Hideout – Dans Ma Mangathèque #22

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi dans ce nouvel article mensuel, le deuxième sur trois. Enfin peut-être pas puisqu’il y un peu de temps entre juin et février. Je trouve ça étrange et plaisant de m’écrire ainsi toutes ces lettres vers l’avenir. Bref, après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète de ma collection. Et aujourd’hui, celui-ci nous rapprochera de la fin du mois de Février justement. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : horreur, angoisse, suspens et famille. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que Hideout. J’en profite pour vous repartager le Dans Ma Mangathèque #21 sur Bestiarius du même auteur. C’est parti !


Les ténèbres d’une forêt plongée dans la nuit. Sous une pluie battante, un homme déterminé traque une victime terrifiée. La décision de Seiichi Kirishima est prise : ce soir, il va tuer sa femme.

Pourtant, un an plus tôt, c’était un homme heureux. Écrivain à succès, mari comblé et papa d’un jeune garçon… à l’époque, tout semble lui réussir. Mais ce bonheur sans faille n’est pas éternel. Le jour où son éditeur met fin à leur collaboration, les ténèbres s’immiscent dans la vie du jeune écrivain, vite criblé de dettes. Une terrifiante descente aux enfers commence, au fil des pages de ce qui pourrait bien être son dernier roman…

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique : 1 tome écrit et dessiné par Nasasumi Kakizaki et publiés le 27 octobre 2011 par Ki-oon en France.

Mais que dire sur ce titre ?

Ma découverte de la série

J’en avais déjà parlé dans l’article sur ma découverte de l’oeuvre donc pas besoin de l’expliquer. De ce fait, je vais le faire quand même. J’avais découvert cette œuvre grâce à une vidéo du très sympathique L’Envers du Manga. Dans les jours qui ont suivi, j’ai donc acheté, lu et chroniqué de one-shot de Kakizaki. En même temps, étant ma première lecture typée horreur, j’avais vraiment hâte de la dévorer. Je viens de me rendre compte que j’avais abusé. Il en a parlé le 8 septembre, mon article est sorti le 26 alors que j’étais parti pour attendre un peu. J’ai bien fait puisque ce fait une très belle découverte. Le trait de Kakizaki que je connaissais pour Bestiarius et pour Green Blood fonctionne très bien pour créer une ambiance pesante. Et les idées scénaristiques derrière fonctionnent très bien également.

Mais bref, il est l’heure de poser la question qui fait trembler tous les lecteurs. Ce sentiment de lecture réussie a t’il tenu à la relecture ?

Un one-shot délicieusement horrifique servi par les graphismes virtuoses de l’auteur de Rainbow !

Ambiance angoissante

Je pense qu' »ambiance angoissante » est le sentiment qui définit le plus cette relecture. Effectivement, l’ensemble des dessins est très sombre, les corps sont montrés de près, le trait de puissance de Kakizaki appuient fortement ce sentiment d’enfermement et de violence. Mais ceci est plutôt personnel, on peut ne pas trouver cette ambiance pesante si on a l’habitude de vivre dans une grotte ou qu’on a le cœur bien accroché.

Mais surtout ce qui m’angoisse dans cette lecture peut se définir en seulement deux petits points.

  • Le nombre de personnage très restreint dans ce huit clos bordé de mystères. Vous savez, entre la perte des repères de l’espace et du temps, la peur de l’inconnu alors qu’on est presque obligé de ne compter que sur soi-même, je crois que ça me fait de sacrées attaques mentales.
  • Le fait que ça parle de dérives vraisemblables de l’humain est ce qui m’angoisse le plus. Évidemment, aller aussi loin est plutôt rare mais ce n’est pas impossible de s’enfoncer dans l’erreur et de faire souffrir les autres. Certes, c’est très imagé ici mais ça me terrifie.

Oublions tout ça, tout ces sentiments terribles que je ressens pour la première fois avec un manga. Et parlons un peu de famille. C’est bien la famille.

Une simple histoire de famille

Effectivement, nous commençons par suivre un couple en vacances pour se ressourcer. Le mari, protagoniste et romancier de son état, cachait en fait bien son jeu puisqu’il était en fait là pour trouver l’inspiration pour son prochain roman.

