Mulan VS Soul ! Le meilleur film de fin 2020 de Disney/ Pixar.

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler des deux dernières sorties cinématographiques que j’ai découvert en 2020 et dont je n’ai toujours pas parlé ailleurs que dans le bilan 2020. Aujourd’hui au programme c’est mon avis sur Mulan et sur Soul, avec une sorte de confrontation entre les deux films, entre Disney et Pixar. Et évidemment, on va parler un peu du gros problème de Disney plus. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ces œuvres et sur cette plateforme de streaming, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !


Mulan

Lorsque l’Empereur de Chine publie un décret stipulant qu’un homme de chaque famille du pays doit intégrer l’armée impériale pour combattre des envahisseurs venus du nord, Hua Mulan, fille ainée d’un vénérable guerrier désormais atteint par la maladie, décide de prendre sa place au combat. Se faisant passer pour un soldat du nom de Hua Jun, elle se voit mise à l’épreuve à chaque étape du processus d’apprentissage, mobilisant chaque jour un peu plus sa force intérieure pour explorer son véritable potentiel… Commence alors pour Mulan un voyage épique qui transformera la jeune fille en une guerrière aux faits d’armes héroïques, honorée par tout un peuple reconnaissant et faisant la fierté de son père. Une femme parmi le régiment est une offense grave, Mulan devra donc tâcher de garder son secret intact si elle veut préserver l’honneur des Hua.

Synopsis

Mon avis : Mulan est réalisé par Niki Caro, d’après un scénario écrit par Rick Jaffa, Amanda Silver, Elizabeth Martin et Lauren Hynek basé sur le poème narratif chinois datant du IVème siècle, « La ballade de Mulan ». Le texte est à l’origine de la légende de cette héroïne partie à la guerre à la place de son père sans que personne ne sache – avant son retour – qu’elle est une femme. Le producteur Jason Reed explique : « Nous avons emprunté certains éléments à la ballade originale et d’autres au film d’animation afin de créer quelque chose de nouveau et d’excitant, en veillant à honorer les éléments essentiels de cette histoire qui reste une extraordinaire source d’inspiration pour tous. Nous nous sommes intéressés à la manière dont on peut adhérer à des valeurs comme la bravoure, la loyauté et le devoir tout en restant fidèle à soi-même. »

Alors oui, avec ce film, nous avons quelque chose de nouveau, il n’y a aucun soucis. Par contre, pour ce qui est de l’excitation, je ne suis pas sûr de l’avoir vraiment ressenti, hormis celle quant aux erreurs qu’a pu enchaîner le long-métrage. Je ne suis pas vraiment inspiré par les valeurs que prodigue le film puisque je retiens surtout que Mulan est seulement un prodige, qu’elle met en avant des valeurs masculines et de soumission. Je n’arrive vraiment pas à me retrouver dans ce qu’essaye de raconter le film tant il est maladroit.

Mulan version 2020 est aussi le remake en prises de vues réelles du dessin animé du même nom sorti en 1998 (lui-même inspiré du poème). La long métrage avait rapporté pas loin de 304 millions de dollars de recettes mondiales et avait même donné lieu à une suite, Mulan 2 : La Mission de l’Empereur, sortie directement en vidéo en 2004.

Je ne jugerai aucunement si ce nouveau long-métrage est un bon ou un mauvais remake puisque je n’ai aucune attache avec le film d’animation de base. Mais je préfère un remake qui change des choses pour avoir sa propre identité et sa propre histoire qu’un remake qui refait exactement la même chose. Cependant, le message de base doit rester un minimum et pas s’inverser totalement car ce qui est montré est très mal construit.

Attendu pour le mois de mars 2020 en France et aux Etats-Unis, Mulan a vu sa date de sortie repoussée à de nombreuses reprises en raison de la fermeture des salles. Le long métrage est finalement sorti le 4 décembre 2020 sur la plateforme Disney+ aux Etats-Unis, mais aussi au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Australie et dans plusieurs pays européens dont la France.

Je sais bien que le besoin de le sortir était important pour Disney et que la fermeture des salles empêchait ça. Mais ce n’est pas une raison pour créer un énorme problème pour le cinema avec la plateforme de streaming Disney plus. Nous y reviendrons en conclusion de cet article car Soul partage également ce problème mais a au moins le mérite d’être un bon film en plus.

Autrefois envisagée pour diriger Captain Marvel, Niki Caro a été choisie par Disney pour mettre en scène Mulan. Révélée par Paï, on lui doit également L’Affaire Josey Aimes qui avait valu à Charlize Theron sa seconde nomination aux Oscars en 2006. Auteure de l’inédit McFarland USA, la réalisatrice est devenue la deuxième femme à qui Disney a confié un projet dont le budget dépasse les 100 millions de dollars, après Ava DuVernay avec A Wrinkle in Time.

