Cinéma #15 – Eiffel

Défi calendrier de l’Avent : Jour 14 sur 24

Bonjour, bonsoir à tous, c’est Komorebi. J’ai découvert récemment Eiffel et j’ai envie d’en parler. N’hésitez pas à passer une petite tête dans les commentaires, qu’importe pourquoi d’ailleurs. Allez, on accélère tout ça et on lance cet article.


Qu’est-ce que c’est ?

Réalisation : Martin Bourboulon
Scénario : Caroline Bongrand
Musique : Alexandre Desplat
Acteurs principaux : Romain Duris, Emma Mackey
Sociétés de production : VVZ Production
Pays d’origine : France, Allemagne
Genre : Biographie historique
Durée : 115 minutes
Sortie : 2021

Le projet est initialement développé par Caroline Bongrand dès septembre 1997. En pitchant des idées de scénarios à un producteur californien, elle lance « Gustave Eiffel a construit sa tour pour une femme qu’il a follement aimée et dont le prénom commençait par un A. Vous avez remarqué que la Tour Eiffel a la forme d’un A ? C’est une si belle histoire d’amour. Personne ne l’a jamais racontée. » Cette histoire, totalement fictive, semble intéresser. Liam Neeson sera envisagé pour incarner Gustave Eiffel, avant que le projet soit développé en France. Luc Besson se montre un temps intéressé, puis Olivier Dahan qui imagine Marion Cotillard dans le rôle d’Adrienne. Si Ridley Scott sera brièvement évoqué, c’est avec Martin Bourboulon que le projet se concrétise. Pendant plus de 20 ans, Caroline Bongrand aura tenté de monter ce projet, aventure qu’elle raconte dans le livre Eiffel et moi, publié en mai 2021.

Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu’il crée quelque chose de spectaculaire pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Eiffel ne s’intéresse qu’au projet de métropolitain. Tout bascule lorsqu’il recroise son amour de jeunesse. Leur relation interdite l’inspire à changer l’horizon de Paris pour toujours.


Ce que je n’ai pas aimé :

  • Monsieur Gustave :

Le titre est un poil agressif envers un personnage historique mais ce n’est pas spécialement de lui dont je vais parler ici mais c’était surtout pour faire un titre pertinent avec celui du premier point positif. Et oui, je préfère l’esthétisme, la construction logique et les parallèles à la pertinence du propos. C’est mal dit je pense mais vous avez saisi l’idée nan ? Bref, le point que je veux soulever c’est que la construction du long-métrage avec des flashbacks assez souvent est plutôt étrange et rend l’avancée lourde au fur et à mesure. Mais également que peut-être que je ne suis pas spécialement intéressé par son histoire d’amour également même si c’est grâce à elle que la tour a été lancée et que la construction a avancé. Mais en même temps, le rôle de cette histoire à côté de la tour Eiffel est finalement plutôt minime surtout au vu de sa conclusion. Donc, je suis vraiment tout ce qu’il y a de plus dubitatif avec ce que veut nous raconter le film autour de Gustave Eiffel. Nous avons une légère intrigue avec sa fille qui souhaite se marier rapidement, mari qui était proche de Gustave sans qu’il ne le sache et le film n’en fait absolument rien. Il y a une histoire d’amour fortement liée à une histoire d’amitié et également d’image de Gustave. Et au lieu qu’il y ait une synergie autour des éléments poussant la tour Eiffel vers le haut, ces éléments se tirent dans les pates et rendent la tour plutôt bancale. Oh non, Komorebi n’est pas réellement convaincu.

  • Cela fonctionne mais c’est cliché et ce n’est pas ce que j’attendais :

Vous le savez sans doute, mais je suis très très vieux et j’adore plus que tout me répéter. Voilà pourquoi, je vais insister à nouveau sur le fait que ce n’est vraiment pas ce que j’attendais. Au vu des bandes annonces et au vu du nom qui n’est que « Eiffel », je m’attendais à avoir du social et un peu d’aventure autour de la construction et de la montée de la tour avec pourquoi pas un petit peu d’amour en plus. Et finalement, c’est une histoire d’amour avec des flashbacks, avec un triangle amoureux et avec un petit peu de tour en fond car elle n’est que la conséquence de l’amour. Cela m’aurait sans doute moins dérangé si je savais que c’était ça qui m’attendait. Bon, je ne serais peut-être pas aller voir le film du coup mais je n’aurai pas été déçu non plus. Parce qu’au final, tout ce qu’il y a autour de l’amour fonctionne mais c’est cliché et il y a beaucoup mieux ailleurs. C’est mignon mais tout juste car c’est long, c’est maladroit, ça ne raconte pas grand-chose, c’est filmé sans malice alors qu’on aurait pu bien jouer avec le nombre de plans sur les regards. Je n’arrive pas à trouver de réelle complicité entre les personnages campés par Romain Duris et par Emma Mackey. Peut-être que mon cœur est hermétique à l’amour, ce qui serait légèrement inquiétant mais qui expliquerait bien des choses, ou peut-être que l’amour ici est fainéant et est montré de manière fainéante également. Je me demande bien quelle est la bonne réponse dis donc.


Ce que j’ai aimé :

  • Madame Tour :

Ce n’est pas le sujet principal du long-métrage comme je l’ai déjà soulevé, sans blagues. Je trouve ça vraiment intéressant de vouloir construire une énorme tour en métal en plein milieu de la ville, sur le bord de l’eau. Avec pour objectif d’être plus grand de ce qui existe ailleurs. Avec pour objectif de rester pour toujours alors que ce n’est clairement pas le but de la commande. Nous apprenons quelques secrets de sa construction et c’est vraiment passionnant parce que assembler autant de quantité et de masse de métal, ce n’est pas une mince affaire. Les méthodes pour varier certains pieds au niveau de la hauteur ou au niveau du positionnement gauche-droite est très intéressant. Cela n’aurait pas tenu bien plus longtemps donc ce focus me va comme ça. Par contre le côté social et crainte de voir autant de métal se construire au milieu d’une zone habitable et sur un sol pas forcément accueillant est traité par dessus la jambe. On voit le public pas content, les salariés pas contents et les financiers pas contents mais rien de tout ça n’a d’influence et tout est juste montré sans rien ajouter de plus. Je trouve cela tellement dommage tant la tour avait de mystères et me donnait envie de les découvrir. D’ailleurs les scènes de salariés qui se plaignent dans la rue avaient un style, des costumes et des décors semblables à Peaky Blinders que j’avais découvert juste avant ce film. C’est semblable mais il y a bien moins de malice et de maestria dans l’utilisation de l’époque.


Ce qu’il me reste à soulever :

  • La véracité historique ou le divertissement :

Au moins ce long-métrage me fait me poser une question que je trouve intriguante. En effet, quand il y a des films historiques comme « The Greatest Showman » ou « Eiffel », faut-il favoriser la véracité officielle constante ou modifier, rajouter ou enlever des éléments pour favoriser le divertissement ? J’estime qu’une histoire ayant réellement existée a juste besoin d’être bien racontée pour être passionnante mais je comprends largement que les studios rajoutent une belle quantité d’épices pour que le plat plaise au plus grand nombre. J’aimerais bien avoir votre avis sur cette question : laquelle des deux parties favorisez vous quand vous regarder des films basés sur des histoires vraies. Car pour moi, la partie la plus inventée ici est le plus gros point faible du long-métrage : l’histoire d’amour. Donc, au moins pour ce film, je suis totalement pour la véracité historique.


1 points positifs sur 3, soit :

6,67/10


Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire. Portez vous bien, faites vous plaisir, à Komorebientôt !

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