Un monde formidable – Dans Ma Mangathèque #23

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi dans ce nouvel article mensuel, le deuxième sur trois. Est-ce que pour l’énième mois consécutif, je suis en train d’écrire ces lignes en juin 2020 ? Bien évidement ! Et donc j’espère que tout va bien dans le futur et je me demande de quoi le blog sera fait. Le fait d’écrire des lettres à mon avenir prend en plus particulièrement sens avec cette œuvre. Bref, après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète de ma collection. Et aujourd’hui, celui-ci nous rapprochera de la fin du mois de mai justement. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : quotidien, premiers pas, passage à l’âge adulte et Inio Asano. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que Un monde formidable. C’est parti !


Dans la vie de tous les jours, dans la vie de tous les gens, il y a des hauts, il y a des bas. Parfois, on a envie de baisser les bras, de se laisser aller, et parfois, le hasard, le destin se charge de nous rappeler que le monde est formidable. On n’aime jamais autant la vie que lorsque la mort nous frôle…

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique : 2 tomes écrits et dessinés par Inio Asano et publiés entre le 6 octobre 2006 et le 8 décembre 2006 par Kana en France et réédité en un tome le 31 janvier 2020.

Mais que dire sur ce titre ?

Ma découverte de la série

Inio Asano est un grand nom du manga. C’est à dire que j’ai souvent croisé sa route au fil de mes dix ans de pérégrinations dans cet univers (celui du manga hein, pas l’univers en général. J’ai po 10 ans quoi). Lorsque sont arrivés l’anthologie et l’intégrale d’un monde formidable début 2020, je me suis dis que c’était le bon moment pour découvrir cet auteur. D’ailleurs, peut-être que d’ici là sortie de cet article j’aurais enfin découvert une autre de ses œuvres. J’ai donc plongé sur sa première œuvre en même temps que je découvrais le style d’Urasawa avec le premier tome d’Asadora (enfin j’en avais déjà lu mais par dessus la jambe quoi).

Je vous repartage donc ma Komoritique sur ce gros tome unique d’Un monde formidable représentant mon sentiment direct après ma lecture. J’ai trouvé ça étrange mais beau mais maladroit. En même temps, avec des thèmes aussi forts et aussi chers dès le départ, sans aucun fils conducteurs, il était difficile de faire mieux. Ainsi, Asano a reçu mon respect directement.

Mais voilà, il est enfin temps de poser la question qui fera trembler l’univers (genre la galaxie cette fois). Que vaut cette œuvre à la relecture ?

La force du quotidien

Je ne savais vraiment pas vers quoi me tourner pour parler de cette relecture. En effet, cet enchaînement d’histoire tenant sur quelques pages et ne traitant de rien de spécial n’est pas simple à décortiquer. Mais en même temps, ce recueil représente ainsi parfaitement ce qu’est la vie. Et qu’est-ce qui définit la vie, si ce n’est sa force du quotidien !

Nous pouvons donc assister à 20 portraits à la fois simples et compliqués tous basés sur une présentation du quotidien toute basique, sans artifices. Ce n’est clairement pas un reproche bien évidemment, si c’est bien présenté même les histoires les plus basiques et terre à terre.

Nous avons donc le droit à un bout de vie de nombreux personnages qu’importe qu’il s’agisse de questionnements, de rapprochement ou d’éloignement avec leurs rêves, ou juste un passage vide.

Ce n’est certainement ma lecture la plus puissante mais elle se tient bien pour ce qu’elle peut raconter sur la vie. J’aime beaucoup le fait qu’on puisse avoir des petites mentions ou des apparitions de certains personnages avant ou après leur portrait.

Mais ce qui me marque encore plus que le quotidien dans cette histoire, qui représente encore plus ce qu’est la vie pour moi, c’est le fait que tous les personnages soient perdus ensemble.

Tous perdus ensemble

Effectivement, que seraient des portraits de la vie sans présenter des doutes, des déceptions, quelques réussites ? Sans doutes pas grand chose de pertinent, c’est pourquoi lecteurs comme personnages sont perdus dans ce tourbillon de quotidien qui est le même pour tout le monde mais qui est ressenti bien différemment.

J’aime beaucoup cette idée de nous présenter quelques personnages qui arrivent à se retrouver dans les quelques pages qui leur sont concernés. Par exemple, nous avons les ex-membres d’un groupe plutôt à la marge qui sont devenus rien pour une d’eux et qui a subit le formatage du moule pour l’autre. Et pourtant, lorsque les rêves refont surface, c’est comme si la vie reprenait enfin.

