Bakuman – Dans Ma Mangathèque #16

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de Komorebi dans ce nouvel article mensuel, le deuxième sur trois. Après avoir étudié en détails des couvertures et avant de revenir sur le mois écoulé, découvrons une œuvre complète de ma collection. Nous voilà le 31 aout normalement, c’est donc mon anniversaire. Pour fêter ça, je vais m’intéresser à mon œuvre préférée du duo Ohba/ Obata, celle qui me fait terriblement penser à l’Apprenti Otaku qui a la couverture du tome 1 en photo de profil et qui fait des articles réflexions sur l’oeuvre de toute beauté. Voilà donc que le moment de découvrir une des œuvres terminées présente DANS MA MANGATHÈQUE est à nouveau venu. Au programme : mangas, amour, passions et esprit shonen. Effectivement, l’oeuvre du jour n’est autre que Bakuman. C’est parti !


Moritaka Mashiro est en 3e année de collège et est très doué pour le dessin, c’est d’ailleurs le neveu d’un mangaka qui a connu son heure de gloire avant de ne plus avoir de succès et de mourir dans l’indifférence du public. Mashiro est amoureux d’une fille de sa classe, Miho Azuki, mais n’ose pas lui avouer ses sentiments. Akito Takagi, le premier de la classe, propose à Mashiro de s’associer avec lui afin qu’ils réalisent un manga.

Mashiro refuse tout d’abord la proposition, jusqu’au soir où Takagi lui propose de le rejoindre devant chez Azuki. Celle-ci leur confirme alors vouloir devenir comédienne de doublage. Établissant un lien avec l’histoire de son oncle, Mashiro, fort troublé, lui dit alors, machinalement : « Si nous arrivons à réaliser notre rêve, voudras-tu m’épouser ? » À la surprise des deux protagonistes, Miho accepte, mais à condition qu’ils ne se voient plus jusqu’à ce que leur rêve soit devenu réalité. Mashiro et Akito se lancent alors dans la folle aventure de créer un manga à succès, avec le soutien de la famille de Mashiro qui lui confie les clés de l’atelier de son oncle défunt.

Les deux adolescents se consacrent ainsi à l’écriture d’un manga et découvrent l’univers de l’édition manga au Japon, avec ses joies et ses déconvenues.

Synopsis de l’oeuvre

Mini fiche technique : 20 tomes écrits par Tsugumi Ōba et dessinés par Takeshi Obata et publiés entre le 2 juillet 2010 et le 28 novembre 2014 par Kana en France.

Mais que dire sur ce titre ?

Ma découverte de la série

Oh que mes souvenirs sont flous. Je me souviens avoir regardé l’animé quand on est arrivé dans notre dernière maison en date, soit il y a un peu plus de 5 ans. Mais il me semble bien que j’avais déjà lu le manga avant grâce à la bibliothèque de ma ville puisque je connaissais déjà les auteurs.

Et j’ai largement préféré découvrir cette œuvre à la précédente pour bien des raisons sur lesquelles je vais revenir dans les points suivants.

Et je me suis également acheté la collection complète d’occasion sur Vinted en novembre 2018, j’ai donc relu l’oeuvre à ce moment.

Ainsi, ma relecture pour pouvoir écrire cet article est mon quatrième contact avec la série. Est-ce un retour agréable et réussi ? C’est ce qu’on va voir maintenant.

Juste avant ça, en relisant, je me suis rendu compte d’un gros changement au niveau de la mise en page des couvertures à partir du tome 15. Je n’ai pas encore compris les raisons de ce changement. Mais si je finis par mettre le doigt dessus, j’aurais un sujet d’UNDERCOVER toit prêt.

Pour l’amour et la passion

Premier point sur lequel je veux revenir, nous allons nous concentrer sur les rêves, l’amour et la passion.

C’est assez drôle de se rappeler que Mashiro partait pour une vie fade qu’il n’avait pas réellement mais qu’il allait faire sans l’avoir demandé et sans se révolter. Quand on constate à quel point il se donne à fond pour son rêve au cours de ses vingt tomes et ce grâce à Takagi et à Miho, c’est juste dingue.

Bon, l’histoire d’amour est pour moi le plus gros point faible du manga, puisque même en étant très bonne, elle reste bien en dessous de tout ce qui concerne le manga. Pourtant, cette pureté et cette croyance dans les rêves reste magnifique à voir.

Tellement magnifique qu’elle permet quelque chose de dingue à la fin de la série quand on se concentre enfin un peu sur l’univers des comédiens de doublage.

Mais plus que ça, ce qui m’intéresse dans cette partie, c’est la volonté inflexible du duo concernant leurs rêves et leurs passions, ils se donnent vraiment à fond tout le temps. Et ce alors qu’ils sont vraiment dans un univers compliqué qu’ils apprennent lentement à appréhender, tout comme nous.

