Bestiarius – Dans Ma Mangathèque #21

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi dans ce nouvel article mensuel, le deuxième sur trois. Ou pas, car pour changer j’écris cet article début juin. Oui, j’ai quelques épisodes d’avance étant donné que le #13 vient juste de sortir. J’espère que ce premier mois de l’année 2021 a tenu ses promesses. J’espère que tout va pour le mieux de votre côté, que le blog tient bon, que tout se passe bien pour Lucas (c’est moi ça). Dans le doute, on continue avec la bonne vieille formule qui nous rappellera le bon vieux temps si elle s’avère désuète. Après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète de ma collection. Et aujourd’hui, celui-ci nous rapprochera de la fin du mois de janvier justement. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : rome, gladiateur, paix et liberté. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que Bestiarius. C’est parti !


Ier siècle après Jésus-Christ, l’Empire romain est à son apogée et ses légions soumettent une à une les dernières contrées où monstres et humains vivent encore en paix. Criminels, innocents, orphelins, demi-humains, wyvernes… Tous constituent les rangs d’esclaves guerriers jetés dans l’arène et forcés de s’entretuer pour divertir l’empereur Domitien et les Romains avides de sang. Parmi ces combattants se trouvent des gladiateurs qui affrontent fauves et créatures légendaires : on les appelle les “Bestiari”. Or, certains d’entre eux, comme Finn ou Zénon, ont été élevés aux côtés de ceux qui, aux yeux de Rome, ne sont que de simples bêtes, et ils comptent bien retourner leurs armes contre leurs geôliers… et même contre l’Empire tout entier !

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique : 7 tomes écrits et dessinés par Masasumi Kakizaki et publiés entre le 7 octobre 2015 et le 18 septembre 2019 par Kazé en France.

Mais que dire sur ce titre ?

Ma découverte de la série

Oh, enfin une œuvre que je n’ai pas acheté d’occasion sur Vinted ! Voilà donc qu’aimant la mythologie et l’époque romaine depuis ma jeunesse. Entre ce que je connaissais de mon côté et les œuvres de Rick Riordan, voilà que cet univers m’intrigue et me fascine. Je me suis donc décidé à acheter Bestiarius de Kakizaki dont j’avais déjà lu Green Blood. Il me tarde également de lui découvrir Rainbow, enfin plus que les 3 tomes offerts par Kazé.

Mais bref, nous ne sommes pas là pour parler de Kakizaki en général mais bien pour Bestiarius. J’ai vraiment trouvé passionnant ma découverte de cette histoire qui a plusieurs fois pour base le Colisée. Même si les premiers tomes peuvent nous faire nous poser quelques questions sur ce que veut raconter l’auteur.

J’avais d’ailleurs parlé du tome 7 vu qu’il est sorti après la naissance de Komorebi. Voilà donc le lien vers mon avis sur cet ultime épopée.

Les destins de chacun des héros de BESTIARIUS sont autant d’épopées qu’aurait pu réciter Homère dans ses poèmes épiques. Chaque affrontement se déroulant dans l’arène est propulsé au rang de mythe. Ainsi voit-on Finn, le gladiateur aux cheveux or, priver de son œil celui qui lui enseigna le maniement du glaive : Durandal, dernier survivant de la race des Wyvernes… puis Zénon, humain élevé dans les tréfonds du labyrinthe de Crète par le Minotaure, prendre la tête de la Manticore, la cauchemardesque bête invaincue en 108 combats… mais aussi Ellaine, gladiatrice sanguinaire qui troqua son innocence contre sa survie.
Tous sont animés par un seul désir : celui de la liberté, quitte à défier Rome, l’avide de sang !
Kakizaki nous régale en cloisonnant dans l’arène les créatures légendaires qui constellent l’Heroic Fantasy: Cyclopes, Béhémoths, Manticores, Minotaures, Wyvernes… Kakizaki laisse libre cours à son talent et nous propose autre chose qu’un simple manga mais bel et bien une œuvre graphique détonnante !

3 tomes, 3 arcs, pas d’ordre chronologique

Nous découvrons la grande Rome par le prisme du Colisée qui n’est qu’une infime partie de la société mais qui bien en exergue tous ses soucis. Et nous observons le Colisée à travers la recherche de liberté de Finn l’humain et de Jake Durandal la wyverne. J’ai beaucoup apprécié cette première histoire plutôt courte pour ce message de paix et pour l’esprit familial de ce duo. En effet, malgré le fait que l’animal ai tué le père du gladiateur, voilà qu’il décide de partie tous les deux vers un endroit où vivre tranquillement. Et ce même s’ils auront peut-être à se battre toutes leurs vies.

