Tsugumi porte le récit ou la prison invisible | Orient Samurai Quest tome 3

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi pour parler . Aujourd’hui au programme c’est. N’hésitez pas à me partager votre avis sur cette œuvre, j’en discuterai avec plaisir. Bref, qu’est-ce que c’est et qu’en ai-je pensé ? C’est parti !

Page des Komoritiques de l’oeuvre


Shinobu Ohtaka
2 septembre 2020
Pika Edition

Mal préparés pour leur voyage, Musashi et Kojirô ont trouvé refuge au château Samidare grâce à Tsugumi, une jeune bushi malicieuse qui les y a conduits. Mais, alors qu’une gigantesque vague d’oni s’apprête à frapper l’endroit, le seigneur des lieux, Hideo Kosameda, refuse de battre en retraite, quitte à sacrifier les civils ! La seule en mesure de changer la donne est Tsugumi, sa fille adoptive. Néanmoins, après des années de servilité, impossible pour elle de lui tenir tête ! Pourtant, Musashi et Kojirô sont convaincus qu’elle en est capable et feront tout pour lui permettre de déployer ses ailes.

Synopsis

Mon avis : Avant de lancer verticalement mon article sur ce volume 3 d’Orient, je voulais rappeler que je ne connais pas les travaux de Shinobu Ohtaka avant cette œuvre. Enfin si, je sais que cette personne a travaillé sur Magi avant mais je n’en ai pas lu la moindre page. Et concernant Orient, je n’en ai parlé qu’une fois pour l’instant puisqu’on avait vu les deux premiers tomes en même temps. Je vous rappelle que j’avais eu une nette préférence pour le premier tant l’univers basé sur un mensonge m’avait fait de l’oeil et tant j’avais trouvé le début du voyage pas spécialement passionnant car mal préparé. Mais en même temps, nous sommes partis dans un château avec une intrigue bien sympathique. Que vaut ce troisième volume qui a   en égérie ?

Nous reprenons le travail sur les personnages là où nous l’avions laissé la dernière fois. C’est-à-dire que Musashi et Kojirô n’ont pas grand chose à développer par eux-mêmes ici puisqu’ils ne sont finalement là que pour aider Tsugumi à ouvrir ses ailes. Et c’est justement ce qui nous intéresse en première partie de volume. Le but pour Tsugumi et à la suite pour les civils est donc de se libérer de la prison invisible que le bushi a mis en place sur eux. J’aime beaucoup la représentation de son emprise sur eux et la façon qu’a eu Tsugumi d’enfin agir par elle-même et d’enfin devenir la personne qu’elle a toujours voulu être. C’est dans ce combat, qui ne m’a pas intéressé plus que ça par lui-même soit dit en passant, qu’on se rend bien compte que nos deux héros sont juste en soutien ici et que c’est Tsugumi qui a le beau rôle, à mon grand plaisir ! J’aime beaucoup les personnages qui paraissent faibles et peu fiables ou qui le sont vraiment car c’est toujours très fort quand ils essayent de changer pour les autres ou pour eux-mêmes.

Et justement, quand le pouvoir disparaît de ce méchant bushi, il convient à tous les civils sous son égide de se réorganiser et d’apprendre à s’en sortir par eux-mêmes. Et pourtant, il décide quand même de forcer Tsugumi à partir à l’aventure pour qu’elle puisse enfin devenir elle-même et poursuivre l’image de sa sœur qui la hanterait presque. J’apprécie bien le fait qu’elle ne connaisse donc absolument rien du monde et qu’on assiste à toutes les difficultés auxquelles elle fait face dès qu’elle doit faire le moindre choix. Et c’est d’ailleurs au moment où elle est la plus particulière car elle est totalement perdue qu’elle prend enfin la décision de faire une vraie belle demande d’amitié avec les deux autres. En plus d’être intéressant dans ce que ça raconte, je trouve ça très drôle la façon dont c’est raconté. Entre le fait qu’elle ramène tout à sa sœur et qu’elle ait plutôt mal compris une phrase liée à l’amour et la sexualité et non à l’amitié, nous sommes servis en situations cocasses.

