Série #03 – Le Jeu de la dame

Bonjour, bonsoir à tous, c’est Komorebi. J’ai découvert récemment Le Jeu de la dame et j’ai envie d’en parler. N’hésitez pas à passer une petite tête dans les commentaires, qu’importe pourquoi d’ailleurs. Allez, on accélère tout ça et on lance cet article.


Qu’est-ce que c’est ?

Type de série : mini-série
Genre : Drame
Création : Scott Frank, Allan Scott
Acteurs principaux : Anya Taylor-Joy, Marielle Heller, Thomas Brodie-Sangster, Harry Melling, Bill Camp
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Nb. d’épisodes : 7
Durée : 46-68 minutes
Diff. originale : 23 octobre 2020

La production bénéficie des conseils de l’ancien champion du monde d’échecs Garry Kasparov et de l’entraîneur d’échecs Bruce Pandolfini en tant que consultants.

Dès la commande de la série, Anya Taylor-Joy est annoncée dans le rôle principal. L’actrice aurait accepté de jouer Beth Harmon avant même d’avoir lu le script, donnant son accord au créateur de la série, Scott Franck, après avoir lu le roman de Walter Tevis, dont la série est adaptée, en moins d’une heure.

Le 28 octobre 2020, la série devient la plus regardée sur Netflix.

Cette fiction suit Elisabeth Harmon, une prodige des échecs orpheline, de huit à vingt-deux ans, dans sa quête pour devenir la meilleure joueuse d’échecs du monde, tout en luttant contre des problèmes émotionnels et une dépendance aux drogues et à l’alcool. L’histoire commence au milieu des années 1950 et se poursuit dans les années 1960.

Je n’avais absolument pas entendu parler de cette série pendant sa production, même pendant sa sortie. Il a fallu attendre les premieres critiques de quelques youtubers cinéma que je suis. Ce qui me perturbe car sansen être un immense fan, j’apprécie une petite partie d’échecs de temps en temps. Etant en train de rattraper vikings, dont j’attends une franche disponibilité de la derniere saison, Adventure time, dont j’attends une vraie disponibilité pour la suite et Brooklyn 99 dont je venais tout juste de terminer une saison, je n’avais aucune idée de quoi regader. J’ai donc fouillé ma liste de souhaits sur Netflix ainsi que toutes les séries que j’ai rassemblé sur TV show time et j’ai plongé mon regard dans celui de Anya Taylor-Joy puis dans mes souvenirs des bonnes critiques de la série et j’ai foncé sans hésiter.


Ce que je n’ai pas aimé :

  • L’épisode 6 :

Selon les légendes il serait étrange de parler du sixième épisode sur les sept que contient une série en tant que premier point sur cette dite série. Mais je n’ai pas vraiment le choix car je commence par les points que je n’ai pas aimé dans ce que je découvre. Et après avoir été soufflé par le premier épisode et avoir trouvé les quatre suivants passionnants, j’ai trouvé quelques longueurs dans ce sixième. En effet, comme la construction de la série est très réussie, l’avant dernier épisode est celui où le personnage principal est le plus bas avant de remonter de manière fulgurante tout le long du dernier. Autant, ce qui est raconté est parfaitement logique et pertinent pour raconter une histoire passionnante, autant je trouve que la chute était déjà assez présente avant de manière plus pernicieuse, plus pertinente et plus émotionnelle. l’idée de souffrir juste seule en silence me fait vraiment moins mal à voir qu’une image de réussite avec des côtés sombres juste derrière qui planent constamment. En soit j’aime bien, pas de soucis, mais j’ai juste trouvé que cet épisode en faisait un peu trop pour montrer que Beth était vraiment au fond du gouffre, je n’aurai pas été contre un peu plus de nuances.


Ce que j’ai aimé :

  • Les trouvailles graphiques, coupant la redondance :

En voilà un point qu’il aurait été logique de soulever en premier. Quel dommage que ça ne soit pas un point négatif dis donc. Je trouve l’imagerie de la série vraiment intéressante et splendide. Rien que l’idée d’avoir le personnage principal qui s’imagine jouer des parties d’échecs en projetant un échiquier mental au plafond offre de très jolis plans avec des jeux d’ombres et des cadres plus qu’étonnants. Ensuite, je suis impressionné par le fait qu’aucune des parties importantes ne ressemblent à une autre entre celle filmant uniquement les joueurs, celle filmant uniquement les pièces et leurs déplacements grâce aux différents éléments qui permettent aux spectateurs intra diégétiques de suivre les matchs, celle où on devine d’un coup d’œil qui à l’avantage sur l’autre grâce à leur posture, leur position dans le cadre et leur temps de présence à l’écran. Je veux également soulever les tournois qui changent bien entre eux entre les pièces qui changent bien en fonction de l’importance du tournoi en lui-même ou de leur lieu d’origine. Le fait qu’on puisse suivre plusieurs matchs, juste les plus importants ou alors avoir une sorte de training montage parallèle et magnifique avant le deuxième match contre Benny est également une bonne idée pour les différencier et nous offrir de très belles choses.

