Soul Eater – Dans Ma Mangathèque #24

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi dans ce nouvel article mensuel, le deuxième sur trois. Je ne sais pas ce que sera devenu le monde, ma personne, mon blog et mes émissions quand cet article sortira. Nous pouvons déjà fêter les deux ans des Dans Ma Mangathèque aujourd’hui. Un des derniers que j’avais à rattraper en ce 25 juillet 2020. Sous peu, il faudra que j’attende la fin d’une oeuve pour écrire un nouvel opus. Mais bref, après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète de ma collection. Et aujourd’hui, celui-ci nous rapprochera de la fin du mois d’avril justement. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : âmes, folie, idées graphiques et personnages. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que Soul Eater. D’ailleurs, si vous avez bien suivi, la couverture du tome 18 était ma première photo de profil WordPress. C’est parti !


Plusieurs jeunes élèves de l’école Shibusen apprennent à devenir des Meisters. Cette école a été fondée par maître Shinigami (le Dieu de la mort), d’une part dans le but de former des jeunes meisters avec leurs armes démoniaques, pouvant prendre forme humaine, à faucher des âmes ; d’autre part pour éviter que le Grand Dévoreur, qui a failli engloutir le monde dans le désespoir et la folie, ne puisse renaître de nouveau. Le but des meisters est de faire avaler 99 âmes humaines corrompues et 1 âme de sorcière à leurs armes, afin d’avoir accès au rang de Death Scythe. Malheureusement atteindre cet objectif n’est pas si simple, et de nombreux obstacles barreront la route des protagonistes.

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique : 25 tomes écrits et dessinés par Atsushi Ohkubo et publiés entre mars 2009 et juillet 2014 par Kurokawa en France.

Mais que dire sur ce titre ?

Ma découverte de la série

Je n’avais jamais entendu parler de Soul Eater avant de passer mes journées dans le CDI du collège. En même temps, je suis rentré au collège pour l’année scolaire 2010-2011 donc ça venait d’arriver en France. De ce que m’offrent mes souvenirs, j’ai vraiment l’impression qu’il n’y avait que le premier tome, deux au maximum. Dans tous les cas, je n’en ai lu qu’un seul car malgré la présence de quelques jolis corps, je n’avais pas spécialement accroché. En même temps, j’estime que 10-11 ans, c’est un peu jeune pour Soul Eater. Et donc, avant de parler de ma réelle découverte de l’oeuvre, découvrons très rapidement qui est Atsushi Ohkubo ainsi que quelques chiffres sur son œuvre.

Okubo Atsushi débute aux côtés de Rando Ayamine, auteur de la série Get Backers. En 2002, il publie son 1er manga B.Ichi, rapidement suivi par la publication de trois histoires courtes Soul Eater, Black Star et Death The Kid, qui serviront de point de départ à sa nouvelle série qui débute en mai 2004 : Soul Eater, pour lequel il travaille en collaboration avec 4 assistants dont Yoshiki Tonogai, l’auteur de Doubt. En parallèle il a également illustré plusieurs cartes du jeu Lord of Vermillion.

Au Japon, la série a connu un démarrage très progressif jusqu’à ce que l’adaptation animée fasse augmenter les ventes des volumes, se classant à chaque sortie d’un nouveau tome dans le top des premières ventes, finissant même par atteindre les dix millions d’exemplaires vendus au bout de 19 tomes en juillet 2011. En juin 2013, le tirage des vingt-quatre premiers tomes s’élevait à quinze millions d’exemplaires.

En France, la série a connu un démarrage fulgurant grâce à son genre et style originaux qui le différencie des autres séries populaires, se classant à chaque sortie d’un nouveau tome dans le top des ventes, rivalisant avec d’autres séries populaires et connus du public tels que One Piece, Naruto, Fairy Tail ou Hunter × Hunter.

La série a obtenu le prix du public au Polymanga 2010 à Lausanne, et le prix du meilleur anime adapté de manga aux Japan Expo Awards 2010 à Paris.

