Deadman Wonderland – Dans Ma Mangathèque #18

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi dans ce nouvel article mensuel, écrivant ça début juin et le sortant seulement le jour d’Halloween, je ne sais pas si les autres émissions mensuelles sont toujours en vie. Jespere que tout ce passera bien pour tout le monde d’ici là, que je continuerai à prendre plaisir ici et que j’arriverai à suivre mes sorties mangas même avec la disparition de mes bourses. Mais dans le doute : Après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète de ma collection. Et aujourd’hui, celui-ci nous rapprochera de la fin du mois d’octobre justement. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : prison, sang, crâne d’œuf et absurde. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que Deadman Wonderland. C’est parti !


Dix ans après le grand tremblement de terre de Tokyo, la prison « Deadman Wonderland » est devenue un site touristique qui permet de récolter des fonds pour reconstruire la ville. Les spectateurs assistent avec enthousiasme à des épreuves mortelles où les prisonniers s’affrontent pour obtenir quelques jours de vie supplémentaires. Ganta et ses amis vont bientôt se rendre en voyage de classe dans cette prison. Mais un homme en rouge les attaque ! Ganta est le seul survivant. Accusé à tort d’avoir tué tous ses amis il est condamné à mort et incarcéré à « Deadman Wonderland ». Avec l’aide de Shiro, une jeune fille très étrange rencontrée dans la prison, il va tenter de rester en vie. Mais les règles sont dures et Ganta doit réussir à prouver son innocence…

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique : 13 tomes écrits par Kataoka Jinsei et dessinés par Kondô Kazuma et publiés entre le 08 octobre 2010 et le 04 juillet 2014 par Kana en France.

Mais que dire sur ce titre ?

Ma découverte de la série

Huis clos et scénario fantastique offre ici un contraste saisissant !
La série mixe des thèmes qui ont fait leurs preuves : société post apocalyptique, injustice et muse protectrice…. Voilà comment on pourrait présenter cette oeuvre que j’ai acheté d’occasion sur vinted, pour changer, le 14 août 2019. J’écrivais déjà sur le blog donc vous pouvez mes avis ici.

Retrouvez ici ma critique du tome 1, avec trois autres tomes 1. Je n’étais pas spécialement emballé, c’était okay mais je n’avais pas ressenti l’étincelle.

Ici se situe ma critique des tomes 2 à 5. C’est un peu mieux noté car après les tomes 2 à 4 encore plus faibles que le précédent, le 5 possède l’étincelle que je recherchais.

Retrouvez ici ma critique des tomes 6 à 9. C’est moins bien noté parce que la première partie s’achève et me laisse sur ma fin avec des antagonistes et des éléments à traiter qui m’indifferent.

Enfin, ici est ma critique des tomes 10 à 13. Comme je l’avais imaginé, j’ai été très déçu par les questions finales alors que je n’attendais rien.

Et donc, c’est le moment de me demander ce qu’a donné ma relecture.

Faux départ

Le premier tome ne m’a pas spécialement accroché à la relecture. C’est à dire que j’aime bien l’univers et l’évolution du héros qui finit par devenir actif après avoir bien subi. Par exemple, avoir une prison et des pouvoirs est assez classique (Area D, en 14 tomes, en 2 parties aussi) mais fonctionne bien pour le propos de la série sur l’absurde. Ganta est un personnage insupportable car ne faisant que subir tout au long de ce premier tome sans rien raconter de précis, heureusement que c’est pour montrer à quel point cet univers va le changer parce que sinon… Mais il y a beaucoup trop de figures hostiles (la gardienne en chef, Shiro, le chef de la prison, les autres détenus) et basées sur des identités secrètes pour que ce soit clair et passionnant. Je tiens à noter qu’il y a quand même quelques mystères qui marchent avec des indices bien drôles à voir à la relecture.

