Mon problème avec [#04] : les animés

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi. Aujourd’hui, voilà le quatrième épisode de cette émission qui avait bien plu et qui m’avait bien permis de discuter. En même temps, que ce soit un Mon Problème Avec sérieux ou remplit à ras bord de mauvaise foi, ce concept a au moins pour mérite d’ouvrir le débat. Après avoir parlé des épisodes neufs de la série Game of Thrones, nous allons nous pencher sur les animés en règles générales. Laissez-moi donc vous expliquer quel est Mon Problème Avec, c’est parti !


Histoires rapides des mangas et des animés

Sous l’occupation américaine, les mangakas d’après-guerre subissent l’énorme influence des comic strip qui sont alors traduits et diffusés en grand nombre dans la presse quotidienne japonaise. Sazae-san de Machiko Hasegawa sera le premier grand succès d’après-guerre.

Un d’entre eux, influencé par Walt Disney, révolutionnera le genre et donnera naissance au manga moderne : il s’agit du célèbre Osamu Tezuka. C’est en effet Tezuka qui introduira le mouvement dans la bande dessinée japonaise par des effets graphiques comme des traits ou des onomatopées soulignant toutes les actions comportant un déplacement, mais aussi et surtout par l’alternance des plans et des cadrages comme il en est usage au cinéma, rompant ainsi avec une tradition théâtrale, les personnages étant jusque-là toujours représentés en pied, à égale distance et au centre de l’image. On considère généralement Shin-Takarajima, parue en 1947, comme marquant le début du manga moderne.

Finalement, le passage du papier au petit écran devint courant et l’aspect commercial du manga prit de l’ampleur. Tezuka bouleversa le mode d’expression du manga, en explora les différents genres – alors principalement infantiles – et en inventa de nouveaux. Il inspira de nombreux artistes tels que le duo Fujiko Fujio (Obake no Q-tarōDoraemon), Fujio Akatsuka (Tensai bakabon) et Shōtarō Ishinomori (Cyborg 009Kamen Rider), voire Leiji Matsumoto (Galaxy Express 999).

Les années 1960 voient l’émergence de mangas plus dramatiques dans lesquels sont abordés des sujets plus « sérieux » et réalistes, appelés gekiga. Initié par Yoshihiro Tatsumi et Takao Saitō (Golgo 13), le style influencera notamment Sampei Shirato (Ninja bugeichōKamui den), Shigeru Mizuki (Kitaro le repoussant) et le duo Tetsuya Chiba/Asao Takamori (Ashita no Joe), la plupart de ces auteurs participant au magazine d’avant-garde Garo.

En 1964 naît l’association des mangaka du Japon, qui décerne des prix annuels à partir de 1972.

Dans les années 1970, le manga pour filles, écrit par des femmes se développe à l’initiative du groupe de l’an 24, notamment Moto Hagio (Poe no ichizoku) et Keiko Takemiya (Kaze to ki no uta), puis de Riyoko Ikeda (La Rose de Versailles), Suzue Miuchi (Glass no Kamen), et Yumiko Igarashi et Kyoko Mizuki (Candy Candy). Mettant en avant les relations psychologiques des personnages, il se détache des mangas pour garçons.

En 1985, Tezuka Osamu reçoit le prix culturel de Tokyo, et en 1990, un an après sa mort, le Musée d’art moderne de Tokyo lui consacre une exposition. Cet événement marque l’introduction du manga dans l’histoire culturelle japonaise.

Ainsi, les mangas « grandissent » en même temps que leurs lecteurs et se diversifient selon les goûts d’un public de plus en plus important, l’édition du manga représente plus d’un tiers par ses tirages, et près d’un quart par ses revenus, de l’ensemble de l’édition japonaise. En 2008, sur 3,2 milliards de publications vendues au Japon, on comptabilisait 669 millions de magazines de manga et 478 millions de recueils de manga, pour un chiffre d’affaires respectif de 211 et 237 milliards de yens, chiffre relativement stable depuis le début des années 1990. La vente de mangas numériques représentait déjà en 2008 3/4 des ventes de livres électroniques avec 35 milliards de yens.