Et donc, au fil de mon aventure de lecteur de mangas, je savais que j’allais retourner vers Soul Eater un jour ou l’autre tant l’oeuvre semblait plaire. Et finalement, c’est grâce à l’édition double proposée plus récemment par Kurokawa que j’ai découvert cette œuvre et que je suis tombé sous son charme en suivant le rythme de publication de cette édition. Je ne vous en ai d’ailleurs pas fait spécialement profité puisque je n’ai fais que peu de Komoritiques dessus.

Enfin bref, nous sommes là pour parler de ma relecture de l’oeuvre ayant eu lieu en juin et juillet 2020 ? Est-ce que cette œuvre c’est de la folie ? Que m’a(k)apporté ma relecture ? Ce manga mériterai t’il d’être une (black) star ? M’en souviendrais-je jusqu’à la mort (l’enfant) ?

Maka Albarn et Soul Eater Evans : trouver sa place

Je suis quelqu’un qui juge les oeuvres particulièrement sur ce que racontent les personnages car c’est vraiment ce qui fait le plus battre mon cœur à chaque fois. Mais ça, vous l’avez sans doute remarqué si vous avez lu un des articles que j’ai sorti depuis un peu plus de deux ans. Et donc, on commence mon avis sur cette relecture par deux des septs personnages principaux comme vous l’avez vu dans le titre de cette sous-partie. Nous commencerons donc notre voyage par Maka et Soul.

Maka est une jeune fille très intelligente et sérieuse qui passe son temps à lire des livres. Calme et réfléchie, elle ne se lance pas dans la bataille sans un plan d’action en tête. Comme les deux autres meisters (Élèves de Shibusen pouvant synchroniser leur longueur d’âme avec celle de leurs armes.), Maka n’est pas une élève comme les autres puisqu’elle est la fille de l’actuel Death Scythe (Armes personnelles de maître Shinigami ayant ingurgités 99 âmes humaines corrompues et 1 âme de sorcière.).

Mais on ne peut pas dire que ce soit le grand amour avec son père. Chose normale vu que c’est un coureur de jupon invétéré, ce qui a détruit son couple, chose que lui reproche souvent Maka, et qui a poussé la jeune fille à ne plus faire confiance aux hommes. La seule exception est Soul, le seul en qui elle ait confiance, bien qu’elle le considère très souvent comme un crétin irresponsable.

C’est une spécialiste dans la détection des âmes. Le duo Maka/Soul arrive à utiliser « La Résonance des Âmes » permettant d’augmenter la fréquence de leurs âmes suivi de l’attaque Tranche-Sorcière.

Soul est donc le partenaire de Maka, il a une allure assez démoniaque avec ses dents en formes de crocs, ses cheveux blancs et ses yeux rouges. C’est quelqu’un qui a pour but dans la vie d’être le plus cool de tous. Il est capable d’afficher un air très détaché sur ce qui l’entoure et d’avoir un regard cynique sur le monde. C’est une arme humaine prenant la forme d’une grande faux à la lame grise et rouge. Soul ferait tout pour protéger Maka ce qui peut provoquer des tensions entre les deux étant donné que Maka ne veut pas qu’il se sacrifie pour elle.

Soul est également le meilleur ami de Black Star et ensemble, ils semblent encore plus incontrôlables et stupides que séparés. Le diablotin dans sa tête l’appelle par son nom de famille, Evans, mais il déteste être appelé de cette façon. Soul révèlera qu’il vient d’une famille noble de musiciens et a un frère ainé qui s’appelle Wes. Étant le seul de sa famille à pouvoir se transformer en arme, il décidera de devenir l’arme de Maka qu’il rencontrera après lui avoir montré sa vraie personnalité en jouant du piano. Lors de son premier combat contre Crona, il sera infecté par le sang noir de Ragnarok en essayant de protéger Maka et fera des rêves d’un diablotin qui le pousse à se laisser envahir par la folie pour se débarrasser de ses peurs et devenir plus fort.

