Cinéma #17 – Aya et la sorcière

Défi calendrier de l’Avent : Jour 17 sur 24

Bonjour, bonsoir à tous, c’est Komorebi. J’ai découvert récemment Aya et la sorcière et j’ai envie d’en parler. N’hésitez pas à passer une petite tête dans les commentaires, qu’importe pourquoi d’ailleurs. Allez, on accélère tout ça et on lance cet article.


Qu’est-ce que c’est ?

Film d’animation japonais
Réalisateur : Gorō Miyazaki
Producteur : Toshio Suzuki
Studio d’animation : Studio Ghibli
Durée : 82 min
Sortie : 30 décembre 2020

Le téléfilm s’inspire du livre Aya et la Sorcière (Earwig and the Witch) de Diana Wynne Jones.

Il s’agit de la première œuvre du studio Ghibli entièrement réalisée en images de synthèse.

Aya a grandi dans un orphelinat douillet depuis qu’elle est bébé et ne sait pas que sa mère avait des pouvoirs magiques. Aimée et choyée, la fillette de 10 ans n’a jamais voulu quitter son cocon et son cher ami Custard. Espiègle, rusée, elle mène son petit monde par le bout du nez ! Lorsqu’un couple étrange vient l’adopter, Aya se rebelle et suit sa nouvelle famille à reculons… Mais que peuvent bien cacher ce mystérieux Mandrake et cette inquiétante Bella Yaga ? Au rythme des enchantements, une aventure extraordinaire attend l’adorable effrontée… car ses prétendus parents ne sont autres que des sorciers !


Ce que je n’ai pas aimé :

  • Le retard sur les images de synthèse :

Autant au cours de ma découverte de tous les films du studio Ghibli au cours de l’année 2020, j’ai découvert à quel point ils maîtrisaient l’animation 2D et savaient parfaitement jouer avec ses caractéristiques et ses limites pour raconter leurs histoires oniriques et magnifiques. Et ce, même pour le peu de films qui étaient prévus directement comme des téléfilms et qui ont, par définition, un budget niveau argent, temps ou personnes bien moins élevé. Autant, il s’agit du premier long-métrage du studio Ghibli qui est entièrement fait en image de synthèse et je suis un peu moins mitigé. Et non, je ne suis toujours pas un robinet. Alors, additionner ça au fait que ce soit un téléfilm et que ce n’est pas non plus là où le studio brille le plus, c’est légèrement compliqué pour moi à regarder. Enfin, c’est bien moins horrible à la longue et en mouvement que ce que j’avais pu imaginer avec l’affiche du film. Les personnages particuliers fonctionnent très bien et se meuvent bien mais dès lors qu’il s’agit de vrais humains, ça détonne un peu, comme si nous avions mis les pieds dans la vallée de l’étrange. Ce n’est pas forcément moche, surtout pour un premier jet et pour un téléfilm. Mais c’est assez déroutant et nous perdons un gros côté spécifique au studio Ghibli, nous ressentons un peu moins la patte si précise et si particulière du studio Ghibli.

  • Un fil rouge un peu inexistant :

Il n’y a pas toujours de fil rouge très puissant dans les films du studio Ghibli car l’inspiration au voyage que contient ces films suffit très largement à les faire tenir debout et même à être excellents. En plus ici, il y a même deux fils rouges. Bon, ils servent à faire tenir les deux couettes de Aya droites sur sa tête mais ils nous font l’honneur d’être là quand même. Suite à cette excellente blague, nous allons pouvoir réellement nous plaindre que le fil rouge et que le chemin global soient un peu inexistants. Nous découvrons qu’une fille de sorcière est abandonnée car cette sorcière est poursuivie par toutes ses consoeurs. Et finalement nous suivons le bébé dans quelques aventures à l’orphelinat puis dans un passage où elle joue sur des failles de ses parents adoptifs pour vivre la vie qu’elle veut. Et à la toute fin, la sorcière du début réapparaît. Alors oui, nous avons des propos sur la sorcellerie, d’autres sur la famille, d’autres sur l’amour, d’autres sur le contrôle de son univers mais les éléments ne vont pas ensembles et ce qui aurait pu être un excellent film ne prend que deux scènes au tout début et à la toute fin. Chaque bout d’intrigue ou chaque propos est un magnifique engrenage. Mais comme ils sont tous parfaitement magnifiques, ils ont tous des formes bien différentes par rapport aux autres et la machine ne fonctionne vraiment pas correctement. Alors, tout ceci n’empêche pas de passer un bon moment à admirer la beauté de ces différentes pièces mais cela n’empêche pas non plus d’être dérouté et de souffrir un petit peu en voyant la machine aussi mal de mettre en route, aussi mal aligner ses pièces sur les autres.