Je ne connaissais aucunement cette réalisatrice ni ses anciennes productions donc je n’avais aucune attente supplémentaire pour ce long-métrage, heureusement. Pourtant, rien que le fait d’offrir la production à une femme est bien plus en accord avec le message qu’est censé faire passer Mulan que ce Mulan en lui-même. Les milieux n’ont aucunement besoin d’être masculins, bien au contraire mais ici, cela montre bien que c’est le féminin qui peut apporter plus et non le fait d’être juste une prodige unique.

Yifei Liu, vue notamment dans Le Royaume interdit, le direct-to-DVD Croisades, où elle donnait la réplique à Nicolas Cage et Hayden Christensen, ou encore Ip Man 3, a été choisie par Disney pour être l’héroïne de Mulan. A noter que cette actrice chinoise possède une formation en danse et en chant.

Je ne connaissais aucunement cette actrice et je ne la retiens aucunement, que ce soit en bien ou en mal. Donc, c’est plutôt bon signe car je n’ai jamais grand chose à dire en bien au niveau des acteurs et il vaut mieux ne rien avoir de négatif à dire. Par contre, je ne suis pas sûr que sa formation en danse et en chant soit une information vraiment essentielle pour le personnage de Mulan quand bien même sa façon de combattre emprunterait à beaucoup de domaines.

Liu Yifei s’est retrouvée au coeur d’une polémique après avoir posté un message controversé sur le réseau social Weibo. Elle a en effet relayé une image du Quotidien du Peuple, le journal du Parti communiste chinois qui indique : « Je soutiens la police de Hong Kong. Vous pouvez me frapper maintenant. Quelle honte pour Hong Kong ». Les internautes en colère se sont mobilisés sur les réseaux sociaux et ont appelé au boycott de Mulan. Depuis, le message de Liu Yifei a été retiré de Weibo. Pour répondre à la demande de boycott, la Chine a décidé d’utiliser des bots pour contre-attaquer et promouvoir le film.

Mais c’est super ça, en plus d’avoir une qualité plutôt discutable et sur laquelle je n’ai pas spécialement envie de revenir outre mesure, le film créé des polémiques autres que sur Disney plus. J’ai d’ailleurs dû faire un exposé sur Hong Kong et la Chine pendant mon année scolaire 2019-2020 donc je vois de quoi il en retourne. Les manifestants demandent d’annuler l’amendement de la loi d’extradition par le gouvernement de Hong Kong car ils considèrent qu’il permettra à la Chine continentale d’intervenir dans le système juridique indépendant de Hong Kong, menaçant le particularisme légal de Hong Kong ainsi que la sécurité personnelle des Hongkongais et de toutes les personnes qui passeront par Hong Kong. Bref, c’est une situation compliquée que je ne pensais pas vraiment retrouver en parlant d’un film que je ne porte aucunement dans mon cœur mais il est lié à la culture chinoise même si ce n’est qu’en surface malheureusement.

Une vingtaine de lieux ont été utilisés pour le tournage en Chine, notamment la province du Hubei dans le centre du pays, les « dunes de sable chantantes » du désert de Mingsha Shan dans la province du Xinjiang au nord-ouest, le parc géologique national de Zhangye Danxia dans le centre- nord, les Monts Flamboyants au nord, le village de Mazar et les villes de Dunhuang et Jiuquan dans la province du Gansu au nord-ouest. Certaines séquences ont été réalisées dans des studios de la province du Zhejiang, à l’est de la Chine.

C’est vraiment une volonté sympathique et bienvenue que de vouloir nous faire visiter la Chine et ses décors bien différents de ce qu’on peut connaître en Europe. Alors pourquoi n’avons nous aucun décors fonctionnels et marquants. Je n’en retiens que trois après mon visionnage. Le village de Mulan puisque le réalisateur s’amuse avec en faisant virevolter Mulan au sein de celui-ci. Je ne dis pas que je suis en accord avec ce choix, loin de là, mais ce jeu dans ce décor permet de le marquer un peu. Ensuite le palais qui est évidemment très vite évacué car il est bien trop cher et que c’est bien plus simple de créer un affrontement final dans un échafaudage. Enfin, la plaine toute basique où il y a le seul affrontement du film et où il y a cette fameuse avalanche à l’origine de bien des conneries.

Avec Mulan, Yifei Liu retrouve Jet Li avec qui elle avait tourné dans Le Royaume interdit (2008). L’acteur chinois souffrant d’une hyperthyroïdie donne par ailleurs une fois de plus la réplique à Donnie Yen après La Secte du lotus blanc (1992), Hero (2002), Jian guo da ye (2009) et Gong shou dao (2017).

Jet Li joue l’Empereur et Donnie Yen joue le commandant Tung donc autant vous dire qu’aucun des deux ne pourra briller réellement. En effet, le rôle de Tung est bien diminué puisqu’il est partagé entre Tung et un collègue de Mulan, Cheng. Je ne peux aucunement parler de l’Empereur puisqu’il n’est à l’origine que d’un Deus Ex Machina menant à la victoire de notre protagoniste. Et Tung est très vite coincé par son rôle de chef méchant et qui refuse tour compromis pour s’effacer bien rapidement quand Mulan devient libre pour se soumettre encore plus à son pays.