Voilà donc l’équipe principale de cette œuvre puisque son nom fait référence à un de ses membres, mais pas que. Je trouve que ce groupe est le plus difficilement accessible au début car il est le moins déjanté, le moins rempli de défauts, celui qui a le plus besoin de s’affirmer et de trouver leur place. Mais finalement, toutes leurs phases de recherche et le moment où ils se trouvent totalement me plaisent beaucoup est Sony un des plus gros moteurs de ma lecture. Finalement, c’est grâce aux affrontements qu’ils doivent effectuer pendant leurs missions et en se battant pour des personnes qu’ils ont sciemment choisis qu’ils y arrivent. J’adore cette équipe qui est devenue ma préférée avec cette nouvelle relecture tant ils permettent de points sur lesquels on va revenir.

Je tiens à mentionner que la relation entre Maka et Crona, mon personnage préféré, y est pour beaucoup dans mon appréciation du personnage de Maka. Après avoir vu une recherche de place en équipe et même entre eux tant ils aimeraient s’en sortir seuls, intéressons-nous à l’équipe qui connait déjà sa place mais qui doivent se battre pour la faire valoir.

Black☆Star et Tsubaki Nakatsukasa : Montrer où est sa place

Nous arrivons donc au deuxième duo principal sur trois. Celui-ci se compose de Black Star qui était mon personnage préféré à ma découverte comme le prouvait mon ancienne photo de profil et de Tsubaki qui est bien en retrait malheureusement.

Black Star est le seul survivant du Clan Astral, un clan d’assassins qui tuaient des gens pour de l’argent, et sera élevé par Shibusen. Contrairement à Maka ou à Death the Kid, Black Star n’est pas un meister ordinaire, c’est un assassin, sauf qu’il est incapable de rester tranquille et donc d’être discret, ce qui exaspère Tsubaki, sa partenaire. Il suit depuis longtemps les trois règles des assassins sauf qu’il les hurle à ses adversaires. Il se considère comme le number one et il se prétend supérieur à Dieu. Il est constamment surexcité et utilise des techniques ninja quand il se bat.

En réalité il est fort, mais loupe ses missions à cause de son caractère, mais il peut se révéler très sérieux et donc exploiter tout son potentiel avec « La Résonance de l’âme » réalisée grâce au Sabre Maudit. Il est également capable de frapper un adversaire juste avec sa longueur d’âme. Il est surement, parmi les élèves de Shibusen, celui dont la longueur d’âme est la plus élevée, et donc de ce fait potentiellement le plus puissant. C’est le meilleur ami de Soul.

Tsubaki est la partenaire de Black Star, et contrairement aux autres armes démoniaque, elle peut prendre plusieurs formes : Grappin-faucheur, shuriken, fumigène, lame de ninja et leurre. Elle est l’héritière du clan Nakatsukasa, un célèbre clan d’armes dont la particularité est d’avoir plusieurs transformations. Contrairement à son partenaire, elle est douce, gentille et timide ou plutôt écrasée par la personnalité excentrique et narcissique de Black Star. Elle sait reconnaître le talent de son compagnon et essaie de le faire progresser, mais, la plupart du temps, il n’en fait qu’à sa tête.

Rien que comme ça, on a une bien bonne idée de la différence de promesses entre les deux parties de ce duo. Finalement, je ne retiens Tsubaki que pour l’histoire avec son frère ainsi que pour son passage dans la maison familiale.

Alors que Black Star permet de poser des questions sur l’hérédité de la folie, sur le fait de se relever après une suite de défaite alors qu’on se voit surpasser un dieu. Bref, si vous voulez un personnage déjanté et typiquement shonen, mais posant tout de même de très bonnes questions plutôt rare sur les ambitions trop hautes et les efforts à fournir, vous en aurez un. Voilà en quoi il doit montrer où est sa place.

Il reste donc une dernière équipe dont la place est déjà choisie mais de manière très différente !

Death the Kid et Les sœurs Thompson : assumer la place qui est due

Fils de Maître Shinigami (comme l’atteste son nom) Kid est donc destiné à devenir un shinigami et ainsi à succéder à son père. Cependant Kid a un problème : c’est un dangereux mono-maniaque de la symétrie parfaite, d’où son choix d’avoir deux partenaires (qui nécessite le double d’âmes pour la transformation en Death Scythe), il ne supporte que les choses symétriques sinon elles n’ont aucun intérêt pour lui (plusieurs fois dans la série il retournera chez lui afin de vérifier si un cadre, une bougie, un tapis… n’est pas bien placé, laissant ses compagnons en pleine bataille). De plus, si un ennemi est symétrique, il est incapable de l’attaquer.