Ainsi, ils travaillent d’arrache-pied avec leurs objectifs en tête et en profitant donc de leur passion commune. Je trouve d’ailleurs particulièrement intéressant les changements subtiles mais bien visibles que subit la concrétisation de ses rêves au fur et à mesure qu’ils apprivoisent le monde interne du manga.

Le tome 15 est le plus intéressant à ce niveau là puisqu’il présente une réunion entre Muto Ashirogi et leurs anciens camarades de classe. C’est là qu’ils se rendent compte à quel point ils peuvent avoir une vie dite anormale mais qui leur convient parfaitement. J’adore ce genre de message.

Mais ce que j’adore encore plus que cette histoire d’amour et de rêve bien traitée, c’est la construction parfaitement réussie de la rivalité entre mangakas.

Rivalités bénéfiques

J’ai remarqué quelque chose de cocasse avec cette relecture. Je savais déjà que c’était largement mon œuvre préférée du duo. Mais j’ai également découvert que c’est un des shonens qui m’a fait le plus ressentir des frissons. Et c’est dingue qu’avec si peu d’éléments typiques des shonens classiques comparé à tout hasard à Platinum End, j’ai été aussi embarqué dans un esprit shonen.

En même temps, au vu des nombreux personnages entourant notre quatuor principal, les rivalités sont légions. Je suis admiratif devant cet esprit de camaraderie qui les pousse à vouloir aller toujours plus loin pour surpasser les autres, à être prêts à des actions folles pour soutenir leurs amis et à être toujours présents.

La rivalité et l’amitié sont donc fortement présentes et ont donc une sacrée influence l’un sur l’autre. Je crois bien que c’est pour ça que j’ai ressenti de réels frissons avec ma relecture cette fois ci.

D’ailleurs, nous pouvons remarquer ces sentiments à moultes reprises. Par exemple, lorsque le duo Muto Ashirogi fait une œuvre pour plaire à leur éditeur plutôt qu’à eux-mêmes, ils sont prêts à l’arrêter pour être plus concurrentiel.

Nous avons également le cas du seul personnage que je déteste toutes œuvres confondues, Toru Nanamine. Rah, ce personnage est tellement faux, j’ai vraiment du mal à le supporter même si son histoire est touchante. Mais bref, là n’est pas la question. Il utilise des méthodes horribles pour s’accaparer le succès des autres. Et voilà qu’il se fait vaincre uniquement grâce à la rivalité du duo Muto Ashirogi qui souhaite le pousser à changer.

Et surtout, nous le remarquons parfaitement quand Eiji Niizuma devient le numéro un du magazine. J’ai adoré son défi qui était de le dépasser au classement dans les 20 semaines pendant lesquelles il souhaitait terminer son manga. C’est cet arc qui m’a fait frissonner. Quelle puissance de pouvoir mettre fin à une histoire qui dure après être resté premier une vingtaine de semaines de suite alors que tout le monde essayait de le dépasser.

D’ailleurs, les éditeurs se rendent compte que cette émulsion de rivalité peut être un sacré fer de lance puisqu’ils finissent par faire un nombre de choix allant dans ce sens plutôt conséquent.

En même temps, avec de tels personnages, il fallait s’attendre à de belles réussites du genre.

Ah, ces personnages…

J’en ai évidemment mentionné quelques uns sur les points précédents. Mais l’oeuvre ne se limite pas à Mashiro, Takagi, Miho, Eiji et Nanamine, très loin de là.

J’aime beaucoup l’idée de livrer des éditeurs très différents. Entre celui qui ne fait pas grand chose mais enchaîne les succès, le petit nouveau qui n’arrive pas à se faire entendre, celui qui piège son auteur pour le faire écrire, et surtout Miura et Hattori qui s’occupent de Muto Ashirogi.

Évidemment, on ne peut qu’être en désaccord avec Miura mais je suis particulièrement touché par les efforts monstrueux qu’il abat pour poursuivre ses idées. De plus, il a permis à notre duo de se construire et de réfléchir par eux-mêmes.

Mais surtout, nous avons Hattori qui a de sacrés plan à chaque fois pour favoriser la rivalité, pour forcer sur les points forts de ses poulains. J’adore quand il annonce enfin qu’il veut être l’éditeur de Reversi pour pourvoir suivre ses auteurs fétiches jusqu’au bout. Quel grand personnage qui ne paye pourtant pas de mine à sa première apparition.

Même au niveau des assistants, nous avons le droit à de bonnes choses. Nombre d’entre eux finissent par devenir mangakas grâce aux conseils avisés de ceux installés depuis plus longtemps. Pourtant, c’est à cause de l’un d’eux que la série subit un petit coup de mou selon moi.

J’apprécie vraiment le personnage de Shiratori qui n’est pas réellement accepté par sa famille alors qu’il a simplement décidé de suivre ses rêves plutôt que sa route toute tracée. J’apprécie grandement le fait qu’il prenne son indépendance pour continuer même s’il a besoin de Takagi pour pouvoir se lancer tranquillement dans un premier temps. Mais je me pose une grosse question qui me perturbe, pourquoi Takagi n’explique pas à Kaya et à Mashiro qu’il aide Shiratori à se lancer plutôt que de rester dans le mutisme pendant aussi longtemps mettant en péril cette belle équipe.