Environ 4000 armes ont été fabriquées pour les besoins de Mulan, et cela dans différents matériaux. Certaines étaient en aluminium avec des poignées en uréthane ; d’autres, composées de matériaux souples, étaient destinées aux combats rapprochés. L’armurerie du film comprend des boucliers pour l’infanterie, des lances, des arcs et des flèches, des Jian (de longues épées à double tranchant), de larges sabres Dao à un seul tranchant, le poignard Kapinga que manie Böri Khan ainsi que les redoutables poignards utilisés par Xianniang. Pendant trois mois, une quarantaine de personnes a confectionné 1 104 couvre-chefs, 250 chapeaux, 1 114 tenues complètes pour les figurants, 590 costumes complets pour les habitants de la Cité impériale, 100 costumes complets pour les scènes du village de Tulou, 281 armures pour l’armée chinoise, 730 pièces d’armures pour les Rouran, et entre trois et cinq costumes pour chacun des 50 acteurs principaux. Au total, ce sont plus de 1 000 costumes qui ont été créés !

Vous savez ce qui aurait été mieux que de montrer tous ces chiffres gigantesques qui ont dû demandé un travail gargantuesque et appliqué ? Ça aurait été de montrer tous ces éléments à l’écran. Je m’explique. Je trouve les scènes de bataille et les scènes de bataillon assez faiblardes par le fait qu’on ne sente aucunement la puissance des deux nations. Cela manque totalement de panache, de façon d’iconiser l’ensemble, d’utiliser tout ce qui a été créé et mis en place. Quand il s’agit de montrer les prouesses insensées de Mulan en énorme plan, il y a du monde mais pour mettre en avant le moindre autre personnage (même en prenant en compte les armees comme un personnage) il n’y a plus personne.

Pour réaliser les scènes de bataille du film, les cinéastes ont fait appel à des équipes de cascadeurs venues de Chine, du Kazakhstan, de Mongolie, de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Ces scènes de combat impliquent généralement plusieurs acteurs principaux et une armée composée d’une centaine de figurants.

Est-il utile que je revienne sur le fait que ces acteurs principaux et cette armée de figurants ne m’ont absolument rien fait ressentir. Le fait que le fill se décide à devenir un film chinois uniquement dans les scènes d’action pour faire style d’avoir récupéré son essence n’aide pas du tout. En effet, les films chinois ne sont pas que des scènes d’action insensées alors que pour Mulan, cela se résume à jouer au football avec des flèches et à courir sur des murs. Je ne suis vraiment pas à l’aise avec ce visionnage.

Harry Gregson-Williams a accepté de composer la musique du film parce qu’il adore le Mulan de 1998 mais aussi pour le défi d’écrire une BO ancrée dans la tradition chinoise. Ainsi, le guzheng, un instrument traditionnel à cordes pincées, accompagne certains des moments les plus tendres. Plusieurs flûtes chinoises et différents autres instruments ethniques à bois ont été utilisés pour accompagner des scènes impliquant Mulan elle-même. Un pipa – un instrument à cordes qui ressemble un peu à une harpe et peut être joué de manière assez agressive – donne de l’effet pour certaines séquences d’action. Un violon chinois appelé erhu accompagne le personnage de Xianniang et lui confère une qualité mystique.

Je n’ai rien à dire sur la musique car ce n’est toujours pas un point que je maîtrise et sur lequel je saurai quoi dire.


Joe Gardner est un professeur de musique de collège qui rêve depuis longtemps de jouer du jazz sur scène. La chance lui sourit après avoir impressionné d’autres musiciens de jazz lors d’une séance libre au Half Note Club. Cependant, un accident provoque la séparation de son âme et de son corps et la transporte au « You Seminar », un centre dans lequel les âmes se développent et gagnent des passions avant d’être transportées dans un enfant nouveau-né. Gardner doit travailler avec d’autres âmes, telles que 22, une âme avec une vision sombre de la vie après avoir été piégée pendant des années au séminaire You, afin de retourner sur Terre.

Synopsis

Mon avis : Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020.

Bien évidemment, il est coincé dans la partie animation car cela serait malvenue de les traiter comme des films en prise de vue réelles. Bien évidemment, ils ne sont que quatre dans cette catégorie. J’en profite pour remettre tout de suite sur la table le précédent pixar, En avant, sorti également en 2020 et dont on parle très peu. Je vous le replace maintenant pour éviter qu’il sorte de nulle part en conclusion ou quand je l’utiliserai vraiment.

L’idée a germé dans la tête du réalisateur Pete Docter il y a 23 ans, quand il est devenu père. Le metteur en scène précise : « Tout a commencé avec mon fils, qui a maintenant 23 ans. Dès sa naissance, j’ai ressenti qu’il avait déjà une personnalité. D’où venait-elle ? Je pensais qu’une personnalité se développait en fonction de l’interaction qu’on avait avec le monde qui nous entoure. Or je remarque que dès notre naissance, il y a quelque chose d’unique et de spécifique qui est déjà inscrit en nous ».