Il est quelque peu arrogant de par ses pouvoirs. Il est très frustré par ses trois mèches blanches (elles ne sont pas symétriques) du côté gauche ; à l’inverse, son père les trouve mignonnes. Il est tellement fou de symétrie que Liz et Patty doivent toujours avoir le même nombre d’âmes sinon il s’énerve sauf s’il ne peut pas faire autrement. Il porte les deux sœurs (en mode pistolets) de manière à avoir les petits doigts sur les gâchettes et bien sûr, de manière parfaitement symétrique. Il utilise aussi les arts martiaux des dieux de la mort. Kid, Liz et Patty savent utiliser « La Résonance des Âmes » où les deux sœurs se transforment en canons. Son chiffre préféré est le 8 car il peut être symétrique horizontalement et verticalement. Accessoirement,c’est un féru de skateboard et peut même en faire apparaître un depuis sa bague. La particularité de cette planche est qu’elle peut voler à la même vitesse qu’un train à pleine puissance.

Elizabeth, alias Liz l’ainée, et Patricia, alias Patty la cadette, sont les partenaires de Death the Kid qui les a choisies car elles se transforment toutes les deux en pistolet et sont donc parfaitement symétriques alors que, sous leurs formes humaines, ce n’est plus tout à fait le cas car elles n’ont pas les mêmes proportions comme leur taille, leurs cheveux et même leur tour de poitrine ; quant à leurs personnalités, Liz est plus sérieuse mais trouillarde alors que Patty est moins intelligente (voire carrément folle) mais courageuse.

On sait qu’elles ont vécu la plupart de leur vie dans les rues de Brooklyn avant qu’elles n’essayent de racketter Kid. Depuis, le trio est en parfaite harmonie, Kid admire leur positive-attitude, et elles sont fascinées par la noblesse de Kid.

Bon, nous avons trouvé pire que Tsubaki puisque les dents femmes-pistolets n’ont que très très peu de choses à raconter. Mais en même temps, Death the Kid en a vraiment beaucoup pour compenser. Grâce à lui, nous découvrons l’histoire de l’univers et des grands de Soul Eater. Nous avons aussi le fait de devoir vivre avec le poids de la place qui bois attend et pour laquelle il faut se montrer digne. C’est particulièrement le cas lorsqu’il se retrouve face à un personnage voulant surpasser un dieu ou face à quelqu’un exactement comme lui mais ayant emprunté le mauvais chemin. J’adore le passage sur le pouvoir ultime qui se discute entre Black Star, Kid et un grand ancien.

Nous avons fait le tour des personnages principaux mais ce n’est évidemment pas les seuls excellents points de Soul Eater. Et tant qu’on y est, continuons un peu sur les personnages.

Jeu des ennemis

Je pourrais parler d’autres personnages dits gentils dont j’aime beaucoup les arcs narratifs comme Stein ou Kim et Ox mais je vais juste les mentionner ainsi. Ils sont très nombreux, parfois trop comme dans la première guerre finale donc je ne peux pas parler de quelques-uns sans être déçu d’en avoir oublié. En tout cas, vous saurez que du beau monde vous attends dans l’oeuvre et qu’une partie d’entre eux aura même une belle histoire à raconter.

Et donc, je tiens à mentionner les personnages antagonistes si vous avez bien saisis. J’aime beaucoup l’idée qu’il y ai 4 groupes d’antagonistes, qu’ils sont mis en place assez tôt, qu’ils tient longtemps, qu’ils servent à quelque chose et que certains membres changent et s’échangent.

Je vais commencons par le groupe qui me parle très largement le moins, les sorcières. En même temps, il s’agit juste d’une guerre ancestrale dont nous n’avons que peu de raisons, sans doute car même les personnages n’en ont plus vraiment. Par contre, ce clan a servi un moment que je trouve juste sublime à Deatt the Kid tant il démontre une évolution exceptionnelle en promettant de si gros changements dans le monde.