Nous suivons ensuite deux freres qui sont aussi un exemple évident d’acceptation des autres. En même temps, une fratrie composée d’un Minotaure et d’un humain, c’est plutôt rare. J’ai bien aimé cette deuxième histoire qui trouve sa place dans le premier tome également. J’apprécie grandement les sacrifices que sont prêt à faire chacun des frères pour que l’autre puisse avancer vers leur plan.

Enfin, nous avons une histoire qui prend deux tomes et qui raconte encore la même chose. Un village paisible en Britannia où « monstres » et humains vivent en harmonie. Après une attaque, Elaine se sacrifie pour laisser leur liberté aux trois autres. Trois qui s’entraînent pendant un ou deux ans et qui partent affronter Rome à trois. Le Colisée n’est vraiment pas tendre avec eux vu le nombre de pièges sur leurs routes. Je trouve le suspens et les bons sentiments d’Arthur, Pan et Galahad vairment bien construits dans cette histoire. En plus, c’était vraiment plaisir de suivre l’opinion publique qui varie vite et qui empêche l’empereur Domitien de réellement choisir. Ainsi que de voir trois véritables monstres qui ne souhaitent que tuer d’autres personnes.

Nous avons donc trois petites histoires sympathiques sur le trois premiers tomes. Les bons sentiments, les messages, les dessins, les monstres mythologiques, les erreurs de Rome, tout y est. Mais on commence à tourner un peu en rond dans ce Colisée, d’autant plus avec ce manque flagrant de nuances. Je trouve la construction étrange par contre. Nous avons l’histoire de la libération de Finn et Durandal. Puis celle de Zénon et Thalos dont laquelle Durandal est enfermé et Finn arrive au Colisée. Enfin, celle du quator qui prennent pour maîtres et protecteurs Finn et Durandal. Ces sauts dans la chronologie ne sont pas forcément horribles mais ils méritent qu’on s’y attarde vu que ce n’est pas courant.

Début de chronologie et de nuances

C’est dans cette aura d’histoire plaisante mais instable et ne pouvant pas tenir sur la longueur qu’apparaissent les tomes 4 et 5. Nous avons alors encore une histoire tenant sur deux tomes. C’est grâce à celle-ci que les nuances et la chronologie font leur apparition. Et comme je trouve ça très bien construit et particulièrement touchant, cette histoire reste ma préférée de l’oeuvre.

Ainsi, nous assistons à une énième attaque de Domitien vers la vallée d’Hebden où la paix et l’acceptation marche tellement bien qu’une nouvelle génération est en route. J’ai particulièrement apprécié la confrontation entre Arthur et Lucius puisque les convictions du premier ont fait basculer celles du second.

Il y a ainsi un bon travail sur les croyances des soldats romains qui expliquent ce manque total de nuances. Mais voilà, en apprenant que ce sont les romains qui attaquent un village qui ne souhaite pas se venger, où un simple pacifiste peut mettre en déroute une légion entière, je comprends qu’on puisse changer d’avis.

Ainsi, Lucius, symbole ultime de la nuance est prêt à corriger l’erreur absolument tragique qu’il a fait au cours de cette attaque. Évidemment, Domitien ne l’entend pas de cette oreille puisqu’il doit à tout prix maintenir son image pour éviter les débordements inutiles.

Je trouve ça particulièrement malin de la part de l’auteur de nous replonger dans l’univers si cruel de l’arène par du chantage sur notre bon Lucius. Et pourtant, ne supportant plus de voir les oppressions, un petit groupe se lève et part pour Hebden.

Je trouve ça particulièrement intéressant d’apprécier le fait que ce soit Rome qui se crée ses propres ennemis. J’ai également apprécié l’idée d’unité et de sacrifice de ce petit groupe avec un cercle de sauvetages rondement mené.

Cet arc s’achève comme il a commencé, sur le sang et quelle réussite de sens et d’émotions dans les deux cas. Ainsi, Finn et Durandal sont obligés de déclarer la guerre à Rome puisqu’ils doivent faire honneur aux idéaux de ces deux héros et qu’ils ne peuvent plus se permettre de juste survivre.

Entre ses idées très claires et sa création de héros par la transmission d’idéaux, cet arc fait très fort pour rassembler deux des trois premières histoires. Parler ainsi de croyances, de leur disparition, d’erreurs, de leur réparation, de sacrifice en seulement 2 tomes est très fort. Arthur et Lucius sont sans doutes mes personnages préférés de cette épopée pour tout ce qu’ils peuvent lancer. Mais justement, est-ce que ce qu’ils ont lancé est au niveau ?