On sent que l’idée de base du long-métrage a été réfléchie de longue date vu l’attention que lui porte les intrigues et les personnages. J’aime beaucoup le fait qu’il découle d’une réflexion toute simple venant d’un moment qui change toute une vie. Évidemment qu’il y a quelque chose de spécifique inscrit en nous directement.

Soul s’interroge sur le sens de la vie et la valeur que l’on peut lui donner. Le coscénariste Mike Jones souligne : « Qui que l’on soit et où que nous en soyons dans notre vie, quel que soit le chemin parcouru, il nous arrive à tous de nous demander si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs. Chez un artiste, il y a toujours ce désir de créer autre chose, cette insatisfaction, cette aspiration à quelque chose de plus grand. » Pour Pete Docter, cette histoire trouve un écho dans sa propre vie. Il raconte : « Parfois, ce sont les petites choses insignifiantes qui comptent le plus. Je me souviens qu’un jour, en faisant du vélo, je me suis arrêté pour cueillir une framboise. Elle avait été chauffée par le soleil, et c’est la plus merveilleuse framboise que j’aie jamais mangée. Je me souviens encore très bien de ce moment – pourtant si insignifiant au regard de tout le reste. » Avec Soul, il espère que le public sera amené à réfléchir plus globalement à ce que la vie a à offrir et à ce que nous avons à lui offrir en retour.

Voilà pourquoi finalement, ce qui est inscrit en nous n’est pas si important que ça au vu du rôle essentiel que doivent avoir les expériences de la vie. C’est un message important du long-métrage qui explique qu’il y a bien peu de chance de passer à côté de sa vie. Il s’agit juste de changer de point de vue pour se rendre compte qu’on a bien profité de ce que la vie a à nous offrir et de ce qu’on lui a offert. En plus de ça, la partie sur l’artiste me parle particulièrement puisque je me suis perdu plusieurs sur la longue route du projet Komorebi mais que j’ai appris tout récemment à voir tout ça bien différemment pour reprendre un plaisir non négligeable à nouveau. Ainsi, l’ensemble des thèmes me parlent bien et devraient parler à tout le monde puisque chacun est lié à la vie, à la mort et à sa place. Pourtant, je pense que la thématique familiale et aventureuse de En Avant me parle plus. Et quand il y a encore plus de personnel qui entre en jeu, le film peut frapper fort.

Le réalisateur Pete Docter note : « Si vous examinez certains des tout premiers films d’animation sonore, vous remarquerez qu’ils entretenaient un lien étroit avec le jazz. Ils étaient rythmés, intéressants à écouter, avec quelque chose de très réel. J’éprouve toujours une grande joie à entendre quelque chose et à le voir en même temps parfaitement synchronisé à l’image. »
Lors du développement de Soul, l’équipe cherchait quelle serait la passion de Joe. C’est en découvrant une anecdote narrée par la légende du jazz Herbie Hancock que la réponse a été trouvée. Le musicien raconte comment lors d’un concert avec Miles Davis, il a commis une erreur en jouant un mauvais accord, aussitôt rattrapé par Davis : « Il m’a fallu des années pour comprendre ce qui s’était réellement passé. Voici ce qui s’est produit : moi, j’avais jugé et condamné ce que j’avais joué. Pas Miles. Il l’a simplement accepté comme quelque chose de nouveau, un truc qui était juste arrivé. Et il a fait ce que tout musicien de jazz devrait toujours s’efforcer de faire, c’est-à-dire essayer de transformer tout ce qui se produit en quelque chose ayant de la valeur. »
Pete Docter reprend : « Quand nous avons entendu ça, nous nous sommes dit que ce n’était pas seulement une grande histoire, mais aussi une parfaite métaphore de la vie. Nous avons trouvé que le jazz en était vraiment la représentation idéale. Joe devait être un musicien de jazz. »

Le jazz ne me parle absolument pas et je n’avais pas poussé la réflexion de sa présence dans le long-métrage aussi loin mais c’est vrai que le côté rythmé et mimant l’image est plutôt évident. Mais c’est surtout le côté métaphorique de la vie avec l’utilisation des « erreurs » pour créer quelque chose de nouveau qui me parle vraiment. Ai-je une passion nouvelle pour le jazz ? Bien sûr que non ! Mais les scènes de jazz sont vraiment magnifiques et restent gravées au fond de mes prunelles tant la passion débordante des personnages en faisant se ressent.