Il y a ensuite le groupe de Noah qui permet de présenter la folie par le biais de l’envie. Ainsi, nous sommes mis en garde face aux envies de nos protagonistes qui peuvent mener faire la folie mondiale. Mais à aucun moment nous n’atteindrons le niveau d’envie astronomique des membres de ce groupe. Entre une envie de tout collectionner pour devenir tout, une envie d’avoir un nouveau seigneur, une envie de tuer en se vengeant de Shibusen sur presque un millénaire et une envie de faire partie de la collection de son maître, on est servi niveau envies folles ! J’aime bien ce groupe déjanté, ainsi que l’origine de ses membres hétéroclite dont le traitement final est bien diversifié aussi.

Ensuite, nous arrivons au groupe d’Arachné. Celui-ci permet de parler du passé et de origine des armes démoniaques ainsi que de montrer comment ont évoluer les élèves suite à l’attaque du prochain groupe. Arachné et Mosquito fonctionnent très bien dans leur rôle de grands moments. Les autres personnages sont plus des vagabonds dont on a déjà parlé ou dont on ne parlera pas.

Enfin, il ne reste plus que lle groupe se Medusa qui est mon préféré car il est là tout le long de l’oeuvre, qu’il est à l’origine de bien des choses et qu’il comprend mon personnage préféré. Médusa crée le sang noir, permet de parler des liens familiaux, des intrigues d’espions et des tensions dans les alliances. J’apprécie grandement la fin de l’intrigue de Medusa qui réussit de bien belle manière et qui lance Crona dans sa dernière ligne droite qui me touche tellement.

Ce que j’aime beaucoup dans cette oeuvre, en plus des groupes aux développements bien précis mais aux compositions évolutives, c’est qu’on les suit petit à petit, de temps en temps. Gros gros point fort de l’oeuvre les antagonistes ! Sinon, il reste les clowns mais je n’accroche pas du tout au principe. Ah saloperie de première guerre finale… Par contre, le grand ennemi final fonctionne terriblement bien en répondant à la perfection aux intrigues de Maka, Black Star, Kid et Crona.

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais la folie est revenue quelque fois sur la table depuis le début de cet article. Il est venu le temps d’en parler.

La folie

Évidemment, il s’agit du thème latent tout le long des 25 tomes de Soul Eater. D’ailleurs, j’aime beaucoup la propension récente à créer les histoires pour qu’elles tiennent dans 20 à 30 tomes. Cependant, je tiens à mentionner les 2-3 premiers tomes qui sont assez faibles pour faire tenir la mise en place mais qui se repose trop sur l’humour. Ensuite, j’ai eu du mal avec le tome 22 car c’est la première guerre finale et je l’a trouvé assez faible thematiquement. Mais grand plaisir pour tou les autres tomes !

Bref, on parlait de folie je crois.

Tout d’abord les notions de folie et de la peur humaine sont abordées, notamment avec Asura mais aussi avec les Clowns (représentation pure de celle-ci) et les humains corrompus. Chacun tombant peu à peu dans la peur, ils deviennent fous et commettent des actes violents envers les humains sains, principalement des meurtres ou encore la manipulation et la torture psychologique comme c’est le cas avec Crona.

La folie nous est présentée comme une maladie présente en chacun de nous prenant source dans la faiblesse de l’âme humaine, un élément perturbateur comme Asura peut néanmoins amplifier celle-ci voir même faire sombrer la personne dedans. Il est vrai que la folie est contagieuse et le manga nous la decrit donc comme une sorte de virus.

Cette dernière est donc omniprésente puisqu’elle est tout autour de nous et en chacun de nous, cependant nous pouvons la contrôler ou sombrer dedans comme c’est le cas avec Maka et Soul lors de plusieurs combats. Là encore tout est assez ambiguë puisque l’on joue à la fois sur la peur mais aussi la folie des personnages, rendant les combats souvent plus psychologique que physique.

On perd le fil de la réalité, on fait des actions irréfléchies et cruelles, on a des crises de nerfs et des fous rires incessants, toutes ses caractéristiques permettent dans le manga de reconnaitre si un personnage est en proie à la folie ou non, Stein est celui qui représente le mieux cette ambiguïté car il se retrouve toujours sur un entre-deux avec celle-ci, combattant à la fois celle-ci mais l’acceptant également.

