Exiger la qualité et la partager | Beastars tome 13

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler d’animaux marins, de trouver sa place et de drogues. Aujourd’hui au programme c’est le treizième volume de Beastars. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Page des Komoritiques de l’oeuvre


Paru Itagaki
5 novembre 2020
Ki-oon

Pas facile de trouver sa place quand on est un grand carnivore avec un casier judiciaire… Depuis qu’il a goûté à la viande, Legoshi est revenu à la case départ : il n’ose plus approcher les herbi, en particulier la lapine dont il est amoureux ! Heureusement, une discussion avec sa voisine permet à l’adolescent de prendre conscience des dangers de son isolement…

Il est temps de remettre sa vie sociale en état, à commencer par ses relations avec Gosha, le grand-père qui l’a élevé. Mais le vieux varan de Komodo a ses propres secrets… comme ses liens avec Yahya, un Beastar qui passe pour une légende !

Synopsis

Mon avis : Beastars est une sacrée claque depuis un bon moment maintenant ! Le tome onze venait mettre un terme à une terrible montée en puissance et le douze n’était pas en reste puisqu’il redistribuait très habilement les cartes. Il va donc maintenant être temps de voir ce que Paru Itagaki va faire de ce nouveaux jouets. Nous pouvons d’ailleurs profiter d’une incursion dans ce emploi du temps et dans sa façon de produire un story-board grace à la postface. Deuxième volume en tant que pariat, voyons voir ce que ça peut bien donner.

Le tome source par un chapitre bien mignon et bien réussi sur la relation entre Gosha, le grand-père et Legoshi le petit-fils. Ceux-ci s’étaient retrouvés tout récemment et le but ici est donc de découvrir ce que l’autre est devenu depuis tout ce temps. Gosha veut vérifier que sa descendance n’est pas devenu un voyou au vu de sa cicatrice et de sa mention c. Legoshi aimerait bien en apprendre un peu plus sur son grand-père qu’il ne connait absolument pas contrairement à nous. Cette discussion très douce et pourtant pleine de non-dits qui pourraient gâcher cette ambiance me plaît terriblement. Si ce volume démarre comme ça, mon cœur et mon cerveau vont terriblement être conquis par celui-ci. D’autant plus que Legoshi se permet de lâcher une énorme bombe juste avant que la discussion se termine, ce qui le libère un peu mais fait se poser quelques questions à son grand-père.

Ensuite, nous pouvons suivre Legoshi qui travaille dans le restaurant qui l’a embauché où il arrive bien à se mettre au niveau des différentes autres espèces même s’il panique rapidement. Au cours d’une activité des plus intéressante (livrer un plat de nouilles), l’autrice vient faire un focus sur une question que je ne m’étais jamais posé mais qui est des plus passionnante. En effet, je n’y avais pas du tout pensé mais nous n’avions pas eu la moindre occasion de découvrir ce qu’il advient des animaux marins dans cet univers aux animaux anthropomorphes. Ceux-ci parlent dans une langue qui leur est propre et ne sont que très peu étudiés au lycée d’après les retours de Legoshi. J’aime beaucoup cette idée de traitement absolument différent mais bien distinct. D’ailleurs, même la philosophie de vie est très différente puisque tout le monde croit à la réincarnation dans la mer. Le mot meurtre n’existe pas, il s’agit juste d’un cycle se répétant à l’infini. C’est assez étonnant et bien trouvé de les faire vivre en paix alors qu’ils se dévorent entre eux. Cette dépiction correspond parfaitement à notre société et à lhistoire de Legoshi. Cette foi face à la dur réalité éloignant les herbis des carnis est terriblement passionant.

La porte vers le monde aquatique a été ouverte par un nouveau personnage montré comme pratiquement mystique et donc particulièrement fascinant. Il s’agit de Sagwan, phoque tacheté, voisin de Legoshi. Les animaux amphibies comme lui sont donc particuliers vu qu’ils parlent autant les langues aquatiques que terrestres, qu’ils peuvent vivre dans les deux mondes mais qu’ils n’ont de la place nulle part. Ce personnage dégage quelque chose d’unique rappelant terriblement l’eau et les fonds marins. En effet, il est rassurant, donne l’impression de ne plus avoir les pieds sur terre et subit des dangers assez étonnants. J’aime beaucoup le fait qu’il partage facilement sa psychologie de vie ainsi que ses coutumes. Et surtout ce qui fonctionne, c’est le fait de voir Legoshi presque tout renier en bloc avant de comprendre que l’idéal serait de respecter les eusses et coutumes de tout un chacun. Quel énorme réussite thématique ce début de volume. À la fois très doux pour mon cœur de Chamallow et très réfléchi pour mon cerveau d’anthropologue.