Le manga va plus loin, il en existe des jeux de cartes, des jouets, des jeux vidéo, des films d’animation et des films ; ces derniers pouvant même être à l’origine d’un manga. Il est devenu un véritable phénomène de société puisqu’il touche toutes les classes sociales et toutes les générations, traitant de tous les thèmes imaginables : la vie à l’école, celle du salarié, le sport y compris cérébral tel le jeu de go, l’amour, la guerre, l’épouvante, jusqu’à des séries plus didactiques comme la littérature classique, l’économie et la finance, l’histoire, la cuisine et même le code de la route, dévoilant ainsi ses vertus pédagogiques.

L’histoire des anime commence au début du xxe siècle, lorsque des réalisateurs japonais s’essaient aux techniques d’animation qui avaient été explorées en Occident. Malgré ces expérimentations précoces, avec notamment un premier long métrage, Le Serpend blanc, en 1958, il faut attendre Astro, le petit robot, créé en 1963 par Osamu Tezuka, pour toucher au succès populaire. Durant les années 1970, les anime continuent à se développer, se séparant de leurs racines occidentales et développant des genres uniques tels que les mecha. On retrouve à cette époque des œuvres comme Lupin III et Mazinger Z. Durant cette période, plusieurs réalisateurs deviennent fameux, notamment Hayao Miyazaki et Mamoru Oshii.

Dans les années 1980, les anime sont intégrés à la culture populaire et la production explose. Le démarrage de la franchise Gundam et les débuts de la carrière de Rumiko Takahashi marquent le commencement de la décennie. En 1988, Akira obtient le record du coût de production d’un anime.

Pendant les années 1990 et les 2000, les anime reçoivent plus d’égards à l’étranger qu’auparavant. Akira, Ninja scroll (1993) et Ghost in the Shell (1995) deviennent célèbres à travers le monde. Des séries comme Neon Genesis Evangelion et Cowboy Bebop triomphent au Japon, mais captent aussi l’attention en Occident. Le Voyage de Chihiro reçoit le 1er prix ex æquo du Festival du film de Berlin 2002 et remporte l’Oscar du meilleur film d’animation en 2003, et le Festival de Cannes 2004 place Innocence : Ghost in the Shell 2 en compétition officielle.

Le plus ancien anime connu, découvert en 2005, fut produit en 1907 et se composait de 50 images dessinées directement sur un ruban de celluloïd. Ce court essai montrait un jeune garçon écrivant les caractères chinois pour « film » (映画), puis se tournant vers le spectateur et lui tirant son chapeau. L’identité du créateur reste inconnue.

Je tiens à rappeler que ce qui va suivre ne représente que mon avis personnel et aucunement une vérité générale. Il s’agit de mon problème avec les animés et non du problème des animés. Voilà voilà, bonne lecture à vous !


Mon problème avec les animés

Les faux problèmes des animés

J’ai quelques soucis avec les animés mais je reste intelligent et je reconnais leur utilité et le fait qu’ils sont bien plus grand public. Alors que certaines personnes ont des problèmes qui n’ont aucun sens, que j’ai vu pendant mes recherches et dont je veux parler.

