La puissance de la déesse, faiblesse d’écriture | Orient Samurai Quest tome 5

[Case n°13 du Calendrier de l’Avent]

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler déesse, changement d’arc, léger ennui et force du nombre. Aujourd’hui au programme c’est le cinquième volume de Orient Samurai Quest. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Page des Komoritiques de l’oeuvre


Shinobu Ohtaka
25 novembre 2020
Pika Edition

Musashi déprime : son âme noire pourrait le priver d’un sabre kitetsu… et de son rêve. Mais si cette couleur inspire la méfiance à tous, elle attire aussi la convoitise de Shirô Inukai. Le vagabond approche le jeune garçon sous couvert de compassion pour tenter de le transformer en sabre et ainsi extraire de lui la “déesse obsidienne” dont il est l’hôte ! Dépassé par la puissance de son adversaire, Musashi tutoie la mort. Il ne doit sa survie qu’à un heureux hasard, mais ce sont à présent Kojirô et Tsugumi qui sont pris pour cibles par son assaillant. Arrivera-t-il à temps pour les sauver ?!

Synopsis

Mon avis : Nous retrouvons nos trois personnages principaux vers la fin de l’arc des mines Daito qui a commencé dans le troisième volume et qui s’achève au tout dernier chapitre de ce volume. Nous voilà donc avec trois arcs narratifs introductifs en cinq volumes et je commence à trouver ça un peu longuet avec ce volume. En effet, l’affrontement contre Shirô Inukai traîne des pieds et des casseroles, n’aime pas beaucoup l’école. Ah non, c’est une chanson ça. Mais sinon, il porte bien des soucis quand même pour le temps qu’il prend par rapport à ce qu’il a à raconter. En effet, il devait servir à mettre en place les âmes et les sabres, ainsi que les mystères sur la déesse obsidienne, ce qu’il fait évidemment. Mais en prenant un temps fou pour placer cet affrontement comme valeur étalon de difficulté qui permettra de montrer l’évolution de nos héros. J’espère que Shinobu ne prendre pas trop de temps à chaque idée qu’elle aura. Bon, je n’en suis pas convaincu puisque le prochain arc fait déjà soixante chapitres et n’a pas encore atteint sa conclusion.

Nous avons quand même le droit à quelques idées bien placées. Heureusement, sur dix chapitres, même s’il y a beaucoup d’affrontements parfois malvenus, il reste quelques petites places à remplir par-ci par-là. Je peux par exemple citer le traitement que réserve Shirô Inukai à sa seconde. En effet, celle-ci fait tous les efforts possibles pour la satisfaire et pour lui faire le plus plaisir possible. Mais son maître ne trouve que des insultes et du mépris pour la remercier. En même temps, tout ce qui l’intéresse et d’atteindre ses objectifs et il trouve plus efficace de tout faire par lui-même. Alors évidemment, c’est quelque chose que j’ai déjà vu et revu le fait d’avoir un maître aucunement respecter son second qui lui voue une admiration sans faille. J’ai même un duo fonctionnant sur cette base dans une de mes histoires. Il n’empêche que la détresse de sa seconde a bien fonctionné sur moi.

Ensuite, il y a un gros affrontement psychologique, digne de celui entre quelques piliers de bar. C’est-à-dire que Shirô continue d’appuyer sur le fait qu’il s’en sorte mieux tout seul, qu’il vaut mieux être un monstre de puissance solitaire si on veut atteindre ses rêves tranquillement. Il juge également que si les gens se mettent en clan pour travailler, c’est qu’ils sont trop faibles pour atteindre leurs objectifs tout seul, qu’il s’agit de véritables insectes. Sauf que ça ne marche pas, puisqu’il n’y a absolument aucun jugement de valeurs de ce côté là étant donné que c’est totalement la vérité. Les gens sont faibles et ils se regroupent pour être plus forts et réussir, il n’y a donc aucun soucis dans ces différences de valeurs mais il y en a un au niveau de l’écriture je trouve.

Mais ceci avait pour but de mener à l’éveil de la déesse obsidienne puisqu’elle finira par entrer en accord avec les différentes valeurs de Musashi Kanemaki. En effet, alors que tous les adversaires de Shirô sont en danger de mort au vu de sa puissance absolument monstrueuse, la déesse s’éveille et sauve tout le monde car sa puissance est encore plus monstrueuse et tout autant inintéressante. Finalement, nous avons le droit à un pouvoir classique dont Musashi ne peut pas vraiment profiter plus que dans ce minuscule passage. Je ne sais pas, je trouve que ça manque de fond pour les personnages qui subissent beaucoup les règles de leur propre univers pour l’instant tout en étant tiyche par des grosses faiblesses d’écriture.

Finalement, la situation est bien vite remise à zéro sans que les personnages aient la moindre séquelles. Au contraire d’ailleurs, Musashi peut dorénavant réussir son test du sabre Kitetsu et peut être admiré par bien du monde. C’était vraiment un arc narratif très étrange qui a proposé des intrigues vraiment classiques et longues pour ne pas vraiment faire évoluer la situation. A voir si l’arc qui se déroulera à l’ouest selon la carte qu’ils possèdent arrivera à remonter la barre avec ses plus de soixante chapitres. D’autant plus que quelques éléments peuvent être intéressants dans le fait que la déesse était à la base dans le corps du père de Kojirô avant de se retrouver dans notre petit personnage principal qui a encore bien des choses à nous prouver.

En somme, il s’agit du volume le plus compliqué à apprécier pour moi jusqu’ici. Ce troisième arc se conclut de manière bien un peu longue pour ne pas faire avancer plus que ça ses personnages. En effet, je trouve les phases de combats trop présentes dans ce volume. Ainsi, le fait que Shirô traite mal sa seconde teste bien en retrait et la différence de valeurs entre lui et les héros n’est pas assez poussé. Pourtant, le traitement de la déesse obsidienne et de ses origines fonctionne plutôt bien et pourrait être des éléments bien réussis des prochains volume. Je me demande bien où pourra nous mener le quatrième arc mais je suis content de changer un peu d’air au vu de la conclusion de celui-ci qui n’est pas au niveau du reste.

😑


Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !

9 commentaires

    • Yep, j’avais jeté une œil rapide sur ton article commun avec le tome de Shibuya Hell et j’ai saisi rapidement ce qui te posais problème.

      Qu’est-ce que ça se traîne en longueur dans ce volume ! Et j’ai pour pour la suite vu la taille du prochain arc.

      J’aime

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