C’est ainsi que nous pouvons suivre des bribes de chemins de personnages cherchant à cacher leur rêve pour pouvoir s’intégrer, se mettant gravement en danger pour la même raison, certains qui sont plus en train de survivre que de vivre.

Certaines vies m’ont juste perdu ou laissé indifférent puisque tous les sujets ne me parlent pas vraiment et ne sont pas forcément bien traités. On va revenir sur ce dernier point dans la dernière partie d’ailleurs. Mais il m’est arrivé de m’attacher plus d’une fois à ces personnages et à être ému par leur voyage puisqu’ils me parlaient bien plus.

Je trouve toujours ça étrange à critiquer car c’est une oeuvre très personnelle qui raconte seulement ce qu’elle a à raconter sur ce que représente la vie pour Asano, d’autant qu’il s’agit de ses premiers pas.

Balbutiements

De ce qu’ont donné mes très très longues recherches sur l’auteur, les thèmes du quotidien, des difficultés de la vie, du passage à l’âge adulte sont les préférés d’Inio Asano. Bon d’accord, je n’ai pas fais de recherches sur l’auteur, ce sont juste des connaissances que je possède. Mais il me semble bien que ces thèmes lui sont chers.

Mais évidemment, pour un premier jet, avec des histoires dont le nombre de pages n’est prévu que peu de temps à l’avance, sans fin conducteur, je trouve ça assez hésitant. Le potentiel est là bien évidemment, la découverte de cet auteur promet puisque ces thèmes peuvent parler à tout le monde.

Par contre, tout comme le laissent penser les commentaires d’Asano sur chacun des chapitres, l’ensemble est maladroit et balbutiant. Les histoires fonctionnent, les idées et les messages passent mais il y a vraiment un manque à gagner terrible.

Voilà en quoi j’apprécie cette intégrale. Voir Asano être attendri par lui-même et critiquerses erreurs de jeunesse apporte un gros plus à ce monde formidable qu’il nous dépeint.

Bref, en voilà une série qu’il était compliquée de présenter dans cette émission. Ce n’est pas pour rien qu’elle faisait partie des derniers épisodes, n’en restant que trois au moment où j’écris ces lignes. L’histoire est maladroite mais elle fait son travail haut la main puisque mon envie de découvrir du Asano n’a fait qu’augmenter avec cette découverte et cette relecture. Et voilà…encore une preuve que je suis devenu un garçon ennuyeux… mais maintenant, ça ne me dérange plus. Combien de fois encore aurai-je la chance de ressentir ça dans ma vie ? Je l’ignore, mais dès que j’arrive à la maison, j’écris une lettre. C’est ce que je me suis dit. « De celui que je suis à celui que je serai…comment vas-tu ? »

Note : 3 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve demain pour conclure en beauté ce mois de mars, et il y en a des choses à dire avant d’attaquer le mois d’avril déjà. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission et découvrir à nouveau ce qu’il y a DANS MA MANGATHÈQUE. Merci à tous, c’était Komorebi !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
Rudolf Turkey
Dragon Ball
Bakuman
Bestiarius
Soul Eater
⭐⭐⭐⭐Death note
Prophecy
Black Torch
Area D
Fairy Tail
Kid I Luck
Hideout
All you need is kill
⭐⭐⭐King’s game extreme
Jackals
School Judgement
King’s game origin
Judge
Deadman Wonderland
Le protectorat de l’ombrelle
Un monde formidable
Freaks
⭐⭐King’s Game
Doubt

Écrit le .

4 commentaires

  1. Je vais être honnête, j’ai découvert Asano avec Solanin et Errance que j’ai beaucoup aimés, et après ça, chaque lecture fut une déconvenue. J’ai lu deux recueils d’histoires courtes dans lesquels je ne suis pas entré, et j’ai emprunté DDDDD en médiathèque, et stoppé à la fin du premier volume.
    Je pense donc que les deux premiers titres cités sont un accident de parcours et que j’ai du mal avec le style de l’auteur, tout simplement.

    Et du coup Un Monde formidable ne me tente pas du tout…

    Aimé par 1 personne

    • Merci du commentaire fraté.
      C’est une réussite par l’errance pour ces deux premiers titres peut-être.
      Son style est vraiment particulier à présenter la vie telle qu’elle existe de manière aussi directe. Bonne nuit Punpun a l’air si doux en ce sens. Mais étrangement alors que sa plume balbutiante m’intrigue bien, je n’ai pas spécialement envie d’en découvrir plus alors que j’ai acheté ce tome en février dernier et que je l’ai relu en juin dernier.

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s