Sagwan n’est pas le seul voisin avec qui Legoshi discute puisqu’il avait découvert le personnage de Seven le mouton mérinos dans le volume précédent. Celle-ci n’arrive clairement pas à faire accepter le fait qu’elle sache totalement où est sa place dans le monde de la mode et se retrouve très clairement écrasée par les carnis qui l’entourent. D’ailleurs, voilà ces fameux collègues qui la croisent dans un magasin de vêtements et qui sont juste horribles, qui écrasent rien qu’avec leur présence, montrant bien l’écart évident qui existe entre les deux régimes alimentaires. Je trouve ça magnifique que Legoshi arrive à inverser les rapports de force en quelques secondes et sans rien faire du tout. Mais évidemment, cet écart, même quand il est ainsi positif, est terriblement compliqué à accepter de la part de Seven. Ça doit être tellement horrible de faire autant d’efforts pour des résultats médiocre et de voir quelqu’un réellement réussir sans même vraiment essayer. Ah, quel chapitre encore une fois. Je trouve ça dingue que Paru Itagaki soit aussi juste sur ses personnages, sur l’humanité dans de tels chapitres semaines après semaines.

Évidemment, comme ce nouvel arc ne se concentre pas uniquement sur la nouvelle condition du personnage de Legoshi, nous avons un focus sur deux personnages très importants. Nous retrouvons donc Yahya le cheval, actuel grand Beastar en pleine mission dont je vous ai mis une image juste au dessus d’ailleurs. En mettant au sol un petit bandit, il apprend que celui-ci s’est déjà fait battre cette semaine et par un dragon de Komodo. Nous retrouvons dès lors ce petit grand-père qui a une image terriblement mignonne auprès de tout un groupe d’enfant. L’écart de destin entre ces deux amis qui ont toujours été là l’un pour l’autre est toujours plus marqué et toujours plus frappant. Les retrouvailles sont à la fois chaleureuses et froides, violentes et très douces, folles et très sensées vu qu’elle présente deux contraires. Yahya est tellement dingue ! Il a une vision à 350° et son angle mort était parfaitement complété par son ami varan. Il en a besoin pour que son monde ne soit pas terriblement vide alors qu’il est immense et totalement libre. Évidemment, leur relation nat un petit peu de l’aile lorsqu’il comprend et qu’il refuse en partie le fait que le varan ne se battra plus que pour sa famille désormais. Et justement, cette famille intrigue notre ami Yahya qui va sans doute se rapprocher un peu de Legoshi et augmenter encore sa fascination perverses pour les herbis.

L’auteur met également en place un réseau de trafiquant de drogues dont le but est de donner envie aux jeunes carnis de manger des herbis en leur mettant des éléments d’os et de sang dans une boisson. Bien évidemment, ceux-ci essayent de piéger notre bon Legoshi. C’est très beau de voir comment il fait peur voir clair dans leur petit jeu ainsi que pour ne pas être tenter. Nous avons le droit à une hallucination aussi sensée que peut l’être une hallucination. Et en même temps, comme notre loup gris a déjà goûté à la viande, il ne pouvais en être autrement dans cette situation. Ainsi, l’hallucination fait tout autant plaisir à Legoshi qui prend ensuite plaisir à combattre qu’à moi-même. Pour les herbis ! Nous avons grâce à tout ceci un petit focus sur la meilleure amitié du monde permettant à notre protagoniste d’enfin comprendre le lien qu’il a avec les herbis ainsi qu’à se fixer un nouvel objectif clair.

Comme il a aidé la police sans réellement le vouloir, il reçoit un sacre cadeau de leur part et décide de le partager avec les différents voisins de son immeuble. Ainsi, nous pouvons découvrir tout un tas de situations différentes mais menant tous à ce côté un leu exclus de la société qui les caractérise. L’autrice s’attarde surtout sur les gens du 502 qui présentent un un oiseau de proie et une gerbille fonctionnant en symbiose. La petite utilise le grand pour se rendre la vie plus pratique malgré le risque de se faire manger qui est bien réel. Et dans l’autre sens, il en profite pour se faire entretenir sans effort, ce qui apporte bien plus que de la manger. C’est assez drôle de voir tous ces profils atypiques, surtout en comparaison avec celui tout calme de Seven et surtout car cela permet à Legoshi et à Sagwan qu’ils ont bien fait de quitter la mer ou l’école. Peut-être qu’en vivant nos vies a fond, nous pourrons trouver notre place.

En somme, nous avons un volume qui m’apparaît comme tellement passionnant ! Nous avons le droit à une avancée de la relation entre Legoshi et son grand-père où ils veulent connaître le passé de l’autre et où les secrets sont encore légions. Nous découvrons comment vivent les animaux marins et amphibiens dans ce monde alors que je ne m’étais jamais posé la question. Mais c’était fascinant de découvrir des eusses et coutumes si différentes. Cette réussite est portée par le si doux nouveau personnage de Sagwan qui est hypnotisant. Ensuite, nous avons un beau focus sur la relation entre Gosha et Yahya qui est évidemment terriblement nuancée, sur Seven et sa carrière chateau de sable. Enfin, nous avons une belle réflexion sur le personnage de Legoshi et sa place grâce à un traffic de drogues, à un barbecue et à ses voisins. Encore une fois un tome terriblement réussi sur les personnages et l’humanité.

😍


Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !

4 commentaires

  1. Tout comme toi, j’ai été passionné du début à la fin par ce tome, que ce soit Legoshi, son grand-père, Seven ou encore Sagwan. Sans parler de Louis !
    Et comme toi, je ne m’étais pas du tout posé la question des animaux marins, et toutes les thématiques que ce nouvel aspects de l’univers que ça amène me semblent pleines de promesses !

    J’aime

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