Mais pourquoi le monde devient-il fou ? Pourquoi celui-ci a-t-il peur ? Toutes ces questions sont abordées dans l’oeuvre, en effet l’humain a peur de mourrir et agit donc avec des actions irréfléchies et égoïstes afin de contrer celle-ci. L’homme devient fou car il est faible, à la fois physionomiquement car il ne peut vivre longtemps et à la fois mentalement car il a peur instinctivement et se laisse facilement manipuler. Cette faiblesse va donc chercher à être comblée par tout les moyens mêmes les plus fous, ce qui va les faire sombrer dans la folie. Cependant des personnages comme Black Star, Kid ou encore Soul arriveront à surpasser leurs peurs et à controler leur folie décuplant alors leur plein potentiel, on peut alors se demander si parfois la folie et la peur ne peuvent-ils pas contribuer au développement de soi-même voir s’ils n’en demeurent pas indispensables pour celui-ci.

Bref une thématique interressante sur laquelle on peut développer longuement.

La deuxième grosse thématique abordée est celle de l’évolution de l’Homme dans cette folie/peur en fonction de son entourage, ça paraît compliqué dit comme ça mais je vais vous expliquer. On va tout d’abord s’appuyer sur les exemples concrets de Crona et de Soul à travers le manga, les 2 personnages sont en proie à la folie notamment suite à leur contact avec le sang noir.

Cependant ils vont l’appréhender et évoluer differement avec, Crona étant isolé, celle-ci dévelopera des troubles du comportement, de la personnalité et des problèmes d’élocutions. Elle sera donc insociable, déprimée et livrée à elle-même, la représentation de sa folie aka Ragnarok grandira et sera de plus en plus grande en fonction de si elle sombre dedans. Aidée par Maka, celle-ci deviendra son amie et commencera à redevenir normal, cependant elle se fera reprendre par sa mère et resombrera dans la dépression et la folie, allant jusqu’à tuer sa génitrice. Crona est donc la représentation d’une jeune fille laissée pour compte à ses peurs/sa folie sans aucune aide de son entourage, perdant presque sa notion d’humain et devenant peu à peu un futur Grand Dévoreur.

À contrario Soul, lui est un personnage développant ses peurs et sa folie à travers une pièce ou se situe un diablotin et un piano.

Celui-ci commençant à montrer des signes inquiétants comme des troubles du comportement ou des accès de colère et de violence. Il sera tout de suite pris en charge par ses amis et son entourage ce qui va contribuer à un appaisement et un contrôle de sa folie et de ses peurs.

À travers le manga, on pourra donc observer l’importance de l’entourage vis-à-vis de l’évolution de la folie pour certains personnages. Cette notion est toujours d’actualité et elle est parfaitement retranscrise à la fois psychologiquement et physiquement dans le manga.

On plus de cette énorme réussite thématique qui me plaît terriblement, Atsushi Ohkubo se permet de mettre en place un grand nombre d’idées graphiques rendant son œuvre mémorable.

Idées graphiques

Déjà, je tiens mentionner que nous observons les personnages voyager vraiment partout autour du monde, de notre monde, ne le rendant qu’encore et toujours plus tangible et proche de nous. Pour compléter cette sensation d’être proche de cette histoire, quelques personnages historiques font leur apparition et de nombreux noms de personnages ou d’attaques font référence à des personnes de la pop culture. C’est vraiment plaisant de s’accrocher ainsi à ce qu’on connait pour offrir cette histoire de dark fantasy et ce tour bien complet de la folie.

En plus de ça, il y a vraiment des idées graphiques dingues ! Déjà les personnes ont une tenue bien définie qu’ils retrouvent à la toute fin, une fois leur voyage effectué et après en avoir changé au fil des épreuves et des états mentaux.