Au fil de leur avancée dans la grotte et dans ce tourbillon angoissant dont j’ai dis que je ne parlerai plus, nous avons droit à quelques flashbacks expliquant l’histoire de ce couple. J’ai été particulièrement marqué par l’injustice qui frappe constamment notre personnage principal. Alors qu’il fait toujours tout pour le bonheur de la femme et de leur fils, il a suffit d’une seule petite erreur qui n’est même pas de son fait, pour perdre son fils, son travail, la confiance de sa femme et de sa famille.

Alors évidemment, même si ce qui les amène à la grotte est assez perturbant, on ne prend connaissance de son ampleur qu’après avoir eu droit au tout dernier flashback. Celui-ci nous apparaît d’une triste fatalité et nous fait relire cet unique tome d’un œil bien différent.

Finalement, derrière cette ambiance pesante, ne se cacherait-il pas n’importe quel drame familial ? Je crois que c’est encore plus terrible. Bon, puisque je n’arrive pas à être dans une humeur positive, on va parler de quelque chose qui me transcende : la géométrie dans les récits. Je parle de parallèles de construction ou alors de cycles qui se répètent.

Retour cyclique

Bon, on arrive encore avec un terrible message sur la fatalité et sur la vacuité des efforts mais dont j’apprécie encore une fois la construction scénaristique.

Notre protagoniste est pris au piège d’une créature dont on ne sait que bien peu de choses. C’est un père qui enferme des femmes dans sa grotte,qui empêche son fils d’avoir le moindre contact avec elles et qui torture les hommes qu’il capture.

Lorsque le personnage principal se révolte contre ce système qui paraît bien peu décent, on est totalement derrière lui. Certes, c’est ainsi que la créature trouvait son bonheur mais il faut bien y mettre en terme.

Sauf que plus le récit avance, plus on se rend compte que notre protagoniste subit aussi les flashbacks que nous voyons et qu’il commence à transposer une image par-ci, une image par-là. C’est encore plus angoissant de voir qu’on est finalement prêt à tout pour atteindre notre état de stabilité, notre bonheur.

Bref, c’est un one-shot qui joue désormais un rôle important dans mes lectures. C’est dur autant graphiquement que moralement mais c’est vraiment très réussi tant sur la tension, les mystères et sur les messages. Un dernier mot… J’ai une faveur à demander à ceux qui lirons ces lignes. Ça fait des années maintenant que je suis seul. J’avoue qu’à force, ça me pèse un peu… Aussi je voudrais vous rencontrer, vous recevoir dans mon autre, vous qui avez pris la peine de lire cet article. Si vous trouvez l’entrée de mon blog n’hésitez pas à vous y aventurer ! Aidez-moi… je n’en peux plus… je ne supporte plus cette solitude ! Je m’appelle Lucas Komorebi… Ma famille, c’est vous !

Note : 4 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve dans 2 jours pour conclure en beauté ce mois de Février, et il y en a des choses à dire avant d’attaquer le mois de mars déjà. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission et découvrir à nouveau ce qu’il y a DANS MA MANGATHÈQUE. À la prochaine, Komorebi out !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
Rudolf Turkey
Dragon Ball
Bakuman
Bestiarius
Soul Eater
⭐⭐⭐⭐Death note
Prophecy
Black Torch
Area D
Fairy Tail
Kid I Luck
Hideout
All you need is kill
⭐⭐⭐King’s game extreme
Jackals
School Judgement
King’s game origin
Judge
Deadman Wonderland
Le protectorat de l’ombrelle
Un monde formidable
Freaks
⭐⭐King’s Game
Doubt

Écrit le .

3 commentaires

  1. J’avais bien aimé ma lecture à l’époque, d’ailleurs j’ai commencé Green Blood grâce aux traits de l’auteur, qui sont somptueux. Je me souviens d’une lecture assez glauque, sombre, un peu effrayante, mais bien mise en place, le one-shot fonctionne bien et la lecture était prenante.
    Je le relirai avec grand plaisir 😀

    Aimé par 1 personne

    • J’avais découvert Green Blood avec 0 raisons, en apprenant seulement plus tard que c’était lui aux dessins, comme avec Bestiarius et Hideout que j’ai déjà lu.

      Je n’ai lu que 3 ou 4 one-shot mais j’ai l’impression que celuici est un beau morceau !

      Merci pour ton retour en tout cas !

      Aimé par 1 personne

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