Les cinéastes désiraient situer Soul dans une ville reconnaissable pour installer cette partie du film sur une base réaliste. Une fois le jazz intégré à l’histoire, il était évident pour eux que New York servirait de décor au film, tant la ville est étroitement liée à cette musique. Pete Docter et Kemp Powers voulaient capturer l’authenticité et le cosmopolisme de la Grosse Pomme. Powers précise : « Je suis né et j’ai grandi à New York. C’est la première fois que Pixar se rend dans ma ville natale et j’ai été réellement impressionné par la quantité d’énergie qu’il a fallu pour lui rendre un tel hommage. Quand le personnage est dans le Queens, vous avez vraiment l’impression d’y être. Même chose lorsqu’il se rend à Manhattan. »

Comme je suis un professionnel de New York, je peux vous dire que le film lui rend parfaitement honneur. C’est-à-dire que je suis allé en voyage à New York aux alentours d’Halloween 2017 et que j’ai retourné de fond en comble Spiderman ps4. Je connais donc plutôt bien les images de la grande pomme et c’est fou comme on reconnait les différents quartiers et qu’on se sent réellement dedans. Je trouve ça vraiment dingue d’arriver à un tel niveau de précision avec un dessin animé.

Il était important que l’âge et l’histoire de New York soient perceptibles. Pour souligner le contraste avec le « Grand Avant », le directeur de la photographie Matt Aspbury s’est inspiré « des films des années 1970 tournés en longue focale pour les séquences de New York ; on retrouve leurs distorsions et leurs aberrations visuelles. Nous aimions beaucoup la sensation que cela procure. » Son équipe a employé un assortiment d’objectifs anamorphiques pour reproduire l’esthétique des films en prises de vues réelles qui ont servi d’inspiration à Soul. La population new-yorkaise est l’un des éléments clés dans les plans de la ville. Environ 60 vêtements différents ont été créés pour les 208 adultes, les 16 adolescents et les 4 enfants qui composent la foule. Ils ont été agencés pour obtenir plus de 100 combinaisons uniques.

Je suis soufflé par ce niveau de réalisme dans l’animation des passages à New York. L’évolution est tellement frappante en quelques années au niveau de l’animation 3D. J’ai vraiment du mal à me figurer comment nous pourrions aller encore plus loin en ce sens à l’avenir. Voilà pourquoi, entre ça et le fait que faire strictement pareil à la réalité empêche de marquer particulièrement avec des images, fait que ce n’est absolument pas le monde que je préfère regarder. Le niveau technique et réaliste est absolument dingue mais ce n’est pourtant pas ça que j’arrive à retenir. Quelle ingratitude !

Alors que les cinéastes ont pu puiser dans la vie réelle pour capter l’énergie de la ville lorsqu’il s’agissait des scènes à New York, il leur a fallu créer le « Grand Avant » de toutes pièces. Michael Fong, superviseur des effets visuels, explique : « Au début, nous ne savions pas vraiment ce que cela signifiait ni à quoi ce monde ressemblerait. Il a fallu beaucoup expérimenter et explorer. Puis nous avons découvert que nous pouvions créer des environnements impressionnistes et éthérés en générant des formes douces légèrement floues à partir de combinaisons de volumes, de particules et de lignes. » Pour le superviseur des décors, Jun Han Cho, partir de zéro pour concevoir ce monde était aussi excitant qu’exigeant : « Si nous voulions une colline, il fallait commencer par se demander en quoi elle était faite. Nous ne pouvions pas compter sur l’herbe ou la terre, elle devait être faite d’autre chose, et nous devions trouver de quoi. Allait-elle être brillante ? Et de quelle couleur ? C’est comme si on inventait un tout nouveau langage. » Contrairement aux séquences se déroulant à New York, le directeur de la photographie Matt Aspbury a utilisé un assortiment d’objectifs sphériques. Il a fait en sorte que la caméra donne l’impression de flotter et de n’avoir presque aucun poids. Pour la première fois, le réalisateur Pete Docter a opté pour le format cinéma 2.39. Le directeur de la photographie Matt Aspbury raconte : « Pete s’est enthousiasmé pour les possibilités en matière de composition et l’ampleur cinématographique que lui offrait le format large. Il a pensé que la vaste étendue du « Grand Avant » serait mieux mise en valeur ainsi. »

Voilà le monde qui supplante totalement celui de New York à mes yeux et a mon cerveau. Evidemment, nous retrouvons le monde coloré, basé sur des formes simples et bien construits et pensés qui a fait le succès de Vice-Versa. Mais comme il est utilisé ici très différemment, je l’aime beaucoup. Il est vraiment tout simple mais j’ai vraiment ses reliefs marqués au fond de mes prunelles. Je retiens également le bateau dans le désert et ses monstres particuliers, les salles bien particulières et différentes qu’on nous présente. Le monde du grand Avant me parle bien dans sa forme. Et encore, ce n’est rien au vu des personnages qui l’habitent mais nous y reviendrons plus tard.

Jon Batiste a composé, pour les besoins du film, des partitions de jazz originales. De leur côté, Trent Reznor & Atticus Ross de Nine Inch Nails – lauréats d’un Oscar pour The Social Network –  ont écrit une musique originale à mi-chemin entre le monde réel et le monde des âmes. Pour Pete Docter : « Jon Batiste est un musicien fantastique. C’est un historien mais il est capable de repousser les limites de la musique en insufflant dans son travail toutes sortes d’influences. J’espère sincèrement que le jazz qu’on entend dans Soul inspirera toute une nouvelle génération… » La productrice, Dana Murray ajoute : « Le contraste avec le travail de Trent Reznor et Atticus Ross est vraiment intéressant. C’est un choix inattendu pour Pixar, qui ne ressemble à rien de ce que nous avons pu faire jusqu’à présent. »

Voilà le fameux point musical à côté duquel je passerais volontiers à chaque fois tant j’ai un mal fou à m’y intéresser vraiment.

