Cinéma #08 – OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire

Défi calendrier de l’Avent : Jour 1 sur 24

Bonjour, bonsoir à tous, c’est Komorebi. J’ai découvert récemment OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire et j’ai envie d’en parler. N’hésitez pas à passer une petite tête dans les commentaires, qu’importe pourquoi d’ailleurs. Allez, on accélère tout ça et on lance cet article.


Qu’est-ce que c’est ?

Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Jean-François Halin
Musique : Anne-Sophie Versnaeyen, Nicolas Bedos
Acteurs principaux  : Jean Dujardin, Pierre Niney
Sociétés de production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Pays d’origine : France
Genre : Comédie d’espionnage
Durée : 116 minutes
Sortie : 2021

Série
⬅️ OSS 117 : Rio ne répond plus (2009)

En 2014, Jean Dujardin déclare être partant pour incarner une troisième fois Hubert Bonisseur de La Bath. En 2018, le réalisateur des deux premiers films Michel Hazanavicius confirme qu’il n’en sera pas le réalisateur. Il explique ne pas avoir été séduit par le scénario et qu’il est sur un autre projet, Le Prince oublié.

En janvier 1981, Hubert Bonisseur de La Bath est retenu prisonnier en Afghanistan. Ses ravisseurs exigent de la France des armes en échange de leur célèbre espion. Il parvient finalement à s’échapper. De retour à Paris, il rencontre Serge, alias OSS 1001, un tout jeune agent bien différent de lui. Alors que Serge est envoyé en mission en Afrique de l’Ouest pour aider le dirigeant Koudjo Sangawe Bamba à mater des rebelles, Hubert Bonisseur de La Bath est assigné au traitement informatique des dossiers de l’agence. Mais lorsqu’OSS 1001 disparait, on envoie OSS 117 poursuivre la mission. Son nom de couverture sera Émile Cousin, un homme d’affaires. À son arrivée, il est accueilli comme un chef d’état…


Ce que je n’ai pas aimé :

  • Le rythme, pire que le mien :

Vous avez peut-être remarqué que j’avais un rythme de travail plutôt aléatoire puisqu’il y a eu des périodes où je sortais 1, voire 2 articles par jours, d’autres où je sortais entre 1 et 3 articles par mois, une reprise avec des articles réguliers puis une pause d’un mois qui sort de nulle part. Imaginez donc un film humoristique dont le rythme est basé sur le même fonctionnement que moi. Ça ne donne pas envie n’est-ce pas ? Et c’est malheureusement ce que j’ai ressenti pendant une grande partie, trop évidemment, du long-métrage. J’ai vraiment eu l’impression a de bien trop nombreuses reprises que le film ne s’attardait pas du tout sur les bons éléments pour être marquants mais préférait enchaîner les sketchs sans réelles saveurs à part celles de la lassitude et de la longueur. Les scènes s’étirent plus que tout afin de pousser leurs blagues et leurs idées tout au bout du bout, ce qui ne fonctionne pas avec ce qu’on a sous la dent. Au moins les scènes ne risquent pas de se blesser. Vu qu’elles s’étirent ! Et comme disent toujours les philosophes les plus en vogue de chaque génération : « Quand le rythme va tout va, mais perds le rythme et tu t’en mordra les doigts ». Et effectivement, je me suis mordu les doigts terriblement fort pendant mon visionnage tant le rythme s’amusait à ne pas être un réel rythme.

  • Pluie d’occasions gâchées :

Nous retrouvons une idée bien proche pour ce deuxième point puisque le rythme boitant du long-métrage viens, au moins en partie, par la quantité bien impressionnante d’occasions gâchées, de bonnes idées qui ne vont pas assez loin, qui sont annulées en route voire même totalement contredites. Je pense ici notamment à la relation entre les deux OSS qui est un des points principaux du long métrage et dont je parlerai plus en détails dans les points que j’ai aimé. Oui, c’est cohérent de mettre la même idée autant dans les points négatifs que positifs car elle fonctionne bien et elle m’intéresse mais elle se termine en queue de poisson terrible et ruine un potentiel bien existant. Comme si ils avaient construit les fondations parfaites pour une maison parfaite mais qu’ils avaient juste balancé un immeuble dessus. Bref, en effet, OSS 1001 apporte un vent de fraicheur, de blagues plus jeune et moins agressives, un vrai talent pour l’espionnage. Il apporte réellement une plus-value face à Hubert qui n’a effectivement pas changé. J’ai adoré le passage où il explose enfin et remet Hubert à sa place dans un long discours après le nombre de fois où il s’est fait rabaissé sans raison et après avoir vu ses espoirs sur ce grand homme être détruit par la réalité. Et tout ça pour que la nature et le monde donne raison à Hubert sans qu’il ne fasse rien du tout et sans qu’il n’ait écouté quoi que ce soit. Donc la construction n’a mené absolument nulle part et ce n’est pas drôle du tout, yes ! C’est l’exemple qui m’a le plus marqué mais tout le long métrage fonctionne comme ça.