  • « C’est que les gens que sa soit ceux qui aime ou destestens les mangas/animes, ne connaissent que 4/5 mangas/animes et c’est tressouvent des shonens. ». Alors, cela me semble logique que les plus connus soient toujours plus connus et plus mis en avant car en arrivant dans un média, je trouve ça normal de s’attaquer aux plus connus en fait. Cela paraîtrait étonnement de commencer cet univers par des oeuvres telles que Jackals ou Rudolf Turkey.
  • « C’est que le héro tombe souvent amoureux d’une fille et est avec … Et toi pendant ce temps t’es soit célib soit avec des filles qui regarde les anges (perso je préfére rester celib qu’être avec une kikoo ). Enfin ce que je veux dire c’est que ça vends trop du rêve par rapport à la réalité ». Bon, la première partie est principalement une blague mais alors pour le reste… Est-ce vraiment surprenant et dérangeant d’avoir du rêve vendu avec des œuvres imaginaires. Et puis des œuvres sombres, bien dures et avec peu d’espoir et de rêves, ça existe aussi.
  • « Regardez pas ces merdes d’animés et comme ça c’est réglé… »/ « je suis d’accord avec toi, perso à part sp et les simpsons y’a pas grand chose que je regarde (hors films, évidemment) mais les animés je trouve ça aussi gonflant que le reste, c’est bourré de clichés, tout le temps, souvent ça tourne autour d’un personnage qui se croit être le centre du monde, qui fait le tro d4rk samourai katze philosophe, pour moi c’est de la merde. mais chacun ses gouts » Est-ce que j’ai besoin de développer quelque chose ici ? On peut ne pas aimer, pas de soucis mais rajouter une petite couche de respect serait bien plus agréable. D’autant plus qu’on peut juste ignorer quelque chose qui ne nous plaît pas. Évidemment, chacun ses goûts mais vous aimez de la merde 🙃.
  • « Les dessins animés ont une résolution moins bonne que les séries normales. L’image est saccadée, elle se pixelise comme du 128p. Pour quelle raison ? Je n’ai pas ce pb avec les autres séries. » Euh, ce n’est pas le sujet mais voilà peut-être le seul vrai problème de cette liste.
  • « Et en plus les sous-titres sont rédigés par des analphabètes. Il y a 3 fautes par mots dans ceux de psy machin truc ». Alors, 3 points. Les premiers sous-titres ne sont pas officiels et sont fait gratuitement et extrêmement rapidement des fans sur leur temps libre. Ces œuvres existent également en VF en fait (j’ai d’ailleurs hâte d’en parler car elles prennent bien tarif pour pas grand-chose). Ça n’a absolument rien à voir avec la qualité de l’oeuvre.
  • « Des que je look un épisode je ne peux m’empêcher de Couper tout les 10 minute de faire autre chose et de revenir Apres pour finir . Je n’ai pas ce soucis qu’avec les animes. Je suis mal a l’aise a partir du moment ou je reste passif devant mon écran plus de 20 minutes suis je le seul dans ce cas ? » Il s’agit d’un élément bien particulier qui découle plus d’un soucis de concentration que d’autre chose mais qui se rapproche d’un des points dont je veux parler.
  • « comme Gintama c’est qu’ils sont beaucoup trop long bordel ! » Alors, tous ne sont pas longs. La plupart ont des choses à dire sur cette durée mais il est vrai que le côté commercial a tendance à pousser le bouchon un peu trop loin (Maurice) parfois. Mais rien n’empêche d’avancer petit à petit aussi au lieu de toujours vouloir regarder en entier en 37 secondes (faudra que j’en parle aussi).

Problème de redondance avec un format que je trouve plus pratique

Mon plus gros soucis et qui est d’ailleurs le seul que je vois vraiment puisqu’il suffit pour que je ne passe qu’un temps microscopique sur les animés, c’est évidement le rythme ! Quand je lis déjà le manga, je n’ai pas envie qu’on me force le voir à nouveau mais en m’enlevant ma liberté. En effet, je trouve bien plus agréable de pouvoir lire un tome au rythme que je veux tout en imaginant ce qu’il se passe entre les cases plutôt que d’avoir absolument tous les mouvements qui avancent sans que je ne puisse toucher au rythme.

Quand je ne connais pas encore une œuvre, je préfère juste me tourner vers le manga car je trouve ça plus pratique et que c’est vraiment devenu mon format de prédilection. Genre, il ne me reste plus que jojo’s bizarre adventure que je découvre avec l’animé puisque cela reste plus pratique que de découvrir plus de 100 tomes mais je compte me suivre la partie 9 en mangas si elle arrive un jour. Ce n’est clairement pas un problème de langue comme je vous le disais tout à l’heure puisque j’aime la version française et que je suis aussi capable de lire des sous-titres. En soit, je suis même content des animes qui rendent des œuvres plus populaires et qui m’aident à avoir des suites et des fins mais ça le format en lui-même m’indiffère. Je préfère largement me concentrer sur les nombreuses séries qui n’ont pas de format papier et les mangas qui existent déjà au vu de l’offre monstrueuse.

Effectivement, les animes contiennent des couleurs, des musiques, de l’animation, des openings et des endings. Mais je n’en ai que faire puisque ce qui m’intéresse, ce sont les personnages et les histoires donc mon format papier reste et restera encore longtemps mon amour. Évidemment ceci ne concerne que les animés adaptés de mangas. Et quid des productions originales me demanderont certains ? Et bien, comme je ne regarde pas beaucoup de séries non plus, j’essaye déjà d’en rattraper certaines avant d’essayer hypothétiquement de me tourner vers ceux-ci qui sont avec jojo’s, les seuls raisons qui peuvent me poser devant des animes. Mais ça reste rare comme vous l’aurez compris.