Finalement je suis toujours mitigé avec le tome 2. Ganta commençait à agir par lui-même si ce n’était que temporaire puisque le personnage subit trop dans le but d’introduire tout le reste. Et j’ai malheureusement l’impression qu’on est parti pour un long moment de solitude pour moi avec cette évolution nécessairement lente mais inintéressante. Il y a toujours beaucoup de personnages mystérieux et typés comme méchants (trop sans doutes) et liés par une chanson pour une majorité d’entre eux. Le second de la prison, Tamaki est évidemment le pire. Est-ce quon a déjà vu un second/ un conseiller qui n’avait pas des rêves de gloire allons à l’encontre de ceux de leur chef ? Oui, absolument partout ! Tellement de classicisme sur cette idée. La folie augmente et ce n’est pas trop mon délire comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises sur le blog. C’est vraiment un pan de l’humanité difficile à écrire et à mettre en scène de manière prenante. Mais j’ai bien apprécié la volonté de toujours se relever de Ganta (classique mais toujours magnifique à voir) et sa découverte et son décalage avec les autres Deadmen. Je trouve ça malin de les montrer en train de manger et de discuter tranquillement tous les 4 pendant que Ganta souffre mentalement sur la même chose. Du bon mais mitigé.

Le tome 3 est encore une fois pile sur la moyenne. Il n’y a pas le moindre moment de calme, ce n’est donc pas évident de lancer les intrigues ou de développer les personnages. Je n’ai pas non plus trouvé d’antagonistes qui maccrochent, puisqu’il n’y en a pas encore réellement eu puisque les affrontements ont plutôt lieu par la force des choses. Sinon ça commence à aller mieux pour le reste. Je n’apprécie pas les menteurs et manipulateurs quand ce n’est pas pour le bien des autres et qu’on se ment juste à soi-même. Mais lhistoire de Yô et Minatsuki fonctionne même avec tous ces faux-semblants. Sinon, l’honnêteté et l’espoir de Ganta font du bien dans cette folie. Et les indices pour les retournements de situations sont poussifs. C’est pas désagréable mais il y a des points à améliorer. Vraiment !

Ah, le quatrieme tome est certainement mon préféré pour l’instant. Bon, être mon préféré de cette première partie qui me fait ni chaud ni froid n’en fait pas de l’or mais j’apprécie l’effort quand même. J’apprécie grandement le chef et la sous chef de la rébellion qui fonctionnent bien puisqu’ils ont de beaux objectifs de liberté. Le traître de la rebellion se voit à 1000 kilomètres ou alors c’est le fait d’avoir deja lu qui joue aussi peut-être. Par contre, je ne suis toujours pas emballé pour un sous par les antagonistes qui ne durent pas plus d’un tome et qui ne tiennent aucun propos. Mais surtout, Shiro me sort par les yeux ! Pourquoi elle n’explique pas pourquoi elle les a sauvé en détruisant le seul objet qui les aide ? Ah Shiro, je ne t’aime pas, alors si tu peux faire l’effort de communiquer au moins s’il te plaît. Du mieux quand même sur l’ensemble du volume.

Et c’est la douche froide avec le tome 5, que c’est plat cette relecture. Bye bye les ennemis qui n’avaient même pas été mis en place. Le duo de la couverture est très réussi, merci à la rébellion d’avoir apporté ces deux personnages qui sont pour moi deux des quelques réussites de Deadman Wonderland. On assiste à une belle perte d’espoir qui mène à la folie. La folie est partout dans Deadman Wonderland et à l’extérieur. Mais Ganta prend conscience de ses amis quand il faut redonner espoir au chef, trop tard. C’est agréable mais je trouve ça trop fouilli.

Voilà la fin de l’introduction et du premier vrai arc. Quelques bons points faisant à peine jeu égal avec le fouillis total du scénario. On espère une belle montée sinon ça ne sea vraiment pas une réussite.

Développements réussis

Il y a un peu de mieux quand la série prend enfin le temps de se poser. Merci le tome 6 de commencer à prendre plus de place pour enfin raconter quelque chose. C’est agréable les questions de Ganta sur l’utilité de leurs actions et le moment de bonheur avec les autres Deadmen. En effet, Ganta regrette son impuissance dans l’arc précédent et le fait que malgré les efforts monstrueux qu’ont fait la rébellion, ça n’aura servi à rien. Et effectivement, c’était sympathique de voir nos amis Deadmen enfin à hors de leur secteur et faire le point sur leurs envies. Voilà par contre, les ninbens qui sont des personnages aux cerveaux lavés donc avec peu d’intérêts par eux-mêmes. J’ai l’impression de retourner les elfes de Black Clover est leurs motivations invisibles. Encore un coup dur pour les antagonistes de DW. Mais, voilà qu’on commence à apprendre les crimes du groupe de Deadmen (sauf un qui disparaît à tout jamais des dessins, petite pensée pour tout le glouton). Par contre, Ganta enchaîne erreurs sur erreurs à la fin, en s’isolant comme un idiot. Si sur la forme ça pêche encore un peu, le fond est bien plus réussi.