Ce que j’ai aimé :

  • Les personnages :

Je vous ai dit que je ne suis pas spécialement touché par le style graphique qui retire pas mal aux spécificités du studio Ghibli ni par l’inexistence presque totale de fil rouge. Et pourtant, malgré ça, j’ai bien aimé la toute petite galerie de personnages. Aya est un personnage fort, indépendant, drôle et débrouillard comme la grande majorité des personnages principaux que nous présentent les films du studio Ghibli. Le personnage de la sorcière qui devient plus ou moins sa mère adoptive, beaucoup plus moins que plus d’ailleurs, est plutôt étonnant car il détonne un peu avec ce qu’on aurait pu attendre d’une figure d’autorité, d’autant plus en tant que sorcière. Il s’agit surtout de l’obstacle principal du long métrage mais également d’une sorte de modèle, ce qui présente un mélange intéressant. Mais je ne sais pourquoi alors que ce n’est ni le personnage le plus présent ni forcément le lus intéressant, j’aime beaucoup celui qui est censé tenir le rôle du père adoptif. Celui-ci est vraiment mystérieux, taciturne, lent, il apporte la plus grosse menace tout en ne faisant rien et il joue un rôle très important et très intéressant dans la conclusion. Je ne suis pas sûr de garder ce petit trio en moi pendant très longtemps mais je suis content de les avoir connu.

  • Mignon :

Sans doute à cause du manque de spécificité du style d’animation qui éloigne ce long-métrage du haut du panier que peut largement remplir le studio Ghibli mais également à cause du manque de ne serait-ce qu’un tout petit fil rouge, ou au moins un peu plus de variation dans les personnages ou les décors, ce n’est pas vraiment un film que j’aurai trouvé remarquable. S’il n’y avait pas eu l’étiquette « Ghibli » dessus, je ne pense pas que j e lui aurai laissé sa chance et je n’aurai pas raté grand-chose. Ce n’est vraiment pas un problème de passer à côté de ce long-métrage là même si c’est une réflexion très intéressante pour la suite du studio d’animation nippon. Ce n’est clairement pas mauvais mais ce n’est pas au niveau des œuvres qui m’ont marqué. Pourtant, en essayant d’omettre mon attachement à d’autres films du studio car le contexte n’est pas comparable, je ne peux m’empêcher de m’être finalement un peu attaché à ce que j’ai vu. Et ceci, car l’essai, les personnage et l’univers sont tout ce qu’il y a de plus mignons.


2 points positifs sur 4, soit :

10/20


Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire. Portez vous bien, faites vous plaisir, à Komorebientôt !

5 commentaires

    • Ah mais c’est en deux parties
      J’ai évité été frustré par la fin aussi
      Mais j’ai même pas vu cette info dans mes recherches après mon visionnage 🤔
      Si c’est le cas, okay c’est cool mais ça sera bien de le vendre en tant que tel ou de faire un film qui marche bien tout seul (bon ça ça va en vrai)

      J’aime

      • Quoi que… je n’ai rien dit. Le film est tiré d’un livre de Diane Wynne Jones (comme beaucoup de films de Ghibli d’ailleurs) mais ce livre semble avoir été publié à titre posthume donc peut-être qu’il n’a pas été fini par l’auteur elle-même. Ça expliquerait la fin brutale 🤔 mais bon dans ce cas, ils auraient pu s’abstenir d’adapter celui-là ou alors proposer leur propre fin… 😒

        Aimé par 1 personne

      • Ah, c’est un peu triste du coup comme histoire 👉👈
        Oui, il y avait toujours moyen de faire mieux comme tu l’a proposé
        Mais je suis content qu’ils l’aient quand même adapté si ça leur tiens à coeur

        J’aime

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