  • Le casting et la force des relations :

J’aime beaucoup jouer au jeu de « J’ai déjà vu les acteurs autre part, leur personnage arrive-t-il à se différencier dans mon esprit ? ». Lorsque la réponse est positive, nous nous retrouvons généralement face à des personnages qui sont vraiment bien installés et donc à une œuvre qui gère bien ce point si cher à mon cœur. Nous retrouvons donc une actrice évidente mais dont je veux parler à part tant elle m’a hypnotisé. Nous retrouvons notamment ici Thomas Brodie-Sangster que j’ai croisé dans deux épisodes de Doctor Who, dans dix épisodes de Game of Thrones et dans l’adaptation de la trilogie Le labyrinthe. Je suis perturbé fort car je n’ai pas l’habitude de le voir en tant qu’adulte âgé mais il a quand même 31 ans. Son personnage me plait beaucoup et se différencie bien par son look de cowboy, sa façon de vivre bien personnelle et son égo bien développé. Nous avons ensuite Harry Melling que je n’avais croisé que dans cinq des huit films Harry Potter. Il a bien grandi depuis et son personnage était différencié de base car je ne l’ai ni vu beaucoup ni récemment. Et puis, il est vraiment intéressant par son évolution évidente et par sa remise en question après avoir perdu sa place de plus fort d’une petite région. Comme s’il n’était pas évident d’être un gros poisson dans une petite marre. Il reste encore huit personnages importants dans l’entourage ou le parcours de Beth et c’est une réelle force de la série d’avoir bien placé le caractère, l’utilité et l’évolution de chacun d’entre eux.

  • Anya Taylor-Joy :

Et nous voilà sur le point le plus important pour moi je pense. Celui qui m’a eu dès les images de la série, qui m’a donné envie de regarder la mini série, c’est bien évidemment la présence et la prestance de Anya Taylor-Joy. Je l’avais vu et remarqué dans Glass l’année dernière ainsi que dans Split et les nouveaux mutants cette année. Oh, elle apparait dans Peaky Blinders aussi, en voilà un raison de plus, s’il en fallait une, pour que je regarde cette série. Le rôle lui colle parfaitement tant elle arrive à donner une véritable rage à Beth dès lors qu’elle commence à être menée, un véritable désespoir quand elle perd pied, une véritable fascination quand elle est passionnée et une véritable concentration et une malice quand elle joue. Elle possède un regard et une prestance vraiment particuliers mais qui me fascine vraiment et qui m’empêchait de quitter des yeux le personnage de Beth. J’ai vraiment été servi et conquis par son jeu et par les différentes évolutions qu’on peut voir sur elle en fonction de son état mental et du temps qui passe.

  • Le talent monstre n’est qu’une face de la pièce :

Après avoir vu l’épisode un et avoir découvert à quel point Beth apprend vite les échecs et est promise à un avenir radieux dans ce sport, on est sûr et certain que les talents monstres intuitifs et innés peuvent exister. Pourtant, comme le dit très bien le gardien qui lui a appris à jouer, qui lui a offert cette passion et une belle tripotée de valeurs, le talent n’et qu’une face de la piece, celle qu’on est heureux de montrer et celle que tout le monde voit. Mais pour l’instant, sur cette face, il est très agréable de la voir être crainte par les plus forts à ce sport pendant qu’elle est en train de monter et de la voir être remerciée par ceux qui ont été vaincu plutôt facilement dans cette montée et qui ont une vision bien différente du monde depuis. Et c’est d’autant plus fort de voir cette face scintiller de milles feux pendant que nous suivons Beth perdre pieds très fort sur l’autre face. En effet, le talent dans un sport et la concentration nuit et jour sur celui-ci esseule totalement, elle n’est jamais en phase avec les autres filles, de son âge ou non. Elle n’arrive pas vraiment à trouver son bonheur de la même façon du tout. Et en même temps, elle n’est pas vraiment aidée par les addictions comme on peut le voir dès le premier épisode. C’est un sujet tellement important aussi que je vais faire une autre partie à ce sujet précisément. En attendant, le talent et la consécration dans un sport sont fortement contrebalancés par les difficultés de trouver son bonheur ailleurs, par un esseulement de plus en plus constant, par les limitations sur quoi faire après avoir atteint son objectif car on ne connait rien d’autres et plein d’autres questions du même genre. C’est vraiment un point que j’ai trouvé excellent, encore un.