Nous arrivons au troisième point, le dernier de cet espace entre les images une et deux de l’article, et celui-ci concerne une troisième fois le personnage de Tsugumi. En effet, comme nous l’avons remarqué les différents clans possèdent tous un nom et tous un chef, souvent liés d’ailleurs. Alors Tsugumu, du haut de tout son tact, demande à nos deux héros qui est le chef du clan. J’affectionne leurs réponses respectives qui permettent bien de remettre en place le caractère des deux personnages et leur vision bien différente des choses. Nous avons donc Kojirô qui réfléchit et qui hésite tandis que Musashi avoue directement que le rôle du chef doit appartenir à son ami. Je trouve ça fort que Kojirô ne comprenne pas du tout son ami car il a adopté une forme de détachement tandis que Musashi veut juste poursuivre son rêve ensemble et être le plus fort. Rien de plus, rien de moins. Les passages permettant ainsi de replacer les personnages me plaisent bien !

Remettons en arrière dans le volume et repartons sur un passage très joli, qui n’a d’ailleurs pas énormément de sens actuellement mais qui en aura sûrement plus tard. Musashi se réveille devant un oni en train de boulotter le sabre de Kojirô et le poursuit jusqu’à une plaine avec de nombreuses épées plantées dans le sol. C’est donc ici qu’il découvre les sabres spéciaux fait en bout d’onis et qui sont donc les seuls capables de blesser et de détruire leur point vital : la corne. La scène et la sensation sont furieusement visuels mais sont justifiés étrangement par un fanatique des sabres et son élève qui ont juste placé tous les sabres ici. D’ailleurs, je trouve ça étrange qu’ils se définissent eux-mêmes comme des chiens sans nom. Et au final, ils ne me dérangent pas vraiment car s’ils réapparaissent plus tard, ils ont toutes leurs chances d’être intéressants mais c’est plus le rôle qu’ils tiennent ici qui me perturbe.

En effet, cette rencontre fortuite entraînent la volonté de notre clan à se préparer encore mieux à l’arrivée du Kishin bleu et je trouve ça étrange que ce soit ces personnages qui tiennent ce rôle. Parce que nous voilà face à la fameuse scène de la baguette qui choisit son sorcier mais en remplaçant la première par un sabre Kitetsu et le second par un bushi. Et en même temps, les bushis ont un rôle à jouer puisque ce sont quand même eux qui doivent faire leurs recherches dans l’étalage. C’est une fois encore l’occasion de mettre en avant les caractères des protagonistes. Mushishi trouve son sabre en quelques secondes car c’est un instinctif et Kojirô en choisit un parce que personne ne s’y intéresse. Réfléchi et distant, comme d’habitude ! Et enfin, cela permet une sorte de voyage introspectif pour Musashi qui promet pas mal.

Il reste quelques points que je veux mentionner en vrac quant à ce volume. Déjà, je me rend compte que je trouvais absolument horrible le dessin quand je feuilletais mon tome avant de le lire mais finalement une fois dans la lecture, celui-ci passe très bien. Je trouve ça sympathique d’avoir autant de bushis et de clans au même endroit puisque ça promet un monde très large, mais surtout très vivant. Je suis amateur de l’ambiance et de l’humour de ce récit.

En Somme, il s’agit d’un volume moins fort que les deux premiers pour nos deux héros. Mais alors, le volume est tellement porté par Tsugumi que la lecture en fût très agréable. Entre sa volonté de sortir de la cage invisible, les quiproquos qu’elle crée, les premières décisions qu’elle prend et les questions qu’elle fait se poser à nos deux héros, on est servi ! Et à côté de ça, on a un passage sur les sabres qui peuvent battre des onis et qui me semble bizarrement amené pour l’instant. Mais qui nous mène à un choix de sabre que j’aime beaucoup et qui promet un beau voyage introspectif pour Musashi. Je prends très largement cette série pour son humour, son ambiance et pour ce qu’elle raconte pour l’instant.

Note : 4 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article et à me partager tout ça, ça m’aidera beaucoup. On se revoit très vite. Merci à tous, c’était Komorebi !

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