Conclusion

Mon problème avec les animes est en fait juste le fait qu’ils racontent les mêmes histoires que les mangas que je lis sans ajouter de la valeur ajoutée dans ce que je recherche et en m’ajoutant un soucis supplémentaire. Mais vous savez quoi ? Le principal est de partager les œuvres qui vous plaisent qu’importe sur quel format ! Ceci est un petit message à l’égard de ceux qui font des comparaisons insensées pour savoir lequel utiliser. En effet, ce sont juste vos préférences qui doivent rentrer en compte pour ce choix. Et du coup, s’il vous plaît, arrêtez de forcer les autres avec des « tu n’as pas aimé lire ça, regarde l’animé », ça n’a aucun sens. Mais surtout, n’oubliez pas d’aimer les oeuvres que vous aimez, et ici, qu’importe le format.


Merci beaucoup de m’avoir lu. J’espère que cette petite réflexion vous aura plu. N’hésitez pas à aimer, commenter, donner votre avis sur ce sujet ou à en proposer d’autres si ça vous tente. On se retrouve sans doute bientôt. Merci beaucoup, c’était Komorebi !

Si vous voulez voir d’autres éléments qui me posent problème :

5 commentaires

  1. Merci beaucoup pour cet article, je ne suis pas fan du tout des séries animés mais par contre un long métrage comme un bon « Ghibli », dans les séries, je n’aime pas les cris continuent, les lumières vives, et je prône depuis toujours le livre, et j’ai accepté depuis quelques années que le manga est un livre. Actuellement la série Promised Neverland est sortie sur les écrans et je refuse catégoriquement de la regarder. Je préfère regarder ma bibliothèque avec tendresse et de laisser courir mon imaginaire. Au Plaisir

    J’aime

  2. Moi j’aime les deux. Après je suis de cette génération qui a grandit avec les animés donc forcément ce format m’intéresse.
    Par contre si l’animé est souvent la mise en image d’un manga, cela ne reste qu’une adaptation donc une oeuvre différente du manga. Si d’un point de vue général, cela paraît identique, cela ne l’est pas du tout. Certes parfois c’est vraiment très proche mais chaque format à ses propres codes. Par exemple, City Hunter. Impossible de voir à l’écran les mokkori de Ryo donc le personnage a dû être modifié il n’est plus vraiment le Ryo du manga, il devient un personnage à part. Les histoires aussi évoluent différemment. Certaines sont du copié-collé quand d’autres sont totalement inédites. La raison ? La production de l’animé prend moins de temps que la production manga.
    Et puis effectivement il y a les oeuvres animés totalement originales comme Cowboy Bebop ou Evangelion dont tu as parlé. Là c’est l’inverse qui s’est produit, l’animé a été adapté en manga, ce qui n’a pas forcément été une réussite d’ailleurs !
    Après je dois bien avouer que les nouveaux animés, je ne connais pas. Là je pense que je vais regarder Vinland Saga pour voir si l’adaptation peut me plaire.

    J’aime

  3. Salut, merci beaucoup pour l’article c’était très sympa à lire ! J’ai hâte de t’entendre parler de la VF parce que je comprends vraiment pas les gens qui n’aiment pas ceux qui en regarde, ce n’est pas mon cas mais j’aimerais quand même savoir.
    Je te rejoins sur le point où tu préfères t’imaginer ce qui se passe entre les cases, je trouve ça encore plus flagrant avec les romans puisque j’aime bien m’imaginer comment sont les personnages, le décor, etc…, les films imposent ça et c’est moins bien. J’attends avec impatience le prochain Mon problème avec 🙂 Salut !

    Aimé par 1 personne

  4. Me voilà enfin !!!
    Alors j’ai le même soucis de rythme que toi, dans le sens où je lis plutôt vite, privilégiant la fluidité du déroulement sans rester très longtemps à scruter les détails des pages (sauf rares exceptions), et de ce fait, quand je regarde la version animée d’un manga que j’ia déjà lu, je trouve ça super lent.

    En fait c’est mathématique, je prends l’exemple de Dr Stone : je lis un tome en 30 minutes, 40 max. La saison 1 adapte quasiment chaque tome en 3 épisodes de 20 minutes : soit 60 minutes pour adapter un tome que je lis en 30 à 40. C’est énorme ! Et forcément, ça donne un sentiment de lenteur.

    Ça fait pareil dans le sens inverse. J’ai vu plusieurs fois les animes FMA, du coup en découvrant le manga, j’ai l’impression qu’il est rushé !

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s