qu’importe pourquoi d’ailleurs. Allez, on accélère tout ça et on lance cet article.


Qu’est-ce que c’est ?

Genre : Drame policier
Création : Daisy Coulam
Production : Kudos
Acteurs principaux : David Tennant, Cush Jumbo, Matthew McNulty, Anna Madeley
Musique : Natalie Holt
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Channel 4
Nb. de saisons : 1
Nb. d’épisodes : 4
Durée : 45 minutes
Diff. originale : 10 janvier – 31 janvier 2020

Tom Kendrick est un médecin généraliste réputé d’une petite commune écossaise. Il est marié à Kate, institutrice, ensemble, ils ont trois enfants. Le couple est ami avec Jess et Steve, respectivement une collègue de Kate et son compagnon, agent de police. La ville est confrontée à un incendie terrible qui cause la mort de Kate et de ses enfants. Son mari, quant à lui, sort de cette situation indemne. Jess et Steve enquêtent afin de savoir ce qui est véritablement arrivé à leur amie et ses trois enfants…


Ce que je n’ai pas aimé :

  • La forme instable par moment :

Nous sommes face à une série dramatique mais surtout policière pour le point qui m’intéresse. Dans ce genre d’œuvre, nous en apprenons sur les personnages au compte-goutte et il est donc parfaitement logique et justifié que nous ayons un ou plusieurs retours en arrière. Et là, la série le justifie en les plaçant soit des des moments calmes qui font réellement remonter ces souvenirs dans la tète des personnages soit dans des discussions où on les force à parler. Malgré la justification parfaitement logique de leur apparition, je ne suis vraiment pas pour leur multiplicité aussi grande vu le peu qu’ils apportent à chaque fois et même au global. Et même, je ne me souviens plus vraiment si il y en a mais je crois me souvenir avoir réagi sur un saut en avant car il était mal placé et ne réussissait pas sa seule mission, être intriguant. Mais pour celui-ci je ne suis même plus sûr qu’il ait existé. Tout comme je ne me souviens du contenu que de très peu de retours en arrière finalement. C’est bien la preuve qu’il y en a trop, qu’ils ne sont pas assez pertinents et qu’ils ne font que rendre la forme globale plus instable.


Ce que j’ai aimé :

  • Le drame et les larmes :

Comme j’ai regardé l’intégrale de la série lors de sa diffusion sur TF1 le lundi 13 décembre 2021, j’ai évidemment dû faire face à cette merveilleuse invention que certains appellent la pub. Et justement, au bout de vingt minutes du premier épisode, la première pub est arrivée. Et à ce moment là, je me suis rendu compte que j’avais déjà réussi à faire couler un peu d’eau de mes yeux à deux reprises. Et là nous avons certes le thème familiale, l’injustice totale, la souffrance des enfants et la culpabilité des survivants qui aident largement à créer une ambiance quelque peu dramatique. Mais il n’empêche que la série est magnifiquement juste sur le ton et sur la forme sur les vingt premières minutes pour me détruire de tristesse à deux reprises alors qu’on ne connait pas encore les personnages. Purée de pomme de terre que c’est bien filmé et que ça prend bien le temps de mettre en place la tristesse et l’incompréhension avant même de réellement mettre en place les personnages mais ça fonctionne quand même. J’ai d’ailleurs du mal à me figurer comment cela peut marcher quand même car selon mon petit esprit étriqué, les personnages sont la base sur laquelle reposent les péripéties et les émotions. Les anglais sont tellement forts qu’ils arrivent à me faire chialer comme un bébé et à remettre en douce les éléments que je pensais acquis. Certes, ils avaient réussi à m’avoir aussi avec la disparition des docteurs 10 (tiens tiens, l’acteur qui le campe me dit quelque chose) et 11 dans Doctor Who. Sauf que là, c’était à la fin de leur voyage respectifs.