Soul se déroule en partie à New York et repose sur le contraste entre cette grande ville et l’univers cosmique. Visuellement, l’équipe s’est inspirée de l’œuvre de l’artiste et dessinateur satirique anglais Ronald Searle et de l’animation des 101 Dalmatiens. Jude Brownbill, superviseuse de l’animation, détaille : « Pour l’animation, Searle a inspiré des poses franches et audacieuses dans des compositions claires qui guident le regard du spectateur à travers la scène. L’étude des 101 Dalmatiens a réaffirmé l’importance dans le layout de montrer une idée d’action à la fois et de s’appuyer sur des poses clés pour permettre de lire plus clairement les moments importants. »

Évidemment que je préfère la technicité du monde de New York mais l’inventivité du monde du Grand Avant mais c’est évidemment ensemble, en contraste, qu’ils deviennent vriament très forts. Par contre, si je l’attendais à une inspiration des 101 Dalmatiens après avoir pris une telle claque visuelle.

Bien qu’il soit musicien amateur et qu’il s’identifie fortement au personnage de Joe, Pete Docter reconnaît qu’il n’a pas grandi avec la culture afro-américaine. C’est pourquoi il a notamment fait appel au dramaturge et scénariste Kemp Powers : « […] les consultants culturels et les musiciens avec lesquels nous avons travaillé nous ont apporté des connaissances inestimables. Nous n’aurions pas pu faire le film sans leur aide et leur soutien. » Parmi les consultants culturels et musicaux figurent le Dr Peter Archer, Jon Batiste, le Dr Christopher Bell, Terri Lyne Carrington, le Dr Johnnetta Betsch Cole, Daveed Diggs, Herbie Hancock, Marcus McLaurine, George Spencer, Ahmir « Questlove » Thompson et Bradford Young.

C’est magnifique de voir une telle énergie mise en commun pour réaliser un beau projet. Surtout quand il y a des sujets où la plus grande justesse est nécessaire telle que la culture et la musique. Je suis bien content de voir qu’ils mettent en avant le fait qu’ils ont réellement pris contact avec des consultants pour essayer d’être le plus juste possible et de ne pas voir s’effacer leurs beaux messages à cause d’erreurs de point de vue au niveau culturel ou musical.

Soul est le premier film des studios Pixar à présenter de nombreux personnages à la peau noire et brune. L’équipe a mis un soin particulier à s’assurer que tous les types de peaux soient représentés dans toute leur variété et leur authenticité. La directrice artistique du shading, Bryn Imagire, déclare : « Je suis très attentive à la question de la couleur de la peau. Nous voulions représenter un large éventail de personnages afro-américains, et il était important pour moi de bien faire les choses. » Daveed Diggs renchérit : « Il y a tant de façons d’être Noir… En animation on peut très vite tomber dans la caricature et affirmer que c’est ça, être noir. Mais dans ce film, il y a une vraie diversité d’expériences. » Kemp Powers revient sur l’importance dans la communauté noire des salons de coiffure/barbier du quartier : « À bien des égards, c’est le centre névralgique pour les hommes de couleur. C’est là que tous les hommes, quel que soit leur milieu, se retrouvent. » Par conséquent, l’équipe a observé de nombreux salons de coiffure new-yorkais et a remarqué que les clients ne font pas face au miroir mais sont tournés vers les clients suivants qui attendent, afin de favoriser la conversation et renforcer le sentiment de communauté. Powers ajoute : « d’un point de vue personnel, l’idée de représenter un magnifique assortiment de barbes et chevelures noires, avec tellement de textures et de nuances incroyables, était trop séduisante pour ne pas en faire un morceau de choix du film. »

Pourtant, la diversité a toujours été remarquable dans les films Pixar. Regardez à quel point les personnages sont différents dans Nemo, 1001 pattes, Toy Story ou Cars. Après, au niveau des humains, le seul personnage qui n’est pas blanc de peau que je retiens de Pixar est Frozone dans Les Indestrucibles. Soul est donc véritablement le premier à mettre réellement plus de diversité en avant et ils l’ont fait de manière très juste et justifié. C’est toujours aussi beau cette application, ce sens du détails.

Pour l’apparence de Joe, le superviseur de l’animation Bobby Podesta a puisé son inspiration… chez le réalisateur Pete Docter : « […] lui et le personnage ont très probablement la même anatomie, les mêmes proportions physiques, avec de longs membres qui peuvent partir dans tous les sens. » Le pianiste Jon Batiste, qui a composé et joué les morceaux de jazz de la bande originale, ainsi que le personnage de Roger dans Les 101 Dalmatiens, ont aussi servi de modèle.