Enfin, et surtout, nous avons une belle tranche de mangakas avec ce qui s’appelle la bande de Fukuda.

Nous avons Nakai qui prouve qu’on ne peut tenir dans cet univers quand on est pas là pour les bonnes raisons. Mais je l’aime bien quand même mon pauvre Nakai qui finit à peu de choses prêt là où il a commencé.

Nous avons Hiramaru qui m’amuse beaucoup alors qu’il doit être une véritable plaie pour ses collègues qui le voit réussir sans faire d’efforts. Mais surtout, je le trouve particulièrement touchant dans son histoire d’amour avec Aoki. Parlons-en d’Aoki. C’était vraiment plaisant de l’avoir vu s’ouvrir petit à petit aux autres et devenir de plus en plus libre d’écrire ce qu’elle voulait.

Nous avons également Iwase qui permet la vision sur l’univers du manga d’un personnage exterieur très austère. Je n’ai pas grand-chose à dire dessus, elle me paraît un peu fade et un peu redondante par rapport à la ligne évolutive d’Aoki. Par contre, j’aime beaucoup son rôle de rivale de Takagi et sa façon de mélanger admiration de talents et amour.

Enfin, nous avons Fukuda qui n’évolue pas beaucoup mais qui est le ciment de ce groupe très disparate puisque c’est lui le plus présent au moindre soucis.

Ainsi, nous avons beaucoup de personnages qui restent très complets et qui permettent de brasser un nombre de sujets vraiment impressionnants. En plus, voilà qu’ils essayent de mettre des bons coups de pied dans le système du jump dès lors qu’il y a des éléments qui leur paraissent injustes.

Bref, un manga presque tout le temps très juste alors qu’il traite d’un nombre d’éléments absolument faramineux. Porté par sa présentation des rêves et de la passion, par sa définition très shonen de la rivalité, sa présentation de l’envers du décor du manga et par sa galerie de personnages, Bakuman est une œuvre essentielle à lire pour moi. 20 tomes rondement menés, presque tous convaincants et livrant de nombreux fils rouges trouvant pour la plupart une fin convaincante. Dorénavant, on pourra toujours être passionné et ému par cette œuvre.

Note : 5 sur 5.

Merci beaucoup de m’avoir lu. N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce titre et sur cet article. On se retrouve dès demain pour conclure en beauté ce mois d’août, et il y en a des choses à dire avant d’attaquer le mois de septembre déjà. Ce duo d’auteurs reviendra bien un jour puisque Platinum End va se terminer et aura sa place dans cette émission. Mais est-ce que j’ai vraiment hâte d’y arriver ? Je ne sais pas encore.Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article de cette émission et découvrir à nouveau ce qu’il y a DANS MA MANGATHÈQUE. Merci à tous, Komorebi out !

⭐⭐⭐⭐⭐Assassination Classroom
Naruto
Rudolf Turkey
Dragon Ball
Bakuman
Bestiarius
Soul Eater
⭐⭐⭐⭐Death note
Prophecy
Black Torch
Area D
Fairy Tail
Kid I Luck
Hideout
All you need is kill
⭐⭐⭐King’s game extreme
Jackals
School Judgement
King’s game origin
Judge
Deadman Wonderland
Le protectorat de l’ombrelle
Un monde formidable
Freaks
⭐⭐King’s Game
Doubt

Écrit le 27 et le 31 mai

5 commentaires

  1. Tu te doutes que c’est un grand plaisir de lire cet article !
    Tu synthétise très bien les richesses et la qualité de ce titre que j’aime tant.
    Par contre tu me mets dans l’embarras, j’espérais que personne ne remarque que je n’avais pas publié d’articles sur Bakuman depuis des mois… il y a un mélange de pression et de manque de temps pour écrire des articles plus fouillés qui demandent davantage de recherches. Je crois d’ailleurs que je n’en ai pas écrit ce mois-ci et que je me suis contenté d’avis sur les sorties ou sur les lectures du moment.

    Bref, je raconte ma life mais on est pas là pour ça. Ton article me donne envie de poursuivre ma relecture de la série tiens !

    Aimé par 1 personne

    • Merci beaucoup !
      Ça me fait bien plaisir d’avoir réussi à bien en parler d’après toi. Et si toi, qui connait bien l’oeuvre me dit ça, je suis plutôt rassuré et fier de mon boulot.
      Je n’avais pas remarqué tu sais, je faisais juste mention du fait que le couverture du tome 1 me faisait penser à toi mais pas seulement pour ta photo de profil.
      Je trouve ça vraiment dur de travailler sur des gros articles quand on enchaîne les avis sur les lectures du moment 😲

      Aimé par 1 personne

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