  • Le monde a changé, pas lui :

L’affiche de ce nouveau OSS contient une phrase d’accroche saisissante pour se vendre. Vous l’avez déjà vu récemment car c’est la phrase que j’ai utilisé comme titre de ce point. En effet, cette phrase censée vendre le film est absolument parfaite pour moi pour soulever un point que je n’ai pas nécessairement apprécié avec celui-ci. Nous sommes d’ailleurs plus ou moins à la croisée des chemins entre les deux points précédents que j’ai déjà soulevés. OSS est en décalage total avec tout ce qu’il y a autour de lui et ce qui marchait bien avant, c’était que le monde autour lui faisait remarquer, le regardant étrangement, lâchant juste des silences gênés. Alors qu’évidemment, si le monde a changé et s’offusque un peu moins car il n’est pas le seul à être en décalage total, le rythme est totalement brisé et maintes occasions de faire rire ou de créer des décalages entre personnages ont juste disparus. Je vous avouerai que moi je n’ai pas beaucoup changé non plus depuis ma découverte du premier OSS puisque c’était seulement deux mois avant celui-ci et la différence de construction entre les deux films se fait largement ressentir.


Ce que j’ai aimé :

  • La relation entre les deux OSS malgré sa conclusion :

Je crois que nous avons déjà vu des binômes d’un même métier être crées par la force des choses et mettant en compétition et en entraide deux caractères, deux méthodes, deux esprits bien différents, à l’opposé l’un de l’autre. Je le crois car il s’agit d’un poncif sucé jusqu’à la moelle bien évidemment. Et c’est ce que nous avons là avec l’arrivée du OSS campé par Pierre Niney, OSS 1001. La différence de génération d’espions se sent très bien dans leurs interactions et dans leur façon d’appréhender la mission. Le seul qui permet de bien remarquer que le monde a changé est d’ailleurs OSS 1001 même s’il passe une très longue partie du long métrage à subir en silence et à souffrir de son amour pour l’image de OSS 117. Je trouve donc ce personnage très pertinent car il est un miroir très réel de ce que le visionneur moyen peut penser. Et tout ca pour que le monde se charge de lui même de détruire tout ça, contredisant d’une traite le message de la phrase d’accroche et le propos intéressant que pouvait avoir le film en utilisant les limites de son humour, ce qui apportait un niveau supplémentaire vraiment intéressant.

  • La construction de certains gags :

Heureusement que l’humour n’est pas complétement mort car si avec presque deux heures de sketchs, il n’y avait pas une seule blague qui atteignait sa cible, on aurait pu se questionner sur le but réel du film. Mais au vu de la diversité de celles-ci, sur le fond ou sur la forme, presque tout le monde pourra en trouver quelques unes à son gout. Par exemple, j’ai bien aimé une petite partie des piques que se lance entre eux les deux OSS comme je l’ai déjà dit. J’aime bien la blague du méchant russe qui est divulgachée dès l’affiche du film évidemment. Quelques gags visuels fonctionnent bien sur moi. Mais surtout, j’aime bien les blagues qui n’en sont pas vraiment à la base mais qui sont utilisées comme tel bien plus tard. Je pense ici notamment à la blague liée aux codes et aux codeurs, même si elle me perturbe un peu puisqu’elle est en partie portée par Benjamin Tranié que je connais déjà et qui n’a pas vraiment de vrai personnage. Mais dans l’idée insensée de la blague, elle me plait bien quand même.


Ce qu’il me reste à soulever :

  • Rencontre hasardeuse :

J’ai parfois envie de chanter le chef d’œuvre musical de Disney : « It’s a small world » tant je peux croiser des têtes connues dans des circonstances aléatoires. Et ce alors que je ne connais pas non plus une quantité de têtes vraiment énorme. Et j’ai plein d’exemples récents, du genre une personne avec qui je discutais un peu en cinquième et qui se trouve dans ma classe 9 ans après, une personne que je ne voulais pas spécialement revoir et que j’ai croisé dans la rue au niveau de mon libraire (coucou à elle si elle lit ça évidemment), un professeur de mon BTS d’il y a 3-4 ans et dont je vous reparle dans le prochain opus de cette émission et la personne concernée ici. Effectivement, j’ai demandé à mes trois amis les plus proches actuellement si l’un d’eux souhaitait venir avec moi découvrir ce film au cours de l’avant dernière et aucun n’a accepté. Et la première personne que je remarque en rentrant dans la salle faisait partie de ma classe les deux dernières années. Donc j’ai possiblement trouvé un compagnon pour certaines séances en avant dernière juste grâce au hasard. C’est bizarre que je me mette un peu à partager mes activités favorites alors que j’ai pour habitude de totalement les faire seul.

  • Est-ce que ça deviendra culte :

Tout autre sujet annexe, la notion de culte et sa création. J’avais mentionné dans mon article sur OSS 117 premier du nom que beaucoup de scènes ou de citations m’étaient déjà connues tant elles étaient utilisées dans le contenu que j’ai l’habitude de regarder. En effet, depuis plus de 10 ans, les deux opus ont eu l’occasion de devenir des comédies françaises cultes. Et vu comme celui-ci semble avoir déçu une belle quantité de personne (le côté culte des précédents n’y étant pas pour rien non plus d’ailleurs), il y a peu de chance que celui-ci le devienne à son tour, ou que des phrases lui survivent. Enfin, le seul truc qui est sûr, c’est que ce ne sera pas le cas pour moi. Et après, seul le temps permettra de faire le tri et de voir ce qui sortira de ce long-métrage.


2 points positifs sur 5, soit :

8/20


Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire. Portez vous bien, faites vous plaisir, à Komorebientôt !

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