  • [Divulgation] Le jeu sur les réponses :

Nous somme face à une série de seulement quatre épisodes. Certes, cela fait presque quatre heures de contenu également donc il y a largement de quoi créer un mystère, une ou deux fastes pistes avec quelques indices pour la vraie puis d’apporter les réponses. Et là encore nous avons quelque chose de bien différent puisqu’il n’y a que deux pistes au total dans toute la série. Ces pistes sont retournées dans tous les sens pour essayer de les justifier ou essayer de les séparer. Il y en a une qui nous parait évidente mais qui ne peut pas se révéler vraie puisque c’est la première qu’on nous présente. Puis vient le temps de la deuxième, la seule qui parait logique et la seule autre possibilité. En effet, s’il y a un unique survivant, il y a peut-être une raison. Pourtant tout ce qu’il y a après montre que c’est vraiment un humain d’une piètre qualité en générale mais surtout avec les femmes. Donc on se dit qu’il pourrait être coupable d’être une saloperie et qu’il aurait poussé la première possibilité à agir en la brisant mentalement. Et au final, après moultes discussions et moultes indices, nous avons enfin l’officialisation que la deuxième piste était la bonne. C’est juste que tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu dans son plan car il n’en avait pas vraiment. J’aime beaucoup à quel point la série a joué avec moi et a parfaitement étudié les habitudes du public.

  • [Divulgation] Un sujet important :

C’est un point qui est très lié au précèdent à n’en point douter. En effet, j’étais soufflé que le scénario se joue de nous en nous montrant que le principal suspect est une personne horrible et qu’il aurait donc pu faire craquer quelqu’un mentalement malgré tout l’amour qu’il essaye de porter. Ainsi, la série parle de virilité toxique et d’hommes horribles avec leurs femmes, avec les femmes. C’est également le cas en milieu de série avec un des policiers qui fait n’importe quoi pour prouver la culpabilité du suspect car, même s’il a raison au final, il ne le fait comme ça que car il a été blessé dans son égo d’homme. Et vraiment, ce n’est que deux exemples parmi tous les hommes qui existent dans cette série. Le seul que j’aime bien est un enfant de cinq ou six ans qui se fait du mal car il a du mal à faire face à toute cette situation. Et afin de parfaire tout ça, toutes les femmes ne sont pas parfaites car il s’agit quand même d’Humains notamment la victime principale et première coupable présumée qui a un esprit vraiment faillible mais qui sait finalement parfaitement ce qu’elle fait. Ce sujet sur le traitement des femmes est absolument essentiel car il faut que les mentalités évoluent, genre vraiment. Et je me rend compte que les miennes aussi car je me suis fait avoir comme les personnages, à ne pas croire la femme principal et penser qu’elle était juste alcoolique et en m’empêchant de penser l’homme principal comme le vrai coupable alors qu’on nous le montre constamment comme un personnage horrible. Je me dégoute un peu de m’être autant fait avoir tout du long mais ça montre à quel point le scénario fonctionne et réussit parfaitement son pari.


Ce qu’il me reste à soulever :

  • David Tennant :

Est-ce qu’on peut considérer cet acteur comme mon acteur préféré ? Je ne sais pas, mais c’est au moins celui auquel je suis le plus attaché. Est-ce que j’ai regardé cette mini-série uniquement car j’ai vu qu’il était présent dedans ? Bien évidemment. Je l’ai tout d’abord découvert dans Harry Potter et la Coupe de feu mais sans le voir réellement car il joue Bartemius Croupton Junior. Quelqu’un sait qui c’est ? Voilà ! Je l’ai ensuite vraiment découvert dans Doctor Who en tant que dixième docteur. Il a réussi à m’attacher autant à la série qu’à sa tête et le quitter fut très compliqué. Là, je l’ai redécouvert dans ce Harry Potter et la différence m’a bien amusé. Ensuite, il y a eu Broadchurch où il joue merveilleusement un policier sur trois saisons et il est très fort dans un ton sérieux. Puis il y a eu Good Omens dont je vous ai parlé et que j’ai regardé pour sa présence. Et nous avons finalement la même chose ici. Et rien que pour le fait qu’il me fait m’intéresser à des œuvres que j’ai beaucoup apprécie mais que je n’aurai sans doute pas regardé, je ne peux que l’aimer.


3 points positifs sur 4, soit :

15/20


Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire. Portez vous bien, faites vous plaisir, à Komorebientôt !

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