Le tome 7 est bien moins fouilli et bien mieux construit. En même temps, il ne se concentre que sur un seul élément donc c’est plus simple de mener la barque. Je suis très fier de ce tome puisque Ganta arrive enfin à faire quelque chose puisqu’il sauve Azami non sans mal. Grâce à elle et à Shiro qui comprend qu’il l’a protégé en s’isolant, les autres Deadmen comprennent qu’il lui en veulent pour rien et lui pardonne. Voilà qu’on revient à ce que je disais, la forme pour faire réfléchir et changer les personnages est poussive mais les changements fonctionnent vraiment bien. Voilà aussi les gardiens qui se révoltent, peut-être enfin l’occasion de présenter la différence entre eux et les prisonniers qui est un énorme manque à gagner. Spoilers : il n’y aura jamais rien de développé avec le corps représentant le pouvoir dans la prison, quel dommage. Et voilà une nouvelle fournée d’antagonistes inexistants, juste des expériences plus réussies que les autres. C’est vraiment une bonne idée d’avoir une quinzaine d’antagonistes sur 13 tomes, ça marche vraiment bien tiens. Le tome est tout de même bien mieux mais il reste quelques failles.

C’est dommage car le tome 8 est sans aucun doute le plus classique de toute la série mais également celui que je préfère. Je trouve ça vraiment dommage de ne pas voir la série briller par elle-même. On a donc les 4 Deadmen autres que Ganta contre les 3 expériences et contre leurs traumatismes passés les ayant menés là. J’aime beaucoup le réveil des Deadmen dans leurs combats. On voit leurs traumatismes et qu’ils les dépassent grâce à Ganta qui en a connu des pires. Ensuite, on a enfin un adversaire que j’ai trouvé intéressant puisqu’il est nuancé et qu’il fait ça sans en avoir envie mais qui est battu par les milliards de personnalités de Shiro. Je vous ai déjà parlé d’à quel point j’aime ce personnages non ? D’ailleurs, voilà Ganta et Shiro enfin réveillés et prenant enfin conscience de leur passé commun.

Le neuvième tome constitue une bien bonne fin de première partie qui a mis bien du temps à se lancer mais qui fonctionne bien à partir du tome 6. J’ai adoré tout ce qui touche à Tamaki, c’était très intéressant. Voilà sans doute mon élément préféré du manga. C’est classique encore une fois mais j’adore voir son absolue confiance en lui voler en éclat quand il comprend qu’il n’a fait que jouer le jeu du directeur et pas le sien. Les révélations sur ce qu’est vraiment DW et a qui il appartient fonctionnent bien. Chacun voulait être le maître de ce monde miniature, Tamaki pensait le tenir dans ses mains mais il semble appartenir à quelqu’un encore au dessus. Pour la deuxième partie, il ne nous reste plus que le directeur et le premier Deadman, Shiro. Ouh, comme je n’ai pas hâte de voir ces personnages en action, encore plus après cet enchaînement de réussites.

Le départ de cette deuxième partie contenue dans le tome 10 m’a heureusement bien convaincu. J’ai trouvé plutôt intéressant le passage de calme en dehors de DW où nos personnages essayent de se reconstruire. Mais pour y arriver, ils doivent mettre un terme au véritable DW, sinon ils ne pourront jamais avoir l’esprit tranquille. Voilà une construction qui fonctionne . On remarque que Ganta est plus sur de lui et agit enfin par lui-même, il était temps. Du coup, je commence enfin à apprécier le personnage principal. Bon, ça ne marche pas et il doit suivre Toto pour sauver Senji mais il y a du progrès à noter. On a des infos sur crâne d’œuf et le système autour. Pas mal ce nouveau départ.

Dernier tome de ce troisième point, veuillez accueillir le tome 11. J’aime bien plus cette deuxième partie à la relecture, pour l’instant. On en apprend beaucoup plus sur les 4 derniers antagonistes. Ça justifie correctement presque tout ce que je n’aimais pas. La deuxieme personnalité de Shiro en tête. Ensuite, on a Senji qui est le seul deadman encore en avant (dommage pour les autres) qui finit par trouver sa voie. Le jeu avec la pièce pour savoir s’il y a des morts est intéressant. C’est à dire que si elle tombe sur face, ça voudrez dire qu’il n’y aura pas de morts et inversement. L’auteur nous fait deux moments de suspens qui fonctionne bien avec celle-ci.