Mais surtout, je suis dingue du fait qu’Atsushi Ohkubo se serve de la mise en page pour servir son propos et parfois briser le quatrième mur. Par exemple, un perosnnage est très encombrant par son caractère, il le sera aussi en prenant une double page avec uniquement le haut de sa tête. Ou alors, mettre un nombre de cases diminué dans la partie traitant de la paresse. Ou encore, faire évoluer le style graphique pour entamer la partie finale. Ou faire apparaître des bulles dans la reliure et en parler dans l’histoire. Ou alors, changer la teinte des couvertures petit à petit en suivant l’évolution de la folie.

Il y a sûrement d’autres exemples de telles trouvailles graphiques mais je ne les ai plus en tête actuellement. Rien que ça suffit à rendre l’oeuvre mémorable alors que j’ai déjà traité de nombreuses de ses réussites. Il ne reste d’ailleurs plus qu’un point que je voulais mentionner, la musique.

La musique

En effet, la musique prend une bonne place dans l’œuvre puisqu’elle raconte beaucoup sur le personnage de Soul Eater et qu’elle apporte la solution à beaucoup de problème. En même temps, quand un musicien s’exerce, c’est là qu’il se dévoile le plus, qu’il est le plus honnête, qu’il est le plus éloigné de la folie.

Ainsi, j’aime beaucoup le traitement graphique des morceaux dans Soul Eater ainsi que leur portée thématique et d’avancées de scénario.

Mais du coup, je me demande quel lien entretient Ohkubo avec la musique pour lui donner un tel rôle dans son oeuvre. Si vous avez des informations, n’hésitez pas à vous manifester car je n’ai vraiment rien trouvé.

Bref, il s’agit d’une des œuvres terminées les plus fortes de ma mangathèque alors qu’elle n’est finalement pas si répandue que ça. Je vous conseille de vous y pencher pour pouvoir être embarquer dans une histoire de dark fantasy très forte et ancrée dans le réel. Pour découvrir un nombre de personnages mémorables hallucinants en 25 tomes, surtout en développent autant leurs thématiques personnelles que celle de la folie. C’est un gros morceau que je prendrai toujours un plaisir immense à lire. Il est temps que Soul Eater vous montre ce dont il est capable. Admirez comme nos âmes résonnent à l’unisson !!

Note : 5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve demain pour conclure en beauté ce mois d’avril , et il y en a des choses à dire avant d’attaquer le mois de mai déjà. Un jour, on reparlera peut-être de Atsushi Ohkubo dans cette émission grâce à Fire Force même si ce n’est pas fini au japon et que je n’ai lu que le premier tome au moment où j’écris ces lignes. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission et découvrir à nouveau ce qu’il y a DANS MA MANGATHÈQUE. À la prochaine, merci à tous !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
Rudolf Turkey
Dragon Ball
Bakuman
Bestiarius
Soul Eater
⭐⭐⭐⭐Death note
Prophecy
Black Torch
Area D
Fairy Tail
Kid I Luck
Hideout
All you need is kill
⭐⭐⭐King’s game extreme
Jackals
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King’s game origin
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Deadman Wonderland
Le protectorat de l’ombrelle
Un monde formidable
Freaks
⭐⭐King’s Game
Doubt

2 commentaires

  1. Super article sur un manga que j’adore.
    Le traitement de la folie est traité à la perfection tout le long du récit ce qui fait de soul eater un classique à lire au moins une fois (malheureusement le titre est encore trop pu reconnu en france).
    Tu parlais des dessins mais oui Okubo à clairement un style unique quand il s’agit de dessiner des trames avec du noir, rien qu’à regarder le dernier combat de Black star contre Mifune pour avoir un incroyable spectacle visuel.
    Tu as parler des différents personnages principaux, mais tu as oublié le plus important, Excalibur x)

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup !
      Je vois que ceux qui lisent cet article et qui réagissent le plus sont ceux qui font partie des convertis déjà. J’espère pouvoir le mettre en avant comme ça alors !
      J’avais précisé que je ne gardais que le principaux directs et que je ne citais personne d’autres pour ne pas être triste d’en avoir raté.
      Mais on peut considérer Excalibur dans les nombreuses idées visuelles, point que j’ai soulevé, vu le nombre de pages le mettant à l’honneur en détail.
      Quel personnage merveilleux !

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