Un combat pour la paix, politique et destin

Nous voilà donc à la dernière histoire de l’oeuvre avec les tomes 6 et 7. Je ne pense pas qu’elle atteigne le niveau de la précédente mais elle offre une conclusion vraiment satisfaisante à tout ce qu’on a vu.

Évidemment, mener la guerre à 2 contre Rome toute entière permet de poser des questions sur la destinée et la fatalité. On le récent particulièrement au fil de cet arc où l’état des héros se dégrade mais qu’ils continuent d’être le bouclier qui défendra l’humanité et la liberté jusqu’au bout.

J’aime beaucoup les membres du front de libération qui offrent eux aussi un beau message sur les croyances qui permet de faire basculer un des derniers antagonistes.

Nous avons également le droit à un peu de politique à Rome. J’aime beaucoup l’idée que tout se repose sur l’image. Par exemple, Domitien ne choisit rien de l’oeuvre. Il est toujours secondé par quelqu’un qui agit à sa place et qui crée des nouveaux ennemis à Rome. Il aurait peut-être mieux valu laisser agir l’empereur quitte à abandonner un peu de la grandeur de Rome pour laisser ces ennemis inatteignables tranquille.

D’ailleurs, en parlant d’ennemis créés par Rome, nous pouvons assister à un magnifique parallèle grâce à Domitia. En voulant combattre le mal par le mal, elle libère son fils Saeros et son monstre de père spirituel. Le parallèle est alors évident. Un enfant et un père laissés pour compte, liés par le sang avec un père non humain. Ainsi, nous pouvons voir ce qu’il serait advenu de Finn et Durandal s’ils avaient suivis la haine plutôt que la quête de liberté et la protection des autres.

C’est ainsi que j’ai pi grandement apprécié le personnage de Saeros qui n’est pas forcément méchant comme son père mais qui cherche juste à devenir plus fort. Et justement, c’est en se battant pour les autres qu’on peut sortir le meilleur de soi-même. Le message est simple et revu mais fonctionne très bien sur ce personnage qui est au final très attachant.

Nous avons en somme un dernier arc, qui offre une conclusion parfaite à la vallée d’Hebden avec de beaux messages sur le fait de protéger les autres, qui développent le côté politique de Rome et apporte un duo d’antagonistes marquant. Même s’il y a quelques soucis de rapidité, c’est très bon. J’aurais vraiment voulu en apprendre plus sur Zénon et Thalos quand ils font leur retour vers la fin et qu’ils permettent à Finn et Durandal d’accepter leur destinée.

Bref, il s’agit d’un péplum fort intéressant, d’autant plus par le fait que ce ne soit pas courant en mangas. Le découpage en histoire décalée dans le temps fonctionne mais peu faire peur. Par contre, à partir du tome 4, on ne peut qu’être pris par la destinée de ces héros au destin tragique. J’aime d’ailleurs beaucoup les cases où on peut apercevoir ceux tombés au combat, quelle puissance. Entre ça, Hideout et Green Blood, Kakizaki s’en sort vraiment bien en solo. Soyez sans crainte, vous autres. Nous transmettrons votre légende, moi, mon fils, puis ses enfants, puis les leurs. Jamais nous n’oublierons les noms de ces héros qui se sont battus pour notre liberté…

Note : 3 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve dans 2 jours pour conclure en beauté ce mois de janvier, et il y en a des choses à dire avant d’attaquer le mois de Février déjà. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission et découvrir à nouveau ce qu’il y a DANS MA MANGATHÈQUE. Merci à tous, c’était Komorebi !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
Rudolf Turkey
Dragon Ball
Bakuman
Bestiarius
Soul Eater
⭐⭐⭐⭐Death note
Prophecy
Black Torch
Area D
Fairy Tail
Kid I Luck
Hideout
All you need is kill
⭐⭐⭐King’s game extreme
Jackals
School Judgement
King’s game origin
Judge
Deadman Wonderland
Le protectorat de l’ombrelle
Un monde formidable
Freaks
⭐⭐King’s Game
Doubt

Écrit le 13 juin.

4 commentaires

  1. Je te trouve presque dur avec ce titre qui, bien qu’imparfait, a beaucoup de panache et une belle portée émotionnelle. Dans ce que l’auteur a fait seul, je le mets largement au dessus de Green Blood, que j’avais pourtant bien apprécié aussi.

    Aimé par 1 personne

    • Ohla je ne me souviens plus de ce que j’ai écris en juin dernier mais je ne pensais pas avoir été presque dur vu que j’ai passé un bon moment avec Bestiarius.

      J’ai dû essayé d’être plus complet que d’habitude et soulever plus de points négatifs même s’ils s’effacent très fort devant les réussites.

      J’aime

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