Et voilà, nous terminons de découvrir mon plaisir avec Deadman Wonderland qui aura duré 6 tomes. L’univers était intéressant et les points plus classiques ont permis aux intrigues de souffler et aux personnages d’être enfin développés. Cependant, un antagoniste marquant ne suffit pas, tout comme le nombre de personnages qui disparaissent de l’intrigue.

Retour à la case départ

Aie, je crois que n’avoir que quatre tomes pour conclure la deuxième partie n’est certainement pas assez. Ça me rappelle Area D qui a été forcé d’arrêter et de précipiter la fin alors que la deuxième partie avait du potentiel, elle démarrait juste un peu lentement. Mais ça n’a pas l’air d’être le cas ici. C’est juste que le rythme, les thèmes, le propos et les personnages ne me touchent plus pour le final. Le début du tome 12 est sympathique avec le duo qui trouve de belles parades malignes en combat et se relevant toujours formé par Senji et Ganta. Et après, on a la « grande soeur » de toto qui force des rebondissements en le sauvant. Pas merci personnage étant apparu il y a deux tomes et n’ayant pas été mis en-avant une seconde. À cause de toi, on va enchaîner de bien mauvais moments. Voila une mêlée générale sans sens avec des propos déjà vu sur le fait que les Deadmen (qui ont disparus dans cette deuxième partie je le rappelle) ont acceptés leurs erreurs, acceptés d’être faibles. C’est dommage de finir sur ça, à voir le prochain.

C’est non pour moi. L’auteur essaye de tout expliquer mais ça ne fait que rajouter plus de problèmes. Parce que s’il n’y a toujours eu qu’une seule Shiro, pourquoi n’a t’elle pas parlé avant ? J’aime bien ce qu’il y a autour mais j’ai vraiment du mal avec tout ce qui gravite autour de Ganta et de Shiro. Tout le reste est bien justifié, même leurs histoires. Mais vraiment, leur relation m’insupporte et m’est incompréhensible. Par contre j’aime bien l’idée d’un combat final contre l’absurde plutôt que contre une véritable ennemi même s’il se règle à l’eau de rose. Et clap de fin d’une aventure dont je n’aime pas spécialement le départ et l’arrivée mais avec des réussites par-ci par-là et avec un bon bloc solide au milieu.

Bref, voilà une œuvre qu’il est compliqué d’aimer. Le propos est intéressant pour six tomes sur treize, du 6 au 11. Pour le reste, l’auteur se perd en se donnant un air intelligent qu’il n’arrive pas à suivre. C’est bien d’essayer de nous perdre en dévoilant les véritables intentions des personnages au fur et à mesure mais il ne faut pas trop en faire. Mais ces erreurs scénaristiques servent le propos de l’oeuvre, je peux au moins reconnaître cela. Il faut résister à l’absurde sans détourner les yeux. L’important n’est pas d’être dépourvu de toute peur, mais d’avoir des yeux capables d’observer ses peurs. Dites chers lecteurs, vous voulez entendre la suite de la chanson ?

Note : 3 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve normalement demain pour conclure en beauté ce mois d’octobre, et il y en a des choses à dire avant d’attaquer le mois de novembre déjà. Il n’est pas impossible qu’on retrouve ce duo de mangakas un jour puisqu’ils sont en train de faire Smokin’ Parade et que ça a l’air plus maitrisé. Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission et découvrir à nouveau ce qu’il y a DANS MA MANGATHÈQUE. Merci à tous, c’était Komorebi !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
Rudolf Turkey
Dragon Ball
Bakuman
Bestiarius
Soul Eater
⭐⭐⭐⭐Death note
Prophecy
Black Torch
Area D
Fairy Tail
Kid I Luck
Hideout
All you need is kill
⭐⭐⭐King’s game extreme
Jackals
School Judgement
King’s game origin
Judge
Deadman Wonderland
Le protectorat de l’ombrelle
Un monde formidable
Freaks
⭐⭐King’s Game
Doubt

Écrit le 5 juin.

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