Cinéma #13 – BAC Nord

Défi calendrier de l’Avent : Jour 11 sur 24

Bonjour, bonsoir à tous, c’est Komorebi. J’ai découvert récemment BAC Nord et j’ai envie d’en parler. N’hésitez pas à passer une petite tête dans les commentaires, qu’importe pourquoi d’ailleurs. Allez, on accélère tout ça et on lance cet article.


Qu’est-ce que c’est ?

Réalisation : Cédric Jimenez
Scénario : Cédric Jimenez, Audrey Diwan
Musique : Guillaume Roussel
Acteurs principaux : Gilles Lellouche, Karim Leklou, François Civil, Adèle Exarchopoulos
Sociétés de production : Chi-Fou-Mi Productions, France 2 Cinéma, Studiocanal
Pays d’origine : France
Genre : Policier
Durée : 104 minutes
Sortie : 2020

L’intrigue est librement inspirée par le scandale qui a eu lieu en 2012 au sein de la brigade anti-criminalité (BAC) de Marseille : dix-huit de ses membres avaient été déférés en correctionnelle pour trafic de stupéfiants et racket.

2012. Les quartiers Nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC Nord, brigade de terrain, cherche sans cesse à améliorer ses résultats. Dans un secteur à haut risque, les flics adaptent leurs méthodes, franchissant parfois la ligne jaune. Jusqu’au jour où le système judiciaire se retourne contre eux…


Ce que j’ai aimé :

  • Le fait qu’il y ait une deuxieme partie et sa dureté :

Etant dans la salle de cinéma, je n’avais aucun moyen de savoir l’heure qu’il était ni le temps depuis lequel le film avait commencé. Et comme je ne me souvenais même pas un petit peu de sa durée, je ne pouvais même pas me faire une légère idée. A un moment, il y a un passage très important et j’avais bien cru qu’il s’agissait du point d’orgue du film même s’il restait quelques éléments en suspens, quelques éléments qui n’ont pas servis, tant cela ressemblait à la conclusion du voyage de notre trio. Donc, le fait que ce ne soit pas du tout la fin, qu’il reste un beau moment derrière et que cette deuxième partie soit aussi bonne, voire bien meilleure que la première m’a fait bien plaisir. Cette partie est bien plus dure car le danger physique est bien moins présent mais le danger mental est là constamment. Et ce qui est dur surtout, c’est de voir le trio être un peu éclaté et ne pas pouvoir exister réellement quand ils se retrouvent. Cette partie est très dramatique vu la difficulté pour celui qui était le plus perdu jusqu’ici, c’est dur mais différemment pour celui qui a des personnes qui attendent son retour et c’est dur pour le dernier car c’est le seul qui possède une petite clé pour s’en sortir mais qui ne peut le faire sans détruire son honneur non plus. De ce fait, même la solution trouvée pour s’en sortir et la conclusion ne sont pas non plus de grands coups d’éclats et ça fait plaisir de voir des « victoires » arrachées très difficilement et ne même pas réellement pouvoir être considérée comme une vraie victoire. Je crois que cette deuxième partie est un grand point fort du film en fait et que je la préfère à la précédente.

  • Un point de vue bien gris :

D’après certains commentaires, certains spectateurs du film ont trouvé qu’il n’était pas très nuancé, qu’il essayait de l’être au niveau de la BAC mais qu’il ne l’était pas du tout pour les cités. Et c’est effectivement ce que j’aurai ressenti je pense si j’avais éprouvé le besoin d’être représenté par les habitants de la cité mais ce n’est absolument pas le cas. J’ai donc pu apprécier les nuances que moi j’ai trouvé des deux côtés. C’est effectivement très limité du côté des cités mais nous avons le point de vue de la BAC donc c’est plutôt cohérent et même, la nuance vient tout doucement par celle qui donne des informations à Antoine. Mais c’est surtout au sein de la BAC que nous avons de belles nuances, que ce soit au niveau de chaque personnage ou bien en mettant plusieurs personnages ensemble. La deuxième partie nuance très fortement la première, la hiérarchie nuance très fort les agents de terrain. Les objectifs chiffrés nuancent fort les envies personnelles. Et il y a de nombreux exemples ainsi. Même si c’est assez bien traité dans l’ensemble il y avait évidemment moyen de faire plus pour les habitants de la cité afin d’offrir un tableau plus juste et plus complet. Mais bon, comme c’est basé sur une histoire vraie, le film s’appuie sur les éléments sur lesquels on a le plus d’informations.