Qu’il est beau ce Joe. Rien qu’en le voyant comme ça, nous pouvons ressentir tout ce qu’il est. Il a une tenue et un visage tout simple, tout basique et pourtant, on y devine aussi bien son rôle de prof qui ne le fait pas vibrer mais qu’il fait avec attention pour les élèves les plus passionnés et sa passion débordante pour le jazz. C’est d’ailleurs assez drôle que ses éléments essentiels se résument à son chapeau et ses lunettes dans le Grand Avant. Et pourtant, cela suffit à montrer que son âme est et restera celle d’un homme du jazz.

La directrice artistique du shading, Bryn Imagire, revient sur l’aspect visuel de 22 et celui des autres Nouvelles Âmes du « Grand Avant » : « Nous avons étudié la réfraction de la lumière, les prismes, toutes les idées relevant de ce domaine pour les appliquer aux personnages des âmes. Il y a une gradation à l’intérieur de leur corps qui suggère l’idée de lumière traversant un objet translucide et s’y dispersant. » Si les Nouvelles Âmes n’ont ni bras ni jambes, l’équipe a imaginé que 22 était là depuis si longtemps qu’elle a appris à s’en doter quand elle en a envie. Fraîchement nées de l’Univers, les Nouvelles Âmes ont une forme simple, en ampoule. Mais leur apparente simplicité est trompeuse, comme l’explique le chef décorateur Steve Pilcher : « Toutes les âmes sont semi-opaques, avec un léger effet de flou, pour suggérer une nature éthérée, douce, vaporeuse, transcendante et spirituelle. Bien qu’elles soient simples dans leur dessin, elles sont assez sophistiquées dans leur surface, leur éclairage et leurs effets. »

22 ne se démarque pas spécialement des autres âmes au niveau de sa forme. Mais sur le fond nous avons quelque chose de très intéressant avec le fait que la terre pourrait ne pas être un endroit si paradisiaque si l’on ne trouve pas sa flamme. Et pourtant, malgré cette recherche de place qui dure depuis belle lurette, le personnage ne me parle pas particulièrement puisque cela vient surtout du fait qu’elle n’ait jamais réellement testé. Mais c’est surtout en duo que les deux personnages principaux marchent le mieux. Ils ont besoin l’un de l’autre et sont construits en parfaits miroirs. Celui qui est mort et qui veut retourner sur terre car il estime qu’il n’a pas encore achever sa flamme mais qui doit apprendre que les éléments moins importants peuvent l’être plus. Celle qui n’est pas encore née et qui le refuse car elle estime qu’il n’y a aucun interet sur terre et qui finit par l’apprécier en se trouvant une vocation. En soit, la flamme n’est que la lumière qui peut nous pousser en avant, nous guider mais rien ne nous oblige à suivre son chemin jusqu’au bout pour être accompli.

Jamie Foxx double le héros de Soul, Joe. Pour le réalisateur Pete Docter, « Jamie Foxx ne s’arrête jamais. C’est un fonceur, et nous voulions que ce soit aussi le cas pour Joe. Comme Jamie, Joe n’est pas du genre à simplement abandonner. Il continue de courir après ses rêves. » 22 est doublée par Tina Fey, que Docter décrit comme « incroyablement intelligente et drôle. J’ai l’impression qu’elle a toujours au moins 15 pas d’avance sur moi tant elle est rapide et vive. Son humour a fait passer 22 au niveau supérieur ! » La mère de Joe, Libba, est doublée par Phylicia Rashad. L’actrice, connue pour le Cosby Show et Creed, prête pour la première fois sa voix à un film d’animation. La légende du jazz Dorothea Williams est doublée par Angela Bassett. Le réalisateur revient sur ce choix : « Angela a une telle force en elle… Vous la sentez dès qu’elle entre dans la pièce. Quand elle parle, on l’écoute. Nous avons pu puiser dans cette force et la transmettre au personnage. »

J’ai regardé le film en version française car je regarde toutes les œuvres que je découvre en version  française. Je ne pourrais pas vous dire grand-chose sur les différentes voix puisqu’elles font très bien le boulot. Seules deux sont à part là dedans. Je veux d’abord revenir sur un personnage très secondaire, Moonwind en anglais, qui est doublé par Ramzy Bedia. Autant dire qu’entre la tour Montparnasse infernale, double zéro, H, La flamme, les rats, Kems et gang de requins, je suis plutôt un habitué de sa voix. Ainsi, ce fût très compliqué de donner une réelle existence à Moinwind et ne pas y voir uniquement Ramzy. C’est plus ou moins la même chose avec Joe qui s’effaçait très fortement derrière la voix d’Omar Sy que je reconnais bien également. Mais heureusement, le personnage a plus le temps d’exister par lui-même et de me faire oublier son doubleur. Ça n’entache en rien le fait qu’ils sont juste et en rythme, c’est juste que je suis trop bercé par leur voix pour voir le personnage en tant que tel directement.