  • N’avoir que 7 épisodes :

Quel plaisir d’avoir une série qui sait où elle va du début à la fin, qui peut gérer son rythme de la meilleure des façons, qui n’a pas d’impératifs en nombre d’épisodes ni de volonté de nous en vendre plus tout en prenant le risque de nous décevoir après. The Good Omens est la seule mini série que j’avais vu avant celle-ci et elle semble partie pour avoir une deuxième saison. Donc Le jeu de la dame est ma première vraie mini série et c’est vraiment agréable. Notamment juste après avoir vu la première moitie de la partie cinq de la casa de papel qui est toujours aussi poussif et qui commence à avoir beaucoup trop d’épisodes de trop. C’est ici bien agréable d’avoir des changements de rythme pertinents, qui permettent de porter l’histoire parfaitement sur sept épisodes, même si l’un d’eux et un peu trop poussif pour moi, un peu trop longuet. Mais c’est vraiment agréable d’avoir une série qui peut se permettre de viser aussi juste. Evidemment, cela est aidé par le fait d’avoir une trame à suivre déjà présente mais le changement de médium est fait de la meilleure des façons.

  • L’étrange drame d’être une femme :

C’est un sujet important de la série également même si je sais que cela ne plairait pas à Beth que j’en parle. En effet, tout logiquement, elle s’en fiche d’être une femme dans un sport d’hommes, elle s’en fiche des différences de traitement qui peuvent exister entre les deux sexes présentés ici. Tout ce qu’elle veut, c’est pouvoir jouer à son meilleur niveau, pouvoir pousser son cerveau encore plus loin. L’important serait donc plus le talent que ce qu’il y a entre les jambes pour jouer aux échecs, quelle surprise. Malgré son indifférence totale pour ce sujet, ce qui se comprend largement, il n’empêche que le message derrière reste bel et bien présent dans la tète de tous les autres. Même pas tant pour les adversaires de qualité qui comprennent aussi que le talent est ce qu’il y a de plus important même si certain ont du mal à avaler qu’il s’agisse d’une jeune fille. Mais pour le public et pour les joueurs filles, le message est vraiment présent et apporte une grosse en plus un message politisé et important à la série.

  • Plongeon dans une époque :

Effectivement, il s’agit également d’une série d’époque et c’est encore une fois un énorme travail de la série qui amène à un énorme point positif. On arrive déjà à ressentir le temps qui passe rien qu’en voyant une maison d’abord être décorée par une génération puis être décorée par la suivante par exemple. On peut apercevoir l’évolution de la mode au travers du personnage de Beth, il y a aussi l’évolution de la classe social par ces changements mais on arrive à ressentir les deux quand même. Entre la forme et le style des objets et des lieux, les structures des différentes villes, les styles des personnages, la série nous fait vraiment voyager autant entre les époques, qu’entre les lieux et qu’entre les richesses. On a déjà une reconstitution qui semble plutôt fidèle d’un orphelinat, puis on a le travail sur les écoles puis sur tous les lieux que finissent par traverser les personnages. Je n’y connais pas grand-chose en années 50 et 60 mais cette petite virée découverte semblait plutôt réaliste et ne forçant ni trop sur les cotés positifs, ni trop sur les cotés négatifs.

  • Les addictions :

Ce n’est pas vraiment un sujet que je maitrise car les seules addictions que j’ai peuvent juste me prendre un peu beaucoup de temps pour pas grand chose mais certainement pas me faire mal physiquement. C’est donc un sujet que j’aime beaucoup voir être traité dans cette série. On revient donc avec ce point autant à l’épisode un qu’aux deux face de la pièce du talent. Je trouve ça terrible que l’addiction arrive si tôt dans la vie de Beth, qu’elle soit constamment encouragée par ceux qui l’entourent et qu’elle le prenne comme élément essentiel pour pouvoir encore mieux réfléchir. Les scènes où elle ne fait que perdre pied dans ses addictions sont vraiment terribles même si je les trouve trop poussives dans l’épisode six comme je l’ai déjà mentionné. Finalement, c’est un sujet que j’ai mentionné tout du long de cet article pour différentes raisons, ce qui prouve totalement que c’est un sujet essentiel de la série. Et heureusement, hormis un passage peut-être plus brut que les autres que j’ai trouvé pour le coup un poil long, c’est un sujet rudement bien traité, encore une fois.


Ce qu’il me reste à soulever :

  • Le visionnage boulimique :

Je ne suis pas vraiment en accord avec le fait de « consommer » des séries, d’essayer de les manger le plus vite possible juste pour ne pas avoir de se faire divulgacher des intrigues ou pour le plaisir de suivre une quantité infinie de série à la seconde même où elles sortent. Je ne condamne pas cette façon de faire, juste ça ne me parle pas du tout. J’adore ne pas enchainer trop d’épisodes d’un coup et surtout ne pas enchainer deux saisons d’une même série car c’est comme ça qu’elles avaient été pensées pour celles d’il y a quelques années. Mais bref, là j’ai été happé et j’ai tout regardé dimanche soir et lundi soir derniers et ça fonctionnait très bien également.

  • Judit Polgár :

Et imaginez si Beth Harmon était basée au moins en partie sur une personne qui existe vraiment. Je suis content qu’une série m’ait donné envie de découvrir l’histoire de cette très grande femme. J’espère qu’elle profite bien de la retraite et de toutes ses victoires après son parcours exceptionnel.


17,78/20


Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que j’en ai pris à écrire. Portez vous bien, faites vous plaisir, à Komorebientôt !

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