  • Même les scènes d’action :

Si vous êtes un bon assidu sur mes goûts, ce qui serait à la fois un petit plaisir pour moi d’avoir quelques personnes venant souvent et prêtant attention à mes élucubrations mais qui serait aussi inquiétant pour les mêmes raisons en fait, vous sauriez que peu importe les œuvres, je n’en retiens que très rarement les scènes d’action dans ce que je découvre. Et pourtant, je trouve que celle de ce long-métrage sont filmées de manière très organique et qu’elles sonnent vraiment très réelles. Ainsi, elles me font vivre un torrent d’émotion et elles fonctionnent très bien. Rien que la course poursuite d’ouverture marche très bien et a donné grâce au film d’avoir réussi à me faire rentrer dans une scène d’action sans avoir présenter encore le moindre personnage. Mais là où tout prend son sens, c’est le grand moment que je voyais à la base comme la conclusion du long-métrage dont je vous parlais tout à l’heure. Elle est bien longue, elle est le point d’orgue de la division et des nuances qu’on nous avait bien montré jusqu’ici. Elle met en déplacement beaucoup de personnes et en met en danger un bon nombre également. Je ne sais pas vraiment les vendre mais je les achète volontiers en tout cas, ce qui est tellement rare que ça en fait un joli point fort.

  • La tension constante, enfin quand il faut :

Je vous ai dis que la deuxième partie était plus sur le mental que sur le physique mais la tension reste constamment présente vu que l’avenir du trio n’est vraiment pas sûr jusqu’à la dernière seconde. Je vous ai dit que les scènes d’action fonctionnaient très bien sur moi et ce en grande partie grâce à la tension constante liée au côté très réel de celles-ci et grâce au fait que tous les personnages sont constamment face au danger. Et pourtant , même quand le film se pose un peu plus dans la première partie, hormis dans la scène d’humour ou de bon humeur quand il n’y a que le trio ou quand ils sont avec le jeune dans leur voiture, il y a de la tension de toute part. Donner son avis à la hiérarchie et se voir bien contredire crée une tension plus que palpable. Aller voir directement les habitants de la cité, passer près d’eux, agir près d’eux, essayer de les infiltrer, crée de gros passages de confrontations où personne ne peut vraiment agir ce qui crée une énorme tension entre les personnages qui est totalement palpable depuis notre joli siège rouge. Bon sang, qu’est-ce que j’ai pu vibrer pendant ce visionnage.


4 points positifs sur 4, soit :

20/20


Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire. Portez vous bien, faites vous plaisir, à Komorebientôt !

3 commentaires

  1. Je ne mettrai peut-être pas un 20/20 au film, car j’ai trouvé qu’il manquait un peu d’originalité dans sa thématique (si tu as vu Les Misérables sorti fin 2020, si je ne dis pas de bêtises, il m’y a beaucoup fait penser !) mais, comme toi, j’ai particulièrement apprécié cette seconde partie que je n’attendais pas et que j’ai trouvée particulièrement pertinente : parce que tout ne s’arrête pas à la réalité de terrain mais peut faire basculer toute la vie des protagonistes, même quand ils s’en sortent indemnes physiquement.

    En dehors de ça, c’est un film qui prend aux tripes, qui prend effectivement un peu plus partie pour la BAC que Les Misérables, très neutre dans son traitement, mais que je trouve quand même très bien nuancé dans son propos (ya pas de grands méchants contre des grands gentils, ya juste des humains avec des motivations divergentes ; il n’y a qu’à voir le rôle de l’indic, que j’ai trouvée super touchante et je trouve que c’est une bonne idée de l’aborder !). J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai eu peur. Bref, comme toi, j’ai vibré et je le recommande dès que je peux^^

    Aimé par 1 personne

    • Au ressenti je n’aurai pas mis un 20/20 non plus. Mais je me sers juste du ratio « points positifs/ points positifs et négatifs » pour créer une note mathématiques.
      Mais ça veut quand même dire que je n’avais pas trouvé de points négatifs assez gros pour que je les soulève, ce qui est bon signe pour une oeuvre.

      Effectivement, du peu que j’avais vu du film « Les Misérables », ça me semblait proche de celui-ci mais je ne suis pas compte d’offrir plusieurs œuvres sur un même sujet tant des visions différentes peuvent apporter…..bah…..des visions différentes en fait.

      J’ai hâte de la rétrospective sur 202a qui arrive bientôt pour pouvoir reparler du film en tout cas.

      Aimé par 1 personne

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