Les Conseillers du « Grand Avant » sont plusieurs et s’appellent tous Michel. Optimistes, omniprésents et quasi omniscients, ils sont là pour guider les âmes. Le superviseur de l’animation Bobby Podesta revient sur leur conception : « Nous avons commencé par chercher l’inspiration en puisant dans des dizaines de sources comme la sculpture suédoise, la nature ou encore l’éclairage événementiel. Le département artistique s’est alors mis à imaginer et explorer, dessinant d’innombrables formes jusqu’à ce qu’émerge une forme qui puisse être reconnaissable en tant que personnage tout en étant assez malléable pour que presque tout puisse en surgir. »

Quelle merveilleuse merveille que ces Michel. J’ai vraiment adoré au possible leur style. Je trouve ça dingue de placer un élément qui dénote autant avec le reste. C’est magnifique d’avoir un personnage en 2D dans un monde en 3D. Les personnages sont des sortes de fils lumineux et cette idée de faire disparaître le personnage à l’endroit où deux éléments de son corps se superposent. Magnifique ! Ils ne servent pas à grand grand-chose c’est sur mais voilà les êtres qui aident nos âmes à naître. En soit, seul le plus animalier d’entre eux est utile au scénario puisqu’il est l’élément qui rajoute une tension en voulant à tout pris rattraper Joe pour corriger les comptes. Je trouve ça d’autant plus fort que j’ai réussi à m’attacher fortement à de personnages n’ayant pas réellement d’histoire alors que je ne jure que par ça en temps normal.


Évidemment, lorsque les films ressemblent à Mulan, les voir apparaître prisonniers de Disney plus me dérange moins mais j’aurais tellement rêvé voir Soul dans une petite salle obscure. Où vont donc passer mes soirées du jeudi où j’enchaîne un petit burger king et un cinéma tout seul après les cours. Faire vivre les salles est essentiel pour continuer à faire vivre les films pensés pour l’expérience cinema. Il n’y a évidemment aucun soucis de les voir ailleurs quand ils sont pensés pour être vu ailleurs. Mais j’estime que pour profiter au maximum de ce que veulent offrir les différentes personnes du monde du cinéma et leur portée le plus grand respect, il est important de se servir du média qu’ils ont choisis pour penser leur création. Et justement, c’est là que Disney plus posé problème. Ils ont déjà leur série telle que The Mandalorian ou Wandavision, ce n’est pas la peine de nous couper le cinéma sous le pied en plus pour pouvoir exister.

En d’autres termes, si Disney n’abandonne évidemment pas la distribution de ses films en salles, ses créations seront d’abord pensées pour ses services de streaming. Et c’est un changement énorme, massif, profond, pour les années à venir, qui devrait affecter durablement toute l’industrie de l’Entertainment. Difficile pour l’heure de se livrer à de la prospective, mais cette décision impactera nécessairement les budgets des films produits, et les circuits des salles de cinéma, qui dépendent largement d’un mastodonte comme Disney vu son catalogue. Plus que jamais, les salles de cinéma vont certainement jouer leur survie dans les mois à venir. Il est difficile aussi d’imaginer un film Star Wars directement en streaming ou un autre film budgété comme un Tentpole movie (Dans la programmation de diffusion et les films cinématographiques, un pôle ou un piquet de tente est un programme ou un film qui soutient la performance financière d’un studio de cinéma ou d’un réseau de télévision) atterrir directement sur Disney+, vu les attentes générées auprès du public par ces licences. Mais, qui sait ?


Merci beaucoup de m’avoir lu. Je ne pensais pas m’attarder autant sur ces deux films mais voilà que mon année 2020 est officiellement terminée puisque j’ai vraiment traité tout ce que j’y ai découvert. Nous allons bientôt commencer les découvertes de 2021 et il y a eu uniquement Vivarium pour l’instant donc ça va. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ces deux films, sur Disney plus et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, à Komorebientôt.

3 commentaires

  1. bonjour, comment vas tu? merci pour cet article très détaillé. si j’ai vu Mulan, je n’avais pas poussé ma réflexion aussi loin. je me suis un peu attardée sur la comparaison avec la version animée et le côté féministe de l’histoire (un sujet d’actualité auquel je suis plutot sensible) mon avis rejoint plutot le tien sur les faiblesses de la production, même si je n’en suis pas déçue. cela reste un bon divertissement et je suis contente de profiter de disney+ gratuitement pour me faire mon propre avis. par contre, je n’ai pas vu soul. j’hésite vraiment, n’étant pas fan des disney (au sens large) ayant des héros « humain ». passe un bon jeudi et à bientôt!

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour à toi. Je vais mieux depuis que j’ai changé la façon dont je voyais mon blog et ma vie aussi d’ailleurs. Ah, même le côté divertissement j’ai eu du mal puisque les faiblesses m’ont vraiment fait mal. Encore que je ne m’intéresse pas encore vraiment au côté féministe malheureusement.
      C’est étrange d’être peu attiré par les disney humain. Ils ne me dérangent pas spécialement et je crois que mes disney au sens large sont tous portés par des humains.

      Merci pour ton commentaire. Au plaisir